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Pourquoi Chuck Hughes a dit oui au marathon culinaire le plus extrême

«24 en 24» dès le lundi 30 mars, 20 h à TVA et sur TVA+

Marjolaine Simard

2026-04-02T10:00:00Z

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Chuck Hughes n’en est pas à son premier défi culinaire. Aux fourneaux depuis l’âge de 16 ans, il s’est rapidement imposé sur la scène internationale en devenant le plus jeune chef à remporter la compétition Iron Chef America. Animateur de nombreuses émissions et juge invité récurrent à MasterChef Québec, il coanime aujourd’hui avec Julie Bélanger l’adaptation québécoise de la populaire compétition 24 in 24: Last Chef Standing, qui prend ici le nom de 24 en 24. Un marathon culinaire taillé sur mesure pour ce chef qui carbure aux défis.

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Tournée pendant 24 heures sans interruption dans un immense studio transformé en arène culinaire, cette compétition réunit 24 cuisiniers dans ce qui ressemble à de véritables olympiques de la gastronomie. Connaissais-tu déjà le concept avant qu’on te propose d’y participer ?

Honnêtement, je ne l’avais jamais écoutée avant d’être invité à l’animer, mais j’en avais entendu parler. J’ai longtemps travaillé aux États-Unis, notamment à Food Network, où c’est diffusé, et j’ai encore beaucoup d’amis là-bas. Avec eux, j’ai souvent discuté des concepts de compétitions culinaires. À un moment donné, il y en a eu tellement que ça devenait presque ridicule. Mais quand j’ai entendu parler du concept de 24 en 24, je me suis dit : « OK, là, on parle vraiment de sport ! » L’endurance, le 24 heures, la créativité sous pression... je trouvais ça vraiment fascinant.

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Tu as finalement visionné l’émission originale américaine. Qu’en as-tu pensé ?

Quand j’ai vu la version américaine, j’ai réalisé que le calibre était très élevé. Ce sont de vrais chefs, avec de magnifiques ingrédients. On ne leur demande pas de cuisiner du flétan avec des jujubes. On est vraiment dans une cuisine sérieuse, exigeante — et ça, j’aimais beaucoup.

As-tu accepté rapidement ce défi d’animation ?

Sans faire de jeu de mots, j’ai pris 24 heures pour réfléchir, histoire d’être sûr, mais honnêtement, le concept m’a tout de suite parlé. C’est une aventure humaine, autant pour les chefs que pour toute l’équipe. On est ensemble pendant 24 heures, sans arrêt. On voit l’envers du décor, les équipes techniques, l’action en continu. C’est moins léché qu’une émission comme MasterChef, mais c’est très vivant. C’est un gros party de cuisine, avec les caméramans dans les plans, la bouffe qui revole, l’adrénaline constante...

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As-tu eu ton mot à dire sur certains défis ?

Pas directement, mais quand j’ai lu le synopsis, j’ai été impressionné. Les défis sont intelligents, bien construits, et le fil narratif est très fort. À la fin de chaque épisode, on a envie de voir le suivant. Même moi, en lisant, j’étais excité. C’est une compétition de haut niveau, avec des chefs solides, capables de repousser leurs limites pendant 24 heures. Ce ne sont pas des cuisiniers en herbe. Ça promet !

Tu as travaillé longtemps aux États-Unis pour Food Network. As-tu échangé avec les animateurs de la version américaine ?

Pas directement avec les animateurs Michael Symon ou Esther Choi, même si je connais Michael. J’en ai parlé avec d’autres amis qui ont participé à l’émission. Ils m’ont confirmé que ce ne serait vraiment pas facile.

Pour qui l’expérience sera-t-elle le plus difficile, selon toi, les animateurs ou les chefs ?

Les chefs, sans hésiter. Nous, à l’animation, on subit une pression, un stress, une présence constante à assurer. Mais les concurrents doivent se réinventer sans cesse avec des défis de 15 minutes, de 24 minutes, d’une heure. Ils doivent rester créatifs, concentrés et performants pendant 24 heures. C’est extrêmement exigeant. Mais en même temps, au bout, il y a 24 000 $ en prix. Ça motive énormément, c’est énorme, ça peut réellement changer la vie de quelqu’un ! Ce n’est pas juste une victoire symbolique, c’est un vrai coup de pouce financier. Je trouve ça formidable.

Comment te prépares-tu physiquement pour ce marathon ?

Beaucoup d’eau, un peu de café, mais pas trop pour éviter le crash. Je vais changer souvent de bas et de souliers, faire des push-ups quand la fatigue embarque. Dix push-ups, ça réveille ! Et s’il fait −40°, sortir cinq minutes dehors, ça va me remettre en selle. Je pense que l’adrénaline va nous porter loin. La vraie fatigue va arriver à la toute fin.

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Tu coanimes avec Julie Bélanger. Vous vous connaissiez avant cette aventure ?

Pas vraiment, mais on a vite connecté. Petit secret : je suis aussi un Bélanger ! On passe énormément de temps ensemble en préparation, on jase pendant des heures. Julie, c’est une vraie pro, super généreuse, sympathique. Je suis vraiment chanceux de travailler avec elle.

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