Canadiens de Montréal

«On s’en va à Toronto pour aller à Winnipeg» - Dominique Ducharme

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

On les croyait morts et pratiquement enterrés après le quatrième match. Sans vigueur, sans étincelle, sans intensité, les joueurs du Canadien venaient de livrer leur pire match de la série. Un retour semblait improbable. Pourtant, on aura droit à un match ultime.

Depuis les débuts de l’ère Matthews-Marner (2016-2017), les Maple Leafs ont échoué à chacune de leurs six tentatives lorsqu’ils avaient l’occasion d’envoyer un adversaire en vacances.

Ci-dessus, voyez le point de presse de Dominique Ducharme la veille du match no 7.

Dominique Ducharme et sa troupe, qui viennent de résister à deux reprises, ont bien l’intention de faire se poursuivre le calvaire des Torontois.

«On s’en va à Toronto pour s’en aller à Winnipeg, a soutenu Ducharme, quelques heures avant de se déplacer vers la Ville Reine. On a confiance.»

Et ce n’était pas qu’une façon de parler. Advenant une victoire lundi soir, le Canadien se dirigera vers la capitale manitobaine, où le premier match de la finale de la division Nord est prévu mercredi.

«On a un groupe de 20 joueurs qui pousse dans la même direction et qui est engagé à faire quelque chose que plusieurs pensaient impossible», a déclaré Ducharme.

Sur qui est la pression?

On peut se demander si la pression ne sera pas du côté des Leafs pour ce deuxième match ultime de l’histoire entre les deux plus anciens rivaux de la LNH. Imaginez si les Leafs devaient être exclus du premier tour pour une cinquième année de suite.

Si vous pensez que ça brasse à Montréal quand le Tricolore en arrache, attendez de voir le sort qui sera réservé à Matthews, à l’entraîneur Sheldon Keefe et à Kyle Dubas, le directeur général.

N’empêche que même pour une formation négligée comme le Canadien, il y a une part de pression. Oui, l’histoire du Canadien est jolie. Il a comblé un déficit de 1-3 contre les champions de la division Nord.

Mais s’il s’incline lundi soir, on retiendra que l’équipe s’est fait sortir au premier tour, alors qu’on nous avait dit qu’elle avait été bâtie expressément pour les séries éliminatoires.

Donc, la pression, on la gère comment?

«Pour moi, c’est une question de confiance. Il faut revenir à la base, au plan. Nous avons des points de repère, des choses sur lesquelles nous voulons nous assurer de toujours être bons, a énuméré l’entraîneur-chef du Canadien. Ce sont des choses que nous pouvons contrôler. Quand vous contrôlez la base, ça aide. Les gars se sentent confiants avec ça et ç’a un impact du côté offensif et défensif.»

Le vécu de Ducharme

Ducharme a beau être une verte recrue comme entraîneur-chef dans la LNH, il n’en demeure pas moins qu’il a vécu ce type de matchs à d’autres niveaux. À la barre de l’Action de Joliette, dans la LHJAAAQ, et des Mooseheads d’Halifax, dans la LHJMQ.

«Toutes les expériences que l’on vit en tant qu’entraîneur nous font grandir. La façon de penser d’un groupe reste la même. Je l’ai vécu à Joliette où on tirait de l’arrière 0-3. Ce fut la même chose avec les Mooseheads (2011-2012). 

«On était revenