Yoan Loshing est un Québécois qui s’est expatrié en Ontario pour se joindre à une équipe de la Greater Toronto Hockey League. Originaire de Longueuil, l’actuel porte-couleurs des Wildcats de Moncton avait 15 ans lorsqu’il a évolué pour les Reps de Mississauga.
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«Avoir su ce que je sais aujourd’hui, j’y serais allé plus jeune. C’est sûr que partir à 12 ou 13 ans, c’est quelque chose. Par contre, je pense que, à 14 ans, j’aurais été prêt. J’aurais dû y aller avant.»
Pourquoi donc? Qu’y a-t-il de différent comparativement à la formule québécoise?
«Je n’avais jamais été aussi en forme de ma vie. Le fait d’aller là-bas a tellement amélioré mon cardio. On faisait beaucoup d’entraînement hors glace. On pratiquait beaucoup de systèmes», a énuméré le joueur de centre de 18 ans.
Il y a également l’aspect compétitif. C’est sûr que quand la crème de la pyramide de développement se retrouve dans un rayon d’à peine quelques kilomètres, vaut mieux rehausser son jeu de quelques crans. Les matchs plus faciles sont relativement inexistants.
«Quand je regarde la liste pour le prochain repêchage de la LNH, il y a un paquet de joueurs que j’ai affrontés dans cette ligue. Juste dans la Ligue de Toronto, il y en a pas mal plus qu’au Québec», a soutenu Loshing, lui-même répertorié au 184e rang de la liste des patineurs nord-américains émise par la centrale de recrutement de la LNH.
Shane Wright, l’espoir le plus convoité de tous, y a grandi (avec les Flyers de Don Mills). Tout comme Luca Del Bel Belluz (11e rang), Ty Nelson (25e), Danny Zhilkin (27e) et Paul Ludwinski (29e), tous répertoriés comme possibles choix de premier tour.

Aucun regret
Même s’il reconnaît qu’il faut être mentalement prêt à partir de chez soi lorsqu’on prend pareille décision, Loshing rappelle que, outre l’aspect de la langue, ce n’est pas si différent du Québec.
«Si j’avais joué dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec, j’aurais quand même habité dans une pension, a-t-il fait remarquer. C’était seulement un peu plus loin et c’était en anglais.»
«C’est sûr que la langue, ça a été difficile au début. Mais, de ce côté-là, ça m’a beaucoup aidé d’aller dans un endroit où ça parle seulement anglais», a-t-il poursuivi.
Au moins, il n’était pas seul pour s’acclimater à son nouvel environnement. Cette saison-là, les Reps de Mississauga alignaient quatre joueurs originaires du Québec, dont Charles-Antoine Lavallée, copensionnaire de Loshing.

«C’est l’une des meilleures ligues de développement au Canada, a-t-il insisté. Mon cheminement et mon développement n’auraient pas été les mêmes sans ce passage dans la GTHL. Je pense que le fait d’être allé à Toronto m’a aidé énormément pour le repêchage de la LHJMQ.»
«Je ne regrette rien de cette expérience. Je souhaite aux plus jeunes de la vivre», a-t-il conclu.
LES 12 ÉQUIPES DU NIVEAU AAA


ÉQUIPES AVEC LE PLUS DE JOUEURS DE LA GTHL (DÉBUT 2021-2022)
- Toronto : 6
- Edmonton : 5
- New Jersey : 5
- Calgary : 4
- Detroit : 4
- Ottawa : 4
REPRÉSENTATION AU SEIN D’ÉQUIPE CANADA JUNIOR

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