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Un job de prof pas comme les autres: aider les futures étoiles du tennis comme Félix Auger-Aliassime et Eugenie Bouchard à décrocher leur diplôme

Benjamin Sigouin brasse la recette, avec Alexis Galarneau et Félix Auger-Aliassime à sa gauche, lors d’une activité de cuisine avec la nutritionniste Ariane Lavigne, à l’occasion d’un camp à Val-David en 2015.
Benjamin Sigouin brasse la recette, avec Alexis Galarneau et Félix Auger-Aliassime à sa gauche, lors d’une activité de cuisine avec la nutritionniste Ariane Lavigne, à l’occasion d’un camp à Val-David en 2015. Photo fournie par ANDRÉ BARETTE
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-08-12T23:00:00Z

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Il n’y a pas si longtemps, André Barette aidait Félix Auger-Aliassime à décrocher son diplôme d’études secondaires. La discipline dont fait preuve le 19e joueur mondial était déjà à l’époque une de ses qualités sur les bancs d’école.

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Très tôt, «FAA» s’est illustré sur les courts, atteignant les quarts de finale au Challenger de Granby à 14 ans, et il voulait faire le saut chez les professionnels.

«L’université ne faisait pas partie de ses plans, mais il a quand même continué l’école, soutenu par ses parents. C’est admirable, parce que les autres qui avaient une carrière pro qui leur pendait au bout du nez avaient beaucoup plus de peine à s’y mettre», raconte son ancien consultant pédagogique au Centre national de Tennis Canada à Montréal.

Quand tes élèves se nomment Auger-Aliassime, Eugenie Bouchard, Milos Raonic ou Bianca Andreescu, disons que tes journées au travail ne sont pas ennuyantes.

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«Il ne faut pas le dire à personne, mais j’avais la job de professeur la plus intéressante au pays!» lance M. Barette au Journal.

Depuis 16 ans, il s’assure que les athlètes poursuivent leurs programmes d’études, peu importe leur province d’origine et leur langue, entre les entraînements et les tournois autour du globe.

André Barette dans sa cabine d'annonceur derrière le court Rogers.
André Barette dans sa cabine d'annonceur derrière le court Rogers. Photo BEN PELOSSE

Des jeunes dégourdis

Même s’ils sont intéressés et organisés, ils demeurent des ados qu’il fallait «ramener à l’ordre» de temps en temps.

«Le groupe de Félix, Alexis Galarneau et Benjamin Sigouin avait beaucoup de vie. Si je m’absentais cinq secondes de la classe, je revenais et il y avait déjà un match de soccer qui se jouait entre les bureaux!» relate celui qui prendra sa retraite en décembre.

Et qui partait le bal?

«Ils se passaient le flambeau. Au tennis, on est seul sur le terrain, il faut avoir de l’initiative, alors ils étaient tous dégourdis», rigole-t-il, ajoutant que Carol Zhao remporte la palme de la jeune la plus disciplinée, elle qui a poursuivi son apprentissage à l’Université Stanford.

Camp fitness de 2014 des joueurs du Centre national de Tennis Canada, à Val-David: Jocelyn Robichaud, Benjamin Sigouin, Alexis Galarneau, Victor Krustev, Pierre-Larry Petrone, Félix Auger-Aliassime, Josh Peck, Nicaise Muamba, Jack MingJie Lin et André Barette.
Camp fitness de 2014 des joueurs du Centre national de Tennis Canada, à Val-David: Jocelyn Robichaud, Benjamin Sigouin, Alexis Galarneau, Victor Krustev, Pierre-Larry Petrone, Félix Auger-Aliassime, Josh Peck, Nicaise Muamba, Jack MingJie Lin et André Barette. Photo fournie par ANDRÉ BARETTE

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Des histoires d’amour

Avoir entre 6 et 12 élèves dans une classe, c’est le rêve de tous les enseignants. Ils peuvent développer de forts liens qui perdurent. Parions que M. Barette enverra un texto à Erin Routliffe après sa finale en double à Toronto aux côtés de la médaillée olympique Gabriela Dabrowski. Il était aussi bien placé pour voir évoluer les jeunes.

«Il y a eu quelques romances et c’était drôle parce qu’ils essaient toujours de nous le cacher. Ils s’imaginaient qu’on ne s’en rendait pas compte.»

Alexis Galarneau et Félix Auger-Aliassime ont joué en double à Montréal, mardi dernier.
Alexis Galarneau et Félix Auger-Aliassime ont joué en double à Montréal, mardi dernier. Photo BEN PELOSSE

Annonceur

Les amateurs de tennis connaissent la voix d’André Barette. Caché dans une cabine, il est l’annonceur sur le court Rogers depuis sept ans.

«Mon bonbon ultime, c’est quand on a nos Canadiens, nos Canadiennes qui reviennent à Montréal après être passés au Centre national. Je peux savourer le moment, les présenter et les nommer du mieux que je peux, ça, c’est magnifique, j’adore», mentionne le bénévole depuis 1994 à l’Omnium Banque Nationale.

Mardi dernier, il a d’ailleurs eu la chance d’être l’annonceur du match de double de Félix et Alexis. Le bonheur était partagé, puisque Galarneau avait mentionné aux journalistes que c’était un honneur d’être présenté par son ancien prof.

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