«24 en 24» : Éliminée, Sandra Plourde raconte son expérience extrême
«24 en 24» le lundi à 20 h à TVA et sur TVA+
Marjolaine Simard
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La première semaine de 24 en 24 s’est déroulée sur les chapeaux de roues. Dès le coup d’envoi, les animateurs Julie Bélanger et Chuck Hughes ont lancé le chronomètre, donnant le ton à 24 heures de compétition sans répit où 24 chefs se sont affrontés au cours d’une lutte féroce. Au terme de ce premier épisode, six candidats ont quitté la cuisine, dont Sandra Plourde, gagnante de la première saison de MasterChef Québec, qui revient sur une expérience qu’elle n’est pas près d’oublier.
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Le premier chef à faire son entrée, André Nicolàs Medina, s’est décrit comme « pas tuable »! Père d’un poupon de quelques mois qu’il a eu avec la comédienne Mylène Mackay et cuisinier fort occupé, il est habitué au manque de sommeil. Il a rapidement été rejoint en cuisine par Stefan Jacob, Anthony Vien, chef au restaurant étoilé Tanière3, Marie-Claude Bonin Joly, cheffe et sommelière... et ainsi de suite pour atteindre le nombre de 24 talentueux chefs. Comme le soulignait le chef Thomas Deschamps devant autant de talents réunis : « Le calibre est très élevé ! »
C’est dans ce contexte relevé que Sandra Plourde se mesurait à des chefs chevronnés. « Cette expérience m’a permis de travailler quelque chose de très personnel : mon syndrome de l’imposteur. Depuis que j’ai gagné MasterChef, les gens me perçoivent comme une cheffe. Mais moi, à l’intérieur, j’avais encore ce doute. Le fait d’être sélectionnée parmi des chefs professionnels, des gens établis dans le milieu, ça m’a fait comprendre que j’avais ma place, que je n’étais pas là par hasard ! »

Le départ du chrono
La tension est montée d’un cran pour Sandra lorsque Chuck Hughes a lancé : « La journée la plus intense de votre vie commence maintenant ! » Un stress inédit, même comparé à celui vécu à MasterChef Québec. « C’est une expérience complètement à part. Honnêtement, ça n’a rien à voir avec MasterChef, où tu apprends à gérer ton stress sur la durée, à t’adapter, à te construire tranquillement. 24 en 24, c’est tout le contraire : c’est un sprint. Dès les premières minutes, tu es plongée dans une intensité extrême. Le rythme est effréné, les décisions se prennent en quelques secondes. C’était très, très exigeant mentalement ! »

Un premier défi de rapidité
« Le tout premier défi misait sur la rapidité : couper huit oignons en dés, monter six blancs d’œufs en neige et remplir un contenant de jus de citron ! » raconte Sandra. Une épreuve qui a laissé des traces, plusieurs candidats s’étant coupés au doigt. « L’enjeu était de terminer parmi les premiers pour choisir une protéine parmi 12, comme le tofu, le poulet, le porc, les crevettes, les moules... pour le défi suivant. Il y avait deux candidats par protéine, donc plus on allait vite, plus on avait de choix. Contre toute attente, j’ai opté pour le tofu. Ce n’est tellement pas moi ! Je suis très viande, habituellement. Mais j’ai eu une intuition... et je l’ai suivie. On cuisinait en duel et on disposait de seulement 24 minutes. J’ai finalement préparé une mousse de tofu soyeux dont j’étais vraiment fière. Même si je n’ai pas été sélectionnée, j’étais bien décidée à continuer à me battre ! »

Les œufs à l’honneur
« On a enchaîné avec un défi de 15 minutes autour des œufs. Nous étions maintenant 12 à devoir nous battre pour rester pendant que les autres pouvaient se reposer au salon. Là encore, c’est très rapide. J’ai fait des asperges à la carbonara avec des œufs. C’était original, bien exécuté, bien assaisonné. Malgré tout, je suis sortie dans le premier groupe d’élimination de la saison, avec cinq autres chefs vraiment solides. Malgré cette élimination, je suis restée très fière de mon passage. Je ne suis peut-être pas restée longtemps, mais ce que j’ai retiré de cette expérience-là, c’est énorme. C’est une étape importante dans mon parcours.

Un juge invité qui impressionne
Le chef invité de la semaine, Samuel Sirois, enseignant à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec et ancien participant au prestigieux Bocuse d’Or, a marqué les esprits. Constructif et rigoureux, il a dégusté pas moins de 36 plats en un seul épisode.
Cinq autres départs crève-cœur
Kevin Forcier
41 ans, Sorel-Tracy

Chef cuisinier en milieu carcéral, il a dû rendre son tablier plus tôt que prévu.
« Je pars plus vite que je pensais, mais 24 en 24, c’est toute une expérience ! »
André Nicolàs Medina
35 ans, Montréal

Chef au Rouge-Gorge depuis 10 ans, à l’énergie débordante et conjoint de la comédienne Mylène Mackay, il a lui aussi tiré sa révérence.
« J’aime quand même que ça ait été une décision déchirante pour le chef Sirois. Je sais que j’ai bien travaillé, et je pense que c’est de là que vient la déception. »
Anthony Vien
29 ans, Québec

Le chef du restaurant doublement étoilé Tanière3 a surpris en quittant tôt, lui qui représentait une sérieuse menace. Preuve que la compétition peut être cruelle, même pour les meilleurs.
« Quand le verdict est tombé, ça m’a démoli quand même un peu. Ce n’était pas dans mes plans de partir aussi tôt. Je savais que mon plat contenait une erreur. »
Dominique Lalonde
36 ans, Saint-André-Avellin

Membre de la première nation oji-crie de Lac-Sachigo, elle dirige une pâtisserie et un service traiteur. Malgré son élimination, elle a gardé le sourire.
« C’est sûr que c’est plate d’être éliminée, mais ça a peut-être réveillé une fibre compétitive en moi que je ne connaissais pas... partie remise pour me voir dans d’autres compétitions ! »
Thomas Deschamps
47 ans, Mascouche

Le chef propriétaire du restaurant Tabernacle, habitué aux marathons en cuisine, a lui aussi dû quitter l’aventure.
« Quand le verdict est tombé, j’étais déçu, c’est certain. J’avais encore des choses à montrer. Mais c’est le jeu. Je suis extrêmement content d’avoir participé à cette compétition qui m’a permis de rencontrer 23 autres chefs aussi compétitifs que moi ! »
La semaine prochaine...
Soyez au rendez-vous, car six autres candidats devront rendre leur tablier !