Tous les résultats
Publicité

Développement de l’élite: Hockey Québec est conscient du problème

Jocelyn Thibault
Jocelyn Thibault Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-03-19T15:30:00Z

Partager

La Canadian Sport School Hockey League (CSSHL) a beau ne pas faire partie du plan de réforme de Hockey Québec, sa présence, tout comme l’émergence du phénomène des écoles préparatoires, a eu un impact sur les discussions de la plus haute instance du hockey dans la province.

• À lire aussi : Développement de l’élite : une partie de la solution que Hockey Québec refuse de reconnaître

• À lire aussi : Développement de l’élite : une culture difficile à changer

• À lire aussi : Développement de l’élite : une façon d’ouvrir toutes les portes sur le monde

Surtout pour les joueurs de 17 ans, souvent les laissés-pour-compte dans la pyramide de développement.

D’ailleurs, un projet pilote interdisant les joueurs de 17 ans qui fréquentent le cégep de jouer dans la Ligue de hockey M18 AAA du Québec sera mis en application dès cet automne.

« Depuis 10 ans, en moyenne, il y a 28 joueurs de 17 ans dans le Midget AAA. Combien jouent dans la LHJMQ l’année suivante ? Seulement quatre, lance Stéphane Auger, directeur général de Hockey Québec, pour expliquer cette décision. Est-ce que c’est pour le développement [du joueur] ou c’est juste le désir de gagner ? Ces joueurs-là ne montent pas au prochain niveau. »

Publicité

L’idée n’est pas mauvaise et cette réforme est tout à fait logique.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Toutefois, Denis Chalifoux, directeur hockey et entraîneur-chef à Ulysse Académie, croit que les hockeyeurs de 17 ans qui souhaitent poursuivre leur progression ou qui font partie de ceux qui se développent tardivement se retrouveront avec les mains encore plus vides.

« Les joueurs de 17 ans ne sont pas tous prêts à jouer dans le junior majeur. Et ceux qui sont dans le junior AAA ne jouent pas beaucoup parce que c’est surtout une ligue de 18, 19 et 20 ans. C’est la même chose avec le circuit collégial D1 », explique Chalifoux.

« En plus, dans le collégial, les gars jouent là pendant trois ou quatre ans. Donc, ce n’est pas vrai qu’il y a huit ou neuf postes qui se libèrent tous les ans, ajoute-t-il. Ça devient un problème pour les joueurs de 17 ans. Je trouve que la CSSHL est merveilleuse pour eux. »

Le mandat de Jocelyn Thibault

Auger reconnaît qu’il y a un coup de barre à donner à ce niveau. D’ailleurs, il s’agira de l’un des mandats octroyés à Jocelyn Thibault, engagé à titre de consultant, pour les 18 prochains mois.

« Est-ce que nous, à partir du M18 AAA, avons des choses à revoir ? Absolument. Il y a des gens qui devront revoir leur façon de faire les choses, a-t-il martelé. Le travail qui n’a pas été fait depuis des années, on va le faire. »

Il soutient que sa fédération surveillera étroitement ce qui se fait dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec et au sein du circuit collégial québécois.

« On va mesurer un paquet de données. Après ça, on verra les avenues qu’on va prendre. Mais c’est en travaillant avec nos partenaires qu’on a qu’on veut améliorer les choses », a-t-il indiqué.

« On va s’arranger pour que, dans ce qu’on fait, tout le monde retrouve son rôle et trouve ce qui est bon pour le développement du hockey au Québec », a-t-il poursuivi, fermant ainsi de nouveau la porte à toute ouverture du côté de la CSSHL.

Toutefois, Thibault verra peut-être le monde des écoles préparatoires d’un œil différent de celui du personnel actuellement en place.

C’est lui qui était à la tête de Hockey Québec lorsque Ulysse Académie et Bishop’s College School ont obtenu leur accréditation pour grossir les rangs de la CSSHL.

Publicité
Publicité