«24 en 24»: Comment le chef Stefan Jacob a vécu son départ bouleversant
«24 en 24» le lundi 20 h, à TVA et TVA+
Marjolaine Simard
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Ce deuxième épisode de 24 en 24 a clairement fait monter la pression d’un cran. Six nouvelles éliminations viennent secouer la compétition animée par Julie Bélanger et Chuck Hughes. Après seulement quelques heures en cuisine, il ne reste plus que 12 candidats en lice. Parmi eux, le chef Stefan Jacob a dû tirer sa révérence. Il revient avec générosité sur son passage dans cette arène culinaire intense et imprévisible.
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Propriétaire de plusieurs établissements, dont le restaurant Le Gras Dur, La Brasserie des Artistes et plusieurs food trucks, Stefan Jacob vient d’une famille où la passion de la cuisine se transmet de génération en génération. Habitué des concours et survivant d’un cancer, il voit chaque compétition comme un moteur de dépassement. « La compétition fait partie de ma vie depuis longtemps. J’ai fait des concours de barbecue partout en Amérique du Nord ! » En début d’épisode, 20 heures restaient au chronomètre et 21 défis attendaient les 18 chefs encore debout derrière leur îlot, dont Stefan toujours bien motivé.

Défi à relais
Le deuxième quart de travail s’est rapidement amorcé avec un défi de 36 minutes particulièrement déstabilisant : les candidats devaient cuisiner en équipes de trois, en relais de 12 minutes. Pendant qu’un membre était aux fourneaux, les deux autres attendaient les yeux bandés et réduits au silence, avant de prendre le relais à l’aveugle, en décodant le travail amorcé pour livrer un plat final à la hauteur.
Pour ce premier défi, six équipes sont formées. Stefan s’est retrouvé dans l’équipe rouge avec Vov et Chef Oli. « Je suivais déjà sur Vov les réseaux sociaux avec ma famille, je savais qu’il était solide en cuisine asiatique, donc ça me rassurait. Oli, je ne le connaissais pas du tout, c’était un vrai saut dans le vide. La cuisine asiatique est une de mes grandes passions. Avec Vov, on s’est tout de suite compris là-dessus. On a choisi un carpaccio de bœuf à l’asiatique. À peine deux minutes pour s’organiser : Vov commençait, je prenais le relais, et Oli s’occupait du dressage. Tous les éléments étaient prêts, mais le montage d’Oli n’a pas suivi. Ç’a été un gros moment de déception, parce que je savais qu’on avait quelque chose de vraiment solide ! »
Cette semaine, le juge invité était Daniel Smiles, du restaurant primé Le Violon. L’équipe orange a décroché son premier coup de cœur, suivie des bleus et des jaunes, qui ont filé en sécurité vers la salle de repos. Malheureusement pour les mauves, l’aventure s’est terminée. Carl, Marie-Claude et Catherine ont dû rendre leur tablier. Deux équipes ont eu droit à une seconde chance, dont les membres de l’équipe de Stefan.

Défi camping et gastronomie
À peine le temps de digérer le premier défi, un nouveau challenge de 24 minutes attendait Stefan et cinq de ses collègues. Cette fois, ils devaient faire face à un défi camping gastronomique en solo. Après plus de six heures debout, les candidats devaient composer avec un équipement minimaliste : four au butane, gamelles et couteaux suisses. Un retour à l’essentiel qui en a ravi certains et déstabilisé d’autres.
Stefan raconte s’être senti comme un poisson dans l’eau : « Le défi camping gastronomique, honnêtement, c’était dans mes cordes. J’étais confiant. Mais un détail technique a compliqué mon parcours : mon brûleur ne fonctionnait pas bien. La flamme était super faible, comme une petite chandelle. Dans un défi comme ça, ça change tout. J’ai enlevé ma grille et cuisiné directement sur la flamme. »
Il impressionne avec son filet de bœuf poché au beurre et saisi, sauce dijonnaise au vin blanc, mais cela n’a pas suffi pour rester dans la compétition. Stefan a quitté la cuisine avec Vov et Audrey. « J’ai vécu mon aventure comme un saut en parachute, raconte-t-il. Tu entres là-dedans en sachant que tout peut arriver. Oui, j’étais déçu, surtout pour le défi d’équipe, parce que je pense qu’on avait vraiment le potentiel de passer. Mais en même temps, ça fait partie du jeu. »

Danny Smiles
Un juge invité qui aime la simplicité
Cette semaine, les animateurs Julie Bélanger et Chuck Hughes accueillaient le chef Danny Smiles, du restaurant Le Violon, l’un des meilleurs restaurants en Amérique du Nord. Connu pour sa cuisine épurée, il privilégie les assiettes simples et maîtrisées, ce qui a pu compliquer la tâche des candidats qui ont voulu en faire trop.
Cinq autres départs crève-cœur
Carl Murray
54 ans, Québec

Chef au parcours impressionnant, il a travaillé dans un restaurant triplement étoilé Michelin en Europe. Celui qui carbure aux compétitions a malheureusement dû dire au revoir à la cuisine de 24 en 24. « On gagne en équipe et on perd en équipe... et c’est comme ça ! » Une élimination difficile à avaler pour le chef, qui aura joué le jeu jusqu’au bout avec esprit d’équipe.
Marie-Claude Bonin-Joly
34 ans, Gracefield

La sommelière et cheffe quitte l’aventure avec émotion, mais sans regret. « Je pars la tête haute. On a fait de notre mieux avec ce qu’on avait. C’est fou, ce concours-là... vraiment un truc de dingue ! » Une expérience marquante qu’elle n’oubliera pas de sitôt.
Catherine Frenette
34 ans, Saint-Chrysostome

À la tête d’une table fermière, la jeune cheffe ne s’attendait pas à un tel niveau d’intensité. « C’est définitivement plus dur que je pensais. Je n’ai même pas fait 24 heures et j’ai l’impression d’en avoir vécu 48 ! » Un choc aussi brutal que formateur.
Alexandre Vovan, alias Vov
51 ans, Saint-Ours

Le créateur de contenu, reconnu pour ses recettes asiatiques alléchantes, n’a pas réussi à franchir l’étape suivante avec son flanc de porc grillé et caramélisé à la vietnamienne. « J’ai un petit pincement au cœur, mais je retiens surtout le positif. C’était une belle expérience. » Une sortie empreinte de gratitude.
Audrey Sévigny
34 ans, Bromont

Connue du public pour son passage à Les Chefs !, la cheffe qui jongle depuis entre cuisine et enseignement a dû rendre son tablier malgré une proposition savoureuse : des tacos d’egg roll aux crevettes, crème sûre au yuzu, salsa de mangue, poivrons et patates douces. « J’aurais aimé me rendre plus loin, mais ça reste une game. On est là pour compétitionner... c’est le jeu ! »
À venir la semaine prochaine
Il reste 12 chefs en course pour remporter la compétition culinaire la plus corsée qui soit. Le troisième épisode promet trois défis de taille : un défi déjeuner, un défi dîner et un défi souper, sous l’œil attentif de la juge invitée Lesley Chesterman.