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«J'ai été privilégié» - Pierre Turgeon

Publié | Mis à jour

L’ancien capitaine des Canadiens de Montréal Pierre Turgeon écoule une retraite paisible en Floride, ces temps-ci, après avoir connu une étincelante carrière dans le monde du hockey professionnel.

«J’ai été privilégié de faire quelque chose que j’aime dans ma vie», a-t-il admis, vendredi, dans une grande entrevue à l’émission «JiC» lors de laquelle il est revenu sur l’ensemble de sa carrière. 

«J’ai joué au hockey pendant 19 ans, a ajouté celui qui en a maintenant 51. Quand j’étais jeune et que je commençais ma carrière, je me disais que si je faisais dix ans, j’allais être content parce que c’est difficile de se rendre là. Et je me suis rendu à 19 ans.»

Après un passage avec les Bisons de Granby dans la LHJMQ, qu’il a «adoré», le natif de Rouyn-Noranda a été le tout premier choix du repêchage de la LNH de 1987.

«J'ai été repêché par Buffalo, j'ai aimé ça, même si ça a été court, s’est-il souvenu. Les Islanders, j'ai eu des bonnes connaissances avec Al Arbour, qui était notre entraîneur. On a eu de bonnes saisons (...) J'ai été à Montréal, j'ai adoré ça. Le "timing" était... il y avait beaucoup d'ajustements.»

Même s’il a joué l’équivalent d’une saison et demi avec le CH avant de partir dans l’un des pires échanges de l’histoire de l’organisation en 1996, Turgeon garde de beaux souvenirs de son séjour à Montréal.

Celui qu’il chérit le plus est sans conteste la soirée de fermeture du mythique Forum de Montréal.

«J'étais à la bonne place au moment, a-t-il affirmé. Faire partie de ça en tant que capitaine, c'était incroyable.»

«C'était incroyable de regarder les légendes qu'il y avait sur la patinoire, a-t-il ajouté. Quand tu jouais à Montréal, il y avait de quoi de très unique. Tu sentais la foule énormément. Cette soirée-là, on l'avait sentie toute la veillée (...) J'ai fait partie de ça. C'est de l'histoire. C'est super.»

Celui qui a amassé 1327 points en 1294 matchs avec les Sabres, les Islanders, les Canadiens, les Blues, les Stars et l’Avalanche se réjouit de voir que deux de ses anciennes équipes figurent dans le carré d’as des présentes séries éliminatoires.

«C'est le "fun" au bout, j'aime ça, c'est sûr, a-t-il assuré. En séries, j'aime quand ça va en sept matchs et quand il y a des prolongations. C'est excitant, c'est énervant pour les "fans", mais c'est bon pour le hockey.»

«C'est le "fun" de voir Montréal, de la façon dont ils sont revenus de l'arrière à 3-1 (contre Toronto), (Carey) Price, il joue d'une manière incroyable, a-t-il observé. (Tyler) Toffoli, j'ai eu la chance d'être entraîneur-adjoint avec les Kings il y a quelques années et il était là. C'est un "shooter", un marqueur. C'est le "fun" de voir qu'il va super bien. Ne lui donne pas trop de place, parce qu'il va la mettre dedans, c'est sûr. C'est agréable de voir comment il compétitionne, comment il rentre dans le tas. Quand le match est en jeu, il est capable de trouver le moyen de mettre la rondelle dans le fond du filet.»

Et les Islanders?

«Les Islanders, ils sont compétitifs, a-t-il souligné. Ça patine, ça frappe, ça n'arrête pas deux secondes. Ils sont comme des castors à l'ouvrage, ils travaillent.»

Un geste inutile 

Turgeon a également commenté la mise en échec sauvage de l’attaquant des Jets Mark Scheifele à l’endroit de Jake Evans, des Canadiens, lors du premier match de la série de deuxième tour entre les deux équipes. L’ancien numéro 77 a lui-même été victime d’un geste assez semblable lors des séries 1993. Portant alors les couleurs des Islanders, il avait été frappé vicieusement par Dale Hunter après avoir marqué un but important.

«Des choses comme ça ne devraient pas faire partie de la "game", et quand ça arrive, il devrait y avoir des conséquences, a-t-il affirmé. Le jeu n'a pas besoin de ça.»

«Tous les scénarios sont différents et regardés différemment, mais il doit y avoir des conséquences, a-t-il réitéré. L'une de ces conséquences, c'est des parties (de suspension), mais qui te frappent dans tes poches. C'est là que ça va affecter et faire une différence.»

«Ces choses-là, on n'a pas besoin de ça dans le hockey.»

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.