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Fanny Lehouiller transformée par «24 en 24»: «J’ai appris à être plus douce envers moi-même.»

«24 en 24» le lundi 20 h, à TVA et TVA+

Marjolaine Simard

2026-05-26T01:05:00Z

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Habituée des compétitions culinaires, Fanny Lehouiller a une fois de plus démontré sa détermination et son sang-froid en tenant près de 20 heures derrière les fourneaux de 24 en 24. Malgré la fatigue, la pression et l’intensité des défis, la cheffe a su présenter des plats de grande qualité tout au long de l’aventure. Elle revient sur cette expérience aussi exigeante qu’émotive.

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Fanny, d’où vient ta passion pour la cuisine ?

Quand j’étais petite, j’ouvrais le garde-manger, je mélangeais plein d’ingrédients, puis je mettais ça au micro-ondes en pensant avoir créé un gâteau ! (rires) J’aimais déjà cuisiner des desserts simples, et surtout voir la réaction des gens. Quand quelqu’un me disait : « Ah mon Dieu, c’est donc bien bon ! », ça me rendait tellement heureuse. Même à huit ou neuf ans, j’adorais déjà ce sentiment-là.

Est-ce qu’il y avait des gens autour de toi qui cuisinaient beaucoup ?

J’ai grandi en famille d’accueil, donc on ne mangeait pas toujours super bien. Quand je revenais de l’école, je savais que si c’était moi qui cuisinais, ça allait devenir un moment agréable et réconfortant. La cuisine a pris cette place-là très tôt dans ma vie. Sinon, ma grand-mère biologique cuisinait extrêmement bien. Chaque visite chez elle est restée associée à des odeurs, des plats réconfortants et de magnifiques souvenirs.

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Crédit photo: Priscillia Piccoli
Crédit photo: Priscillia Piccoli

Comment la cuisine a-t-elle pris plus de place dans ta vie en grandissant ?

Mon premier emploi, je l’ai eu à 14 ans, dans un petit restaurant déjeuner à Rouyn-Noranda. Je viens de l’Abitibi, donc c’était vraiment un petit resto de région où tout était fait maison. Puis, déjà à cet âge-là, j’étais vraiment bonne. Ça m’est venu naturellement. Ça m’a donné la piqûre immédiatement. Ensuite, j’ai fait mon DEP en cuisine d’établissement en Abitibi. Ça reste une vraie formation très complète qui te prépare à travailler dans le milieu.

Aujourd’hui, tu as ton entreprise de chef à domicile...

J’aime dire que je suis un petit restaurant qui se déplace chez les gens. J’ai mon propre local de cuisine, où je fais toute ma mise en place. Puis, je vais directement chez les clients faire des repas plusieurs services. C’est un service complètement clé en main.

Tu as participé à plusieurs compétitions culinaires importantes. Qu’est-ce qui t’attire dans ce genre de défi ?

Ça n’a jamais été un objectif dans ma vie de faire de la télévision. Toutes les émissions que j’ai faites, c’est parce que quelqu’un m’a écrit pour me dire : « Tu devrais t’inscrire. » Ç’a été comme ça pour les émissions Les Chefs ! et Chefs de bois. J’aime me pousser, voir où je me situe, voir comment je réagis sous pression. Je veux savoir comment je performe quand ça devient intense. C’est vraiment ça qui me motive.

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Crédit photo: Priscillia Piccoli
Crédit photo: Priscillia Piccoli

Cette fois, le concept de cuisiner pendant 24 heures sans arrêt, ça ne t’effrayait pas ?

Étonnamment, non. Les 24 heures en soi ne me faisaient pas peur. Ce qui m’a davantage surprise, ce sont les défis eux-mêmes. Le fait d’avoir parfois seulement 15 ou 20 minutes pour cuisiner quelque chose, ça, je trouvais ça beaucoup plus difficile. Puis, les ingrédients imposés aussi. Moi, dans la vie, je n’aime pas qu’on m’impose quelque chose. J’ai besoin de créer librement. Ça m’a beaucoup déstabilisée.

On t’a vue traverser des moments très émotifs dans l’émission...

Oui. Honnêtement, quand je suis tombée dans mes émotions, je ne suis jamais vraiment remontée après ça. Je me connais. Quand je commence à perdre confiance en moi, ça devient très difficile de me recentrer. À partir d’un certain moment, chaque défi devenait exigeant mentalement. J’avais l’impression de ne plus savoir quoi cuisiner.

Crédit photo: Priscillia Piccoli
Crédit photo: Priscillia Piccoli

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Le fameux défi de l’encan a été particulièrement marquant...

Ah oui ! Je trouvais ça vraiment intense parce que le temps était minuscule. Je ne voulais surtout pas me retrouver avec une recette impossible à faire en quelques minutes. J’ai cuisiné une Paella en 18 minutes ; ça a joué contre moi et j’ai dû quitter la cuisine.

Tu as finalement tenu presque 20 heures dans la compétition...

Oui, et puis, honnêtement, rendue là, j’étais correcte avec l’idée de partir. J’étais venue vivre une expérience et je l’avais vécue pleinement.

Qu’est-ce que cette expérience t’a appris sur toi-même ?

Je pense que ça m’a appris que je dois être plus douce envers moi-même. Je manque souvent de confiance. Pourtant, quand je regarde mon parcours, j’ai fait de belles choses. Je suis allée loin dans plusieurs compétitions. Je pense que cette aventure-là m’a montré que j’ai ma place.

Le juge invité

Antonin Mousseau-Rivard

Crédit photo: Priscillia Piccoli
Crédit photo: Priscillia Piccoli


Fanny savait d’emblée qu’elle aurait affaire à un juge exigeant. « J’avais déjà rencontré Antonin dans une compétition barbecue où il était juge. Je savais qu’il a des standards très élevés. Puis, toi, tu arrives avec un plat fait dans un contexte de stress immense, avec peu de temps, peu de sommeil. Quand tu arrives avec un plat qui n’est pas à la hauteur, c’est gênant ! »

La semaine prochaine

Six candidats encore en lice et les épreuves montent d’un cran. Le juge invité Arnaud Marchand attendra nos chefs au tournant : un risotto savoureux et une île flottante en dessert. La question est de savoir qui parviendra à conquérir ses papilles.

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