«Il va falloir qu’un de vous fasse une erreur à un moment donné»: une compétition plus féroce que jamais à «24 en 24»
Équipe Salut Bonjour
Partager
Surmenés, les sept derniers compétiteurs ont été forcés de prendre des risques dans la cuisine de 24 en 24.
À la fin du septième quart de travail, deux candidats étaient toujours en danger : Sébastien Savre et Patrick Allaire-Daly. Afin de départager les candidats, ils ont dû cuisiner un plat sucré-salé équilibré en seulement 24 minutes, libres de leurs choix en matière de techniques et d’aliments.

Patrick a eu le dessus de justesse grâce à son bar rayé au citron confit. Même s’il a exécuté presque à la perfection ses pétoncles poêlés accompagnés d’une salade de papaye, Sébastien a été exclu. Notons qu’il n’avait pas visité la salle de repos depuis plus de dix heures !

« Ayoye, je n’en reviens pas, s’est réjoui Patrick. Je ne m’attendais tellement pas à ça. »
Qui ne risque rien n’a rien

Pendant ce temps, les six autres chefs tentaient de retrouver leurs forces du mieux qu’ils le pouvaient. Le chef Oli s’est même risqué à faire une sieste de quelques minutes, se réveillant dans la confusion la plus complète à l’aube du prochain défi.

Beaucoup plus énergique, Hugo Saint-Jacques s’est réjoui de voir son ancien employé Antonin Mousseau-Rivard faire son entrée dans la cuisine comme juge invité.
« Je veux commencer en disant deux trucs : la gang, on se réveille un peu. Hugo, on se calme un peu », a lancé avec humour le chef de la table réputée Le Mousso.
La thématique du défi : la prise de risque. En seulement 24 minutes, encore une fois, les sept derniers compétiteurs avaient le choix de réaliser un soufflé, un étagé ou un renversé.

À la vitesse de l’éclair, ils ont arrêté leur choix et ont mis la main à la pâte. Guillaume Caron est le seul à avoir eu l’audace de réaliser un soufflé... un plat qu’il n’avait jamais cuisiné !
Cette prouesse lui a valu les éloges d’Antonin Mousseau-Rivard, mais n’a pas suffi pour lui assurer la victoire. Il en est allé de même pour l’étagé de pommes de terre et céleri-rave de Maxime Lizotte, ainsi que pour le renversé aux poireaux et escargots de Patrick Allaire-Daly, deux plats pourtant exécutés avec finesse.
« Il va falloir qu’un de vous fasse une erreur à un moment donné, parce que ça commence à être chiant à juger », a dit en plaisantant le juge invité.
« Je suis tanné »

En fin de compte, l’infatigable Hugo a triomphé, à sa plus grande surprise. Son opéra de foie gras aux pommes et aux oignons brûlés s’est démarqué du lot.
« Encore Hugo qui gagne... je suis tanné d’être en arrière de lui tout le temps », a ironisé Guillaume, le sourire aux lèvres.
Cette victoire serrée permettra à Hugo de bénéficier d’un avantage important au prochain défi, « un des plus difficiles de la compétition », selon le coanimateur Chuck Hughes.
Le candidat éliminé

« J’ai trouvé ça dur, c’est clair. Mais je suis fatigué et j’ai une part [de moi] qui me dit : “Va te coucher !” Je suis brûlé. Vraiment, je ne pensais même pas en arriver là. J’ai eu du plaisir, j’ai rencontré de super belles personnes. C’est juste du bonheur » – Sébastien Savre, enseignant en cuisine et chef privé.