« Je vais jusqu'où je suis capable d'aller » : l'histoire étonnante derrière « Étienne te ramène », la série web d'Étienne Marcoux
Équipe Salut Bonjour
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Animateur, auteur, baladodiffuseur... Étienne Marcoux est partout, et il le fait avec une aisance déconcertante. Depuis qu’il a lancé Étienne te ramène, ces entrevues filmées autour d’un bol de ramens aussi savoureux qu’impossible à manger proprement, sa popularité ne cesse de grimper. Rencontré en studio ce matin, il nous a tout raconté : la naissance du concept, ses invités les plus mémorables, et pourquoi il s’intéresse maintenant... à la mort.
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Étienne Marcoux a obtenu son diplôme de l’École nationale de l’humour en 2002, mais c’est dans les coulisses qu’il a longtemps brillé. Scripteur pour de grands galas, auteur pour des humoristes comme Stéphane Rousseau et Christine Morency, il a aussi été producteur à Rythme.
C’est lorsqu’il devient auteur pour le morning show de CKOI que tout bascule : ses audios de présentation de textes commencent à circuler entre patrons et producteurs, qui le trouvent tellement bon... qu’ils l’invitent à prendre le micro. Lui qui n’avait jamais aspiré à être devant la caméra se retrouve coanimateur de Debout les comiques, du lundi au vendredi dès 5h25.
La naissance d’un phénomène web
Pour se faire connaître du grand public, ses patrons lui donnent carte blanche pour développer un concept web. Avec son ami et producteur Sébastien Hurteau et le réalisateur Mathieu Gadbois, il cherche ce qui le représente. L’idée : une entrevue frontale, filmée de face, avec un malaise volontairement entretenu par la nourriture.
Le secret d’une formule qui fonctionne
La force du concept Étienne te ramène repose sur deux piliers : la confiance et le malaise. Étienne invite des gens qu’il connaît, qui lui font confiance.
Sa première question est toujours la plus déstabilisante : il veut que l’invité soit pris de court dès le départ. Il construit un plan d’entrevue logique... qu’il met intentionnellement dans le désordre pour éviter que les artistes tombent dans la « cassette ».
Une équipe dans l’oreille
Derrière chaque capsule de 8 à 10 minutes, il y a une mécanique bien huilée. Étienne Marcoux travaille avec deux complices : Mathieu Gadebois et Sébastien Hurtot, ce dernier étant aussi son collègue du matin à la radio.
Pendant l’entrevue, Sébastien lui souffle dans l’oreillette des pistes pour clore les sujets sur un gag ou recentrer la conversation. L’objectif : que chaque segment soit serré, percutant, et se termine sur un punch.
L’art d’aller loin sans dépasser
Ses questions peuvent être audacieuses, voire déstabilisantes, mais Étienne Marcoux connaît ses limites. « Je vais jusqu’où je suis capable d’aller », dit-il.
Il choisit des personnalités qu’il connaît suffisamment pour savoir jusqu’où le malaise peut aller... tout en acceptant que la contre-attaque fait partie du jeu.