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« Je vais juste regarder une dernière vidéo » : comment les écrans et les algorithmes sabotent ton sommeil chaque soir

Équipe Salut Bonjour et Valérie Chevalier

2026-05-20T13:30:29Z

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Tu es épuisé. Tes yeux piquent, ton réveil sonne dans six heures... et pourtant, tu scrolles encore. Ce comportement bien connu — rester éveillé le soir pour profiter d’un peu de temps rien qu’à toi — porte un nom : la revenge bedtime procrastination, ou procrastination vengeresse au coucher. Et non, tu n’es pas paresseux ou paresseuse pour autant.

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Revoyez la chronique complète dans la vidéo en tête de l’article !

Retarder volontairement l’heure du coucher pour grappiller un peu de liberté, même en sachant très bien que le lendemain matin va être difficile : voilà exactement ce que décrit la procrastination vengeresse au coucher. 

Le concept, popularisé en Chine pendant la pandémie, traduit une réalité bien moderne : après des journées surchargées de travail, d’obligations et de performance constante, la nuit devient la seule plage de temps qui nous appartient vraiment. Une sorte de petite rébellion silencieuse contre un agenda qui ne laisse aucune place pour soi.

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Et si c’était un signe que tu es trop occupé ?

Surprise : ce sont souvent les personnes les plus organisées et les plus productives qui tombent dans ce piège. Après une journée à tout gérer, le cerveau réclame une compensation émotionnelle. Il n’a tout simplement pas eu assez de temps pour se détendre, rêvasser ou avoir du plaisir. 

Alors il le prend, la nuit, au détriment du sommeil. On répond à ses textos en faisant l’épicerie, on écoute des messages vocaux dans l’auto, on travaille parfois en mangeant... Même les pauses sont devenues productives. Il n’est donc pas étonnant que le soir, on ait envie de s’offrir enfin un moment qui n’appartient qu’à nous.

Les écrans : le pire allié du soir

Le problème ? On choisit souvent les mauvais moyens pour se détendre. Selon une étude relayée par The American Journal of Managed Care, 91 % des gens ont déjà perdu du sommeil à cause du temps d’écran le soir. Et selon l’Académie américaine de médecine du sommeil, 38 % des adultes affirment que le doomscrolling, ce défilement sans fin sur les réseaux sociaux, nuit directement à leur sommeil. 

Les algorithmes de TikTok, Instagram, YouTube et Netflix sont littéralement conçus pour nous garder éveillées en livrant des mini-doses de dopamine. Résultat : on est trop fatiguées pour se brosser les dents, mais tout à fait capables de regarder « Le top 10 des villes à visiter en Italie en amoureux ».

Pourquoi c’est si difficile d’arrêter ?

Les chercheurs pointent vers le stress, la surcharge mentale et le manque de temps personnel comme principales causes. Ils parlent d’un décalage entre l’intention et le comportement : on sait qu’on devrait dormir, on veut dormir... mais émotionnellement, le cerveau veut ressentir qu’il existe en dehors de ses obligations. 

Et plus on est fatigué, plus il devient vulnérable aux stimulations visuelles rapides. Dormir moins de six heures de façon chronique est par ailleurs associé à davantage de risques cardiovasculaires, à plus d’anxiété et à une baisse du système immunitaire, un rappel que ce « petit sacrifice » du soir n’est pas anodin.

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