Tous les résultats
Publicité

Catherine St-Laurent a failli refuser le rôle de Bénédicte dans «Antigang»

Samuel Pradier

2026-03-30T10:00:00Z

Partager

Avec sa coautrice Anne-Julie Tessier, Catherine St-Laurent a choisi de structurer son nouveau livre de cuisine d’une manière originale, en s’appuyant sur les bienfaits de l’alimentation en fonction de la santé musculaire, cognitive, mentale ou à long terme. Entre l’essai scientifique et le livre de recettes, Mange ta vie plaide pour une alimentation saine, locale et de saison, avec une prédominance de végétaux. La comédienne a détaillé sa vision.

• À lire aussi : De « La Voix Junior » à « La Voix »: Anissa Essalihi voit grand à 17 ans

• À lire aussi : Après « Empathie », Thomas Ngijol signe son film le plus intime avec « Indomptables »

La cuisine n’a pas toujours été une passion pour la comédienne Catherine St-Laurent    ; c’est une activité à laquelle elle s’est mise dans les dernières années. « Cette envie de créer des recettes et de voir ma propre cuisine comme un laboratoire de création est arrivée pendant la pandémie. Certains faisaient du pain, d’autres du crochet. Moi, j’ai fait un peu de poterie, du tricot, et beaucoup de cuisine. Je suis autodidacte, dans le sens que je n’ai pas vraiment cuisiné avec ma famille quand j’étais plus jeune. Je suis partie en appartement à l’âge de 18 ans, et j’ai appris moi-même à cuisiner toute seule. C’est quelque chose qui m’intéressait et que j’aimais beaucoup faire. La pandémie a canalisé cette envie en quelque chose de beaucoup plus concret. »

Publicité

Entre essais et erreurs, elle a surtout développé sa propre cuisine. « C’est comme si avant, j’aimais récupérer les recettes des autres. Pendant la pandémie, je me suis rendu compte que j’avais vraiment envie de créer mes propres recettes. C’est ce qui a vraiment changé mon rapport à la bouffe. »

• À lire aussi : Roy Dupuis nous parle de sa vie loin des projecteurs

Des recettes originales

Le but de Mange ta vie, pour ses autrices, Anne-Julie Tessier et Catherine St-Laurent, était d’offrir un livre à double vocation, avec un côté éducatif et informatif sur la nutrition, et un côté plus ludique avec les recettes, dans un ouvrage qui soit esthétiquement travaillé et léché. « On trouvait que c’était une idée originale par rapport au livre de recettes traditionnel. Le concept est venu d’Anne-Julie, qui a fait ses études sur l’alimentation et la santé. »

La création des recettes a été un travail conjoint entre les deux autrices. « Je n’ai pas fait mon postdoc en nutrition à Harvard comme Anne-Julie. Mes connaissances étaient beaucoup plus limitées. Les recettes ont beaucoup évolué, au fur et à mesure de nos échanges. J’allais lui porter des bases de recettes à essayer, à goûter, puis elle me donnait des suggestions en bonifiant avec tel aliment, tel grain, tel légume... Les recettes se sont vraiment construites dans l’échange entre nos deux expertises. »

Plan alimentaire

Dans le livre, les deux autrices ont voulu réhabiliter le mot « diète », qui n’est absolument pas synonyme de régime restrictif. « On avait vraiment envie de proposer aux lecteurs, probablement en grande majorité des femmes, une vision positive de l’alimentation, à travers les couleurs et l’abondance... Quand on pense à une diète, on pense à un régime ou à une certaine restriction. Mais le vrai sens du mot diète, c’est un modèle alimentaire. Et nous, on propose un modèle axé sur les végétaux. »

Publicité

Les recettes du livre s’inspirent d’ailleurs beaucoup de la diète méditerranéenne, qui semble la plus optimale pour garder une bonne santé globale, mais aussi de ses découvertes dans la cuisine scandinave. « C’est à cause de mon amour pour le Danemark, particulièrement pour la ville de Copenhague, que j’ai visitée à trois reprises. Comme beaucoup de Québécois, j’ai une certaine fascination pour le style de vie danois, leurs modèles sociaux, leur façon de vivre... À Copenhague, il y a une sorte d’hygiène de vie très inspirante. Les restaurants dans lesquels j’ai mangé m’ont donné beaucoup d’idées. C’est une cuisine qui nous ressemble. »

Mais cette inspiration culinaire saisonnière peut coûter cher au Québec durant les mois d’hiver. « La façon d’intégrer des végétaux, autant pour la santé de notre corps que de notre portefeuille, c’est de manger en saisonnalité. C’est sûr que si on veut manger des asperges ou des fraises en plein mois de janvier, elles vont être plus chères. Mais si on se tourne vers les betteraves, les patates douces ou les courges, le prix reflète la saison. On est tellement conditionnés à avoir des produits disponibles à l’année dans nos épiceries    ; pourtant, c’est un peu anormal. »

• À lire aussi : Mélanie Maynard au chevet de sa mère

• À lire aussi : Première apparition dans une série pour Joël Vogt

Catherine St-Laurent
Catherine St-Laurent

Publicité

Des développements

En parallèle de la sortie de ce livre de cuisine, Catherine St-Laurent entend poursuivre cette passion sur d’autres plateformes, comme ses capsules « À la carte » pour Urbania. « J’ai envie de faire d’autres projets en lien avec mon amour de la bouffe, de la restauration. Je suis devenue un peu obsédée. On prépare de belles grandes choses avec Urbania. Il va y avoir beaucoup plus de contenu dans les prochains mois, on est encore en développement. »

La comédienne reste aussi passionnée par le jeu. On peut la voir actuellement dans la série Antigang, où elle campe Bénédicte. « On s’apprête à tourner la fin de la première saison dans les prochaines semaines. Bien évidemment, je ne peux pas dire où ça s’en va. Mais j’ai vraiment aimé cette première année au sein de la police, qui est finalement plus une année au sein des méchants que de la police. »

Elle reconnait au passage avoir failli refuser ce rôle au départ. « Au début, quand on m’a dit que j’allais être une policière, je ne voulais pas le faire, puisque j’ai été dans District 31 pendant plusieurs années. Mais mon personnage est tellement allé ailleurs, avec son rôle d’agent d’infiltration au sein des Death Shadows... C’est le fun parce que ça m’a amenée en dehors du poste de police. Jouer sur plusieurs tableaux, c’est ça qui est le fun. »

Plusieurs autres projets sont sur la table pour Catherine St-Laurent, qui file toujours le parfait amour avec le rappeur Loud. Elle le remercie d’ailleurs à la fin de son livre pour son soutien à toutes les étapes du projet. « J’ai besoin de laisser vivre ce livre, de le laisser prendre sa place. Mais c’est sûr que ça m’a donné la piqûre. Je ne sais pas s’il y aura un deuxième livre de cuisine, mais ça m’étonnerait vraiment que ce soit le seul dans ma vie. J’ai aussi commencé une infolettre, qui s’appelle Mise en place, il y a un peu plus d’un an. Écrire sur une base régulière m’a permis d’assumer mon côté autrice. Quand est venu le temps d’écrire le livre, je ne me sentais pas intimidée. Au contraire, j’aurais pu en écrire encore plus. »

• À lire aussi : Nathalie Simard honore la vie et ceux qui partent

Découvrez son livre ci-dessous :

À lire aussi :

Publicité
Publicité