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Blocus des ports iraniens: la République islamique pourrait être contrainte de «mettre un genou à terre»

Photo portrait de Samuel Roberge

Samuel Roberge

2026-04-28T20:04:52Z

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L’industrie pétrolière iranienne fait face à un dilemme complexe à la suite du blocus américain de ses ports : trouver de nouvelles voies pour exporter son pétrole ou réduire, voire interrompre, sa production – mais à quel coût ?

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« Ce qu’il faut se rappeler, c’est que les gisements pétroliers et l’exploitation pétrolière, ce n’est pas comme un interrupteur électrique. Ça doit fonctionner en continu », explique Yvan Cliche, chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), en entrevue sur les ondes de LCN, mardi.

« Si vous arrêtez la production, il y a des risques de rupture des équipements. Alors tout ça, ensuite, ça demande des investissements, ça demande beaucoup de doigté pour remettre progressivement en service les équipements », poursuit-il.

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Le Wall Street Journal rapportait ce matin que, depuis le début du blocus américain, l’Iran accumule du pétrole sur son territoire et s’efforce de trouver de nouvelles façons de le stocker ou de l’exporter.

AFP
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La République islamique a d’ailleurs remis en service des sites abandonnés surnommés « stockages de ferraille » et tente également d’acheminer du pétrole vers la Chine par voie ferroviaire. Il s’agit de mesures extrêmes pour éviter de devoir interrompre la production.

« C’est complexe. Donc effectivement, on va mettre davantage un genou à terre à l’Iran si elle est contrainte de stopper sa production pétrolière », ajoute M. Cliche.

Le blocus des ports iraniens est une réplique des États-Unis à la fermeture de la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.

Des pétroliers sont ainsi bloqués dans le golfe Persique depuis deux mois, perturbant une route par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial.

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-haut.

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