Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP: l’essence sera moins chère... mais après la crise au Moyen-Orient

Samuel Roberge
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Le retrait des Émirats arabes unis de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) aura vraisemblablement l’effet de réduire les coûts de l’essence, mais il faudra toutefois attendre la réouverture du détroit d’Ormuz pour en voir l’impact, souligne un analyste en relations internationales.
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« Une fois que la crise sera terminée, c’est clair que ça veut dire [qu’il y aura] plus de pétrole sur le marché mondial. Donc en théorie, [on peut s’attendre à] un fléchissement des prix, donc des prix des carburants qui sont plus intéressants pour les consommateurs à l’échelle mondiale », affirme Yvan Cliche, fellow au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), en entrevue sur les ondes de LCN, mardi.
Mais à court terme, les effets ne pourront se faire sentir tant que la circulation dans le détroit d’Ormuz n’aura pas repris son cours en raison de la position géographique du pays.
« Ça ne peut pas changer grand-chose parce que les Émirats arabes unis, c’est un pays qui est situé dans le golfe Persique, donc il ne peut pas complètement exporter sa production », souligne l’expert.
N’empêche qu’on parle d’une « nouvelle extrêmement importante dans le marché pétrolier » puisque l’OPEP servait à réguler les productions de pétrole de sorte à stabiliser les prix du baril en imposant des quotas à ses membres.
En quittant l’organisation, les Émirats arabes unis privent l’OPEP de son « deuxième plus grand joueur », après l’Arabie saoudite.
« Les Émirats arabes unis, en se retirant, se disent : “Nous, on est capable de produire passablement plus de pétrole et c’est ce qu’on veut faire à partir de maintenant” », paraphrase M. Cliche.
Voyez l’intégralité de l’entrevue d’Yvan Cliche dans la vidéo ci-haut.