En parlant en français, les joueuses de la Victoire ont charmé la foule

Mylène Richard
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« Bonjour Montréal ! »
Cette simple salutation envoyée en français par une joueuse anglophone de la Victoire de Montréal a enflammé les dizaines de milliers de partisans présents au centre-ville, samedi.
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C’est Laura Stacey qui a entamé avec ces mots son discours sur la scène du Parterre du Quartier des spectacles.
Stacey est une Ontarienne qui vit au Québec depuis quelques années et, même si elle est l’épouse de la vedette Marie-Philip Poulin, elle n’était pas obligée d’apprendre le français. Pourtant, elle peut même accorder des entrevues dans la langue de Molière.

D’autres membres de la Victoire ont compris que ça ne prenait pas grand-chose pour charmer les amateurs.
L’entraîneuse-cheffe Kori Cheverie a même remercié en français sa professeure qui assistait aux festivités.
« Nous avons les meilleurs partisans », a lancé Cheverie avant de faire chanter à la foule : « On a gagné, on a gagné, on a gagné ».
La Néo-Écossaise a d’ailleurs demandé au public de dire « Merci coach» après chaque présentation de ses adjoints, dont Caroline Ouellette, accompagnée de ses filles Liv et Tessa, âgées de 8 et 6 ans. Cette légende du hockey féminin a été la plus acclamée des assistants.

« Je vous aime ! »
Même l’Américaine Abby Roque a conquis le cœur des Montréalais en lançant : « Merci beaucoup Montréal, je vous aime ! »
L’attaquante, qui est rapidement devenue une des favorites en raison de son talent et de son style baveux, est revenue plus tard à l’avant-scène, micro en main, pour encourager les gens à entonner en chœur : « La Victoire, la Victoire ! »
Roque a profité de chaque instant de la « journée la plus folle » de sa vie, ne sachant pas si elle serait de retour la saison prochaine, puisque les quatre équipes d’expansion changeront le portrait des huit clubs déjà existants dans la LPHF.

Un championnat et une célébration de la sorte, digne d’organisations professionnelles masculines, pourraient convaincre des joueuses de rester ou de venir à Montréal.
« On l’a fait et on remet ça l’année prochaine », a promis Stacey devant une foule survoltée.

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