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Grand Prix du Canada à Montréal: un deuil et une réalité frappante chez Aston Martin

L’écurie britannique propriété du Montréalais Lawrence Stroll pourrait ne récolter aucun point cette saison

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-05-21T22:18:16Z

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Lance Stroll ne se fait pas d’illusions dans cette saison de misère chez Aston Martin. La simple idée d’aller chercher un point au classement peut paraître utopique. Et il est fort possible qu’en fin de saison, l’écurie n’en compte aucun.

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Ce serait une première depuis Haas en 2021 et Williams en 2020. Avec la nouvelle équipe Cadillac qui ne connaît guère plus de succès, les pronostics sont plutôt sombres en queue de peloton.

Près de 2,5 secondes. C’est l’écart entre le meilleur chrono de l’une des monoplaces Aston Martin et le 10e temps en qualifications au Grand Prix de Miami. Au meilleur tour en course, les deux bolides se sont approchés à une seconde d’Alex Albon, chez Williams, qui avait saisi le dernier point attribué à la 10e position.

Getty Images via AFP
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« La réalité, c’est que dans notre situation, marquer des points sera difficile. Je pense que si l’on s’approche des points, ce serait le mieux, a raconté Stroll en point de presse avec les médias canadiens, avant le GP.

« À la mi-course, voir des Aston Martin autour de la 20e place, ce n’est pas l’objectif, car on était dans la bataille dans le peloton auparavant. On ne réussit pas à s’y rendre cette année. »

Getty Images via AFP
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Au neutre

Une seconde, c’est énorme en F1. Et comme le souligne Fernando Alonso, pendant que les autres équipes s’améliorent, la sienne est prise au neutre avec la multitude de problèmes. Grappiller un ou deux dixièmes ici et là n’est pas suffisant.

« On comprend nos erreurs et on essaie de les réparer. C’est la vérité du sport, a affirmé Stroll. On est motivé à continuer. On fait ce que l’on peut, mais la réalité fait en sorte que tout ça ne se fait pas en une nuit. »

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

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Le pilote espère que les petits pas de cette saison aideront à faire de grandes enjambées l’an prochain.

« On ne cherche pas à finir 13e ou 14e. On veut marquer des points, grimper sur le podium et gagner. J’espère que ce sera une situation plus confortable l’an prochain et les saisons suivantes. Le projet n’est pas terminé. Il reste encore beaucoup de travail à faire. »

Pour le projet

C’est frustrant et décevant, certes. Stroll a fait son deuil et s’accroche au désir de mener à terme ce projet d’Aston Martin. L’écurie britannique appartient à son père, Lawrence. En fondant d’énormes espoirs sur la course au championnat 2026, elle avait investi massivement dans ses installations à Silverstone tout en engageant le meilleur ingénieur, Adrian Newey. Le pilote de 27 ans persiste à croire à un avenir brillant.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

« Non, ce n’est pas toujours plaisant. Oui, il y a ces moments difficiles. Mais c’est intéressant de travailler en équipe et de gérer les problèmes pour le futur.

« Nous ne sommes pas heureux des résultats, a-t-il enchaîné. Le plan, c’est de s’améliorer chaque course et continuer à développer la voiture. »

Sur ce point, il est débarqué à Montréal après avoir traversé deux fois le fil d’arrivée à la course sprint et au Grand Prix de Miami. Son coéquipier aussi. Un plus sur les trois rondes précédentes.

Pas d’évolution

Il faut rappeler qu’après avoir éprouvé de sérieux problèmes de moteur, notamment en raison de sa vibration excessive, l’AMR a connu des ennuis de boîte de vitesses en Floride. Cherchant une certaine fiabilité et conduite, le motoriste Honda espère que ceux-ci ne ruineront pas la course ce week-end, car les bolides n’ont reçu aucune évolution technologique. Le seul ajustement se veut à la gestion de l’énergie de la batterie.

Mike Krack (Aston Martin) et l’ingénieur de Honda Racing Shintaro Orihara dans le contexte du Grand Prix du Canada, au circuit Gilles-Villeneuve, le jeudi 21 mai 2026.
Mike Krack (Aston Martin) et l’ingénieur de Honda Racing Shintaro Orihara dans le contexte du Grand Prix du Canada, au circuit Gilles-Villeneuve, le jeudi 21 mai 2026. Photo MARTIN CHEVALIER

De grandes modifications seraient attendues aux GP des Pays-Bas ou d’Italie après la pause estivale.

D’ici là, les bagnoles vertes rouleront en queue de peloton comme elles l’ont fait depuis le premier départ de la saison en Australie.

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