«Les spectateurs nous gueulaient après pendant les séances d’échauffement»


Marc de Foy
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Le célèbre chandail fleurdelisé des Nordiques fait un retour remarqué cette saison avec l’Avalanche qui a choisi de le porter huit fois, dont le 29 janvier prochain à Montréal. Un match qui sortira de l’ordinaire... sans jamais rivaliser avec l’époque où le Canadien et les Nordiques se sont affrontés 22 fois dans le temps des Fêtes. Retour sur ces classiques qui captivaient tout le Québec.
Comme tout entraîneur et tout joueur ayant vécu la rivalité Canadien-Nordiques, Guy Carbonneau n’oubliera jamais.
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«Plus ça allait, plus ça empirait, dit celui dont la mission consistait à surveiller Peter Stastny.
«La tension était palpable même dans les médias. Les petites histoires devenaient de grosses histoires. Les spectateurs nous gueulaient après pendant les séances d’échauffement. De plus, on s’affrontait huit fois en saison régulière.»
Divisions différentes au début
À l’arrivée des Nordiques dans la LNH, en 1979-1980, les porteurs du beau fleurdelysé ne faisaient pas partie de la même division que le Canadien. On les retrouvait bien dans la division Adams, mais avec les Maple Leafs de Toronto, les Bruins de Boston, les Sabres de Buffalo et les North Stars du Minnesota.
Le Canadien était membre de la division Norris avec les Red Wings de Detroit, les Penguins de Pittsburgh, les Kings de Los Angeles et les Whalers de Hartford.
Il faut croire que quelqu’un au bureau de la LNH avait coulé son examen de géographie.
Après deux saisons dans ce format, le Canadien et les Nordiques se sont retrouvés dans la division Adams avec les Bruins, les Sabres et les Whalers.
C’était mieux!

Jusqu’à 17 duels en une saison
Lors des campagnes 1984-1985 et 1986-1987, les deux équipes québécoises se sont affrontées jusqu’à 17 reprises, soit deux fois en matchs préparatoires, huit fois dans le calendrier régulier et sept fois en séries éliminatoires.
Chaque amphithéâtre avait ses particularités.
«Aujourd’hui, les arénas se ressemblent tous, déplore Carbonneau.
«À l’époque, il y avait des différences entre les amphithéâtres. Les coins de patinoires étaient plus arrondis à Québec. Les surfaces étaient plus petites à Buffalo et Chicago.
«À Philadelphie, l’intérieur de la bâtisse était orange et noir partout. Les édifices étaient plus intimidants pour les équipes adverses qui y mettaient les pieds.»
La bière coulait à flots à Boston et à Chicago et, plutôt que de la caler jusqu’à la dernière goutte, certains se plaisaient à la tirer sur la glace un peu partout.