Éliminée à «24 en 24», Marie-Andrée Plouffe revient sur son parcours au-delà de ses attentes
«24 en 24» le lundi 20 h, à TVA et TVA+
Marjolaine Simard
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Cette semaine, à peine sept heures après le coup d’envoi de la compétition, ils n’étaient déjà plus que 12 chefs encore en lice. Au terme de cette épreuve relevée, Marie-Andrée Plouffe, qui a d’abord embrassé une carrière de comédienne avant de se réorienter en cuisine, a dû rendre son tablier. Elle revient avec nous sur cette expérience aussi intense qu’exigeante derrière les fourneaux.
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Marie-Andrée, parle-nous de ton parcours...
À la base, j’ai étudié en théâtre musical au cégep Lionel-Groulx. J’ai travaillé un peu comme comédienne, mais, à un moment donné, j’ai eu envie de me réorienter. Je me suis tournée vers ma deuxième passion : la cuisine. J’étais une grande fan d’émissions culinaires, de compétitions comme Top Chef. J’adorais ça ! Ça m’a donné le goût de plonger. J’ai donc intégré l’ITHQ en 2011, où j’ai fait mon DEP en cuisine.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’inscrire à l’émission ?
J’avais déjà vu la version américaine et j’étais complètement fascinée. Quand j’ai su que le concept arrivait ici, je me suis dit : « OK, il faut que j’essaie. » En même temps, j’avais des doutes. Je me disais que je n’avais peut-être pas assez d’expérience. Ça faisait cinq ans que je n’étais plus plongée à temps plein dans la cuisine. Mais j’ai décidé de prendre une chance. Une fois sélectionnée, je me suis préparée intensément. Je voulais arriver prête.
Tu cuisines moins, car tu es maintenant propriétaire d’un café dans les Laurentides...
Exactement ! Depuis cinq ans, avec mon conjoint, on a lancé notre entreprise. Ça s’appelle KOHI Micro-torréfacteurs, et on est installés à Prévost. On fait de la torréfaction de café, autant pour le commercial que pour les particuliers. On a une boutique en ligne, mais aussi un espace physique où les gens peuvent venir s’asseoir, prendre un café. On est très chanceux, parce qu’on est entourés par la nature. À l’automne, avec les couleurs, c’est magnifique.
D’où est venue cette passion pour la torréfaction ?
C’est vraiment mon conjoint, Daniel Moranville, qui est également le bassiste de Matt Lang, qui nous a initiés. Au départ, on était simplement des amateurs de café, puis il a voulu comprendre le processus de torréfaction. De fil en aiguille, c’est devenu une vraie passion. Je pense que cette sensibilité-là, autant en musique, en cuisine et en torréfaction, nous unit beaucoup.

Tu es aussi maman. Comment ta famille a-t-elle réagi à ton envie de participer à 24 en 24 ?
On a deux garçons, Léon, qui a 12 ans, et Augustin, qui a 9 ans. Quand j’ai décidé de m’inscrire, c’était un mélange d’excitation et d’incrédulité. C’est quand même un projet intense. Mais ils m’ont vraiment soutenue, mon conjoint aussi. Sans eux, je ne pense pas que je me serais lancée de la même façon.
Revenons au défi déjeuner-dîner-souper, à réaliser en seulement 60 minutes, avec un plat à remettre toutes les 20 minutes. Ça semblait particulièrement exigeant. Comment as-tu vécu cette épreuve ?
Ça m’a énormément stressée. Je voulais à tout prix éviter de ne rien présenter, alors j’ai foncé tête baissée. J’enchaînais : « OK, déjeuner terminé, on passe au dîner... fini, on passe au souper. » Avec le recul, j’aurais eu avantage à ralentir un peu, à prendre le temps de peaufiner mes plats. Il me restait même quelques minutes que je n’ai pas utilisées pour améliorer ce que j’avais fait, et ça, je le regrette un peu aujourd’hui.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans ce défi ?
La gestion du temps et des ingrédients, sans hésiter. On avait des quantités très limitées. Par exemple, un seul morceau de pain, quelques œufs... Tu ne pouvais pas te permettre d’erreur. Et il fallait penser à intégrer certains éléments obligatoires, comme l’œuf. J’ai même failli l’oublier à un moment donné !
Comment as-tu accueilli ta défaite ?
Très sereinement. Honnêtement, je me suis rendue au-delà de mes attentes les plus folles. Je pensais partir beaucoup plus tôt. Je ne dirais pas que j’avais un syndrome de l’imposteur, mais presque. Je me comparais aux autres, je trouvais qu’ils avaient plus d’expérience que moi. Alors, de me rendre jusque-là, c’était déjà une victoire énorme. Je n’étais pas triste, j’étais en paix avec ça.
Qu’est-ce que tu retiens de cette aventure ?
Beaucoup de gratitude. C’est une expérience unique, exigeante, mais tellement enrichissante. J’ai aussi fait de belles rencontres. Je suis fière de moi, fière de ce que j’ai accompli. Je suis reconnaissante d’avoir eu la chance de vivre ça.

La juge invitée Lesley Chesterman
Pour la juge invitée Lesley Chesterman, juger une assiette est une véritable passion. « Je savais qu’elle était reconnue pour sa franchise. Elle est très honnête, très directe. Je m’attendais à des commentaires sans filtre, et c’est exactement ce qui s’est passé. Je l’ai très bien pris. Je comprenais ce qu’elle disait et je trouvais ça juste », raconte Marie-Andrée.
La semaine prochaine
La lutte s’intensifie, et les chefs doivent redoubler d’efforts pour décrocher leur place dans le top 10, après près de neuf heures passées derrière les fourneaux. Cette fois, ils devront miser sur la simplicité en proposant un plat italien capable de séduire les papilles de Stefano Faita.