Jeux olympiques : 10 joueurs qui ont gagné un poste et 10 qui l’ont perdu

Marc-Antoine Malo
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C’est dans deux mois que seront annoncées les formations des 12 pays participants au tournoi de hockey masculin aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, mais le début de saison nous donne déjà de précieuses indications pour la suite des choses.
Les amateurs attendent avec impatience de voir combien de représentants de leur formation préférée de la Ligue nationale de hockey (LNH) obtiendront leur billet pour l’Italie. Certains peuvent déjà s’installer confortablement dans l’avion, d’autres seront invités à en sortir et d’autres encore pourraient se glisser avant la fermeture des portes.
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Pour les principales puissances mondiales, soit le Canada, les États-Unis, la Suède et la Finlande, l’élément de comparaison est la Confrontation des 4 nations. Certains joueurs qui n’y ont pas participé pourraient en avoir fait assez pour aller aux Jeux. Au contraire, des athlètes y ayant pris part pourraient ne plus être dans les bonnes grâces.
Aussi, des exclus aux 4 nations qu’on voyait maintenant dans la course s’en sont sortis avec de moins bonnes performances que prévu. Les joueurs actuellement blessés comme les frères Tkachuk, Mark Stone ou encore Aleksander Barkov n’ont pas été considérés.
Évidemment, tous les possibles changements ne pourront être traités ici, mais voici 20 joueurs dont le début de campagne a certainement fait ouvrir les yeux des états-majors nationaux, pour le meilleur ou pour le pire.
Ils ont gagné un poste
Canada – Nick Suzuki
Avec son début de saison exceptionnel, comment le Canada pourrait-il songer à se passer de Nick Suzuki? Le capitaine est de tous les bons coups du Canadien de Montréal à l’attaque et joue de façon responsable en défense. Que demander de mieux?
Canada – Logan Thompson
Certainement l’un des gardiens les plus sous-estimés de la Ligue nationale de hockey (LNH), Logan Thompson mérite sa place, et pas seulement en raison des déboires de ses compétiteurs. Le portier des Capitals de Washington fait encore mieux que l’an dernier avec une moyenne de buts alloués de 1,51 et un taux d’efficacité de ,935!
Canada – Mark Scheifele
Scheifele fait tout de la bonne façon en ce moment, et le momentum, ça compte lorsqu’il s’agit de bâtir une formation pour les Jeux olympiques. Un spécialiste des unités spéciales qui pourra remplir des tâches très spécifiques pour le Canada.
Canada – Macklin Celebrini
Il faut aussi penser à préparer l’avenir au Canada, et l’avenir, c’est Macklin Celebrini. Déjà très impressionnant la saison dernière, le joueur de 19 ans fait encore mieux cette année avec les Sharks de San Jose. Passer 21 minutes en moyenne sur la glace tout en récoltant plus d’un point par match et en conservant un différentiel de +6, c’est un véritable exploit quand on considère qu’il évolue pour l’une des pires formations de la ligue.
États-Unis – Lane Hutson
Il a presque fallu tordre un bras à Bill Guerin, mais le directeur général des États-Unis a finalement accepté de mettre le petit défenseur sur sa longue liste de joueurs à surveiller. On peut comprendre que le DG en a beaucoup sur son assiette avec les déboires de son Wild du Minnesota, mais il ne peut pas se passer du meilleur pointeur de son pays à sa position.
États-Unis – Clayton Keller
Les Américains aiment les gros attaquants, ce qui ne fait pas pencher la balance en faveur de Cole Caufield, qui a pourtant tous les arguments en sa faveur. C’est un autre attaquant de moins de 6 pi, Clayton Keller, qui pourrait se glisser dans la formation. Le capitaine du Mammoth de l’Utah fait flèche de tout bois avec son coéquipier Nick Schmaltz, un autre possible choix surprise de Guerin.
Finlande – Oliver Kapanen
Pourquoi pas? L’attaquant de première année du Canadien se retrouve dans le top 10 des pointeurs finlandais et trois attaquants seulement ont eu plus de temps en désavantage numérique que lui. Le pays nordique l’avait invité à son camp estival, alors il a clairement l’œil sur lui.
Suède – Marcus Johansson
Voici un choix un peu champ gauche, en considérant que la plupart des Suédois connaissent un bon début de saison en attaque. Le vétéran du Wild fait bien avec 12 points en 14 matchs, une récolte inhabituelle pour lui. Ce travailleur honnête accepte toutes les missions et il a un as dans sa manche : il a participé aux Jeux de Sotchi en 2014.
