Derrière les joueuses de la Victoire de Montréal, des légendes leur ont pavé la voie


Mylène Richard
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Les légendes Caroline Ouellette et Kim St-Pierre se sont faites discrètes lors des festivités de la Victoire de Montréal, samedi, laissant toute la place aux joueuses, qui ont célébré une consécration impossible à leur époque.
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Les multiples médaillées olympiques et membres du Temple de la renommée du hockey ont pourtant eu leur mot à dire dans ce triomphe, qui en est un aussi du hockey féminin québécois.
Les deux pionnières de 47 ans n’ont jamais pu évoluer au sein d’une ligue aussi professionnelle que la LPHF, parce que ça n’existait tout simplement pas.
Aujourd’hui, Ouellette est l’une des adjointes de l’entraîneuse-cheffe Kori Cheverie, tandis que St-Pierre occupe le poste de directrice des opérations commerciales de la Victoire.
L’ancienne attaquante et l’ex-gardienne ont ouvert la voie aux championnes de la coupe Walter, Ouellette ayant même pris sous son aile Marie-Philip Poulin à son arrivée avec la formation canadienne à la fin des années 2000.
« Elles ont tellement fait de travail pour nous. De pouvoir célébrer toutes ensemble, c’est très magique », a tenu à dire Poulin.

La capitaine de l’équipe nationale et de la Victoire avait d’ailleurs fondu en larmes dans les bras de Ouellette lors de la conquête de la coupe Walter, le 20 mai.
Une autre pionnière, France St-Louis, qui a remporté l’argent lors des premiers JO du hockey féminin en 1998 à Nagano, était également présente sur la glace il y a 10 jours à Ottawa pour célébrer.
Ça « vaut la peine »
Au Japon, la directrice générale de la Victoire, Danièle Sauvageau, était alors la coach de St-Louis et du Canada. Elle est donc engagée dans la cause du hockey féminin depuis plus de 30 ans.
L’ancienne policière en a fait des sacrifices, à l’instar d’autres femmes de sa génération. Mais la DG de 64 ans n’a aucun regret.
« Toutes les étapes ont valu la peine. Si on m’avait dit qu’on vivrait ça il y a trois ans [à la création de la LPHF], j’aurais dit : “on se calme un peu”. Parfois, ça prend du temps, et puis boom ! On prend un jet privé jusqu’à la lune. C’est ça qu’on vit aujourd’hui », a imagé Sauvageau, aussi membre du Temple de la renommée du hockey à Toronto.

D’autres championnes
La Victoire peut également compter en ses rangs d’autres filles qui n’ont jamais été payées pour jouer au hockey.
L’assistante-entraîneuse Noémie Marin et la préparatrice physique Emmanuelle Blais ont déjà soulevé la coupe Clarkson, la dernière fois en 2017 avec les Canadiennes de Montréal, de la défunte Ligue canadienne de hockey féminin.
Le couronnement de la Victoire est donc la récompense d’une vie pour plusieurs femmes.
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