Tchéquie – Jakub Dobes
Calme et en confiance devant son filet, le gardien du CH a le fameux momentum avec lui. Il montre parmi les meilleures statistiques de sa profession et n’a perdu aucun de ses six départs. La compétition est rude en Tchéquie avec Lukas Dostal, Karel Vejmelka, Dan Vladar et Vitek Vanecek, mais Dobes n’a rien à leur envier.
Suisse – Philipp Kurashev
Ces trois dernières années avec les Blackhawks de Chicago, l’ancien des Remparts de Québec était peut-être le pire attaquant défensif de la LNH, comme le prouve son différentiel cumulé de -104. Sauf qu’il s’est totalement transformé à San Jose avec neuf points en 11 matchs et une fiche de +5. Juste à temps pour les Olympiques!
Ils l’ont perdu
Canada – Samuel Montembeault
Vous l’aviez certainement vu venir. Montembeault, le seul véritable espoir du Québec au hockey masculin, devait connaître un bon début de saison... et c’est le contraire qui s’est produit. Le gardien du Tricolore a encore deux mois pour retrouver ses moyens, pouvant toujours espérer se glisser dans l’équipe canadienne.
Canada – Sam Bennett
Mais où est passé le Sam Bennett qui a remporté le trophée Conn-Smythe le printemps dernier? L’attaquant des Panthers de la Floride est complètement effacé en ce début de saison avec quatre points et un différentiel de -8 en 13 parties. Oui, il est bon quand ça compte, mais les dirigeants du Canada prendront-ils le risque?
Canada – Travis Konecny
Avec Suzuki, Scheifele, Celebrini et bien d’autres qui cognent à la porte, Konecny semble être l’attaquant le plus facile à retrancher pour le Canada. L’ailier droit ne connaît pas un vilain début de saison, mais fait-il partie de la crème de la crème?
États-Unis – Brock Nelson
Les Américains en avaient surpris plus d’un en sélectionnant les vétérans Brock Nelson et Chris Kreider à la Confrontation des 4 nations. Ils n’ont à peu près rien fait durant ce tournoi et on ne devrait ainsi pas les voir à Milan. Nelson a d’ailleurs de la difficulté à se mettre en marche avec l’Avalanche du Colorado.
États-Unis – Brock Faber
Avec la mauvaise amorce du Wild, Brock Faber ne semble plus aussi indélogeable dans le groupe à la ligne bleue des États-Unis. Après la défaite en finale à la Confrontation, des changements devront être faits, mais Guerin osera-t-il sacrifier son propre joueur? Quel genre de message cela enverrait-il dans le vestiaire du Wild?
États-Unis – Dustin Wolf
La candidature de Dustin Wolf semblait excellente il y a quelques semaines pour servir d’adjoint à Connor Hellebuyck et Jake Oettinger, mais il paiera sans doute pour l’affreux départ des Flames de Calgary. Le Californien montre une fiche de 3-8-1, une moyenne de buts alloués de 3,39 et un taux d’efficacité de ,884 pendant que Thatcher Demko et Joey Daccord vont très bien.
Finlande – Patrik Laine
Laine est actuellement blessé, mais son niveau de jeu avant son absence devrait dissuader Jere Lehtinen de faire appel à ses services aux Jeux olympiques. Le franc-tireur avait été méconnaissable à la Confrontation des 4 nations avec trois mentions d’aide et des replis défensifs. Sa réputation pourrait-elle lui permettre de décrocher un poste malgré tout?
Suède – Linus Ullmark
En mai, l’ancien récipiendaire du trophée Vézina a proposé son aide à la Suède pour le Championnat du monde... et on lui a dit non. Jacob Markstrom, Samuel Ersson et Arvid Soderblom étaient les gardiens choisis, tandis que Filip Gustavsson venait de terminer sa saison avec le Wild. Ullmark n’est pas très convaincant avec les Sénateurs d’Ottawa jusqu’à maintenant et qu’il représente son pays en Italie semble désormais peu probable.
Suède – Gustav Nyquist
Excellent en 2023-2024, Nyquist a vécu une descente aux enfers la saison suivante avec les Predators de Nashville, ce qui ne l’a pas empêché d’être invité à la Confrontation des 4 nations. Les arguments pour ramener le vétéran de 36 ans avec l’équipe nationale sont bien minces cette fois. Il n’a que cinq mentions d’aide en 11 matchs avec les Jets.
Tchéquie – Jakub Vrana
Jakub Vrana a beaucoup voyagé ces dernières années, passant de Detroit à Nashville en passant par St. Louis et Washington. Le revoici de retour en Suède à Linköping, où il ne compte que cinq points à sa fiche en 12 parties. Cet ancien attaquant très prometteur risque de ne pas recevoir d’appel de la Tchéquie, qui a un titre à défendre et beaucoup de choses à prouver à Milan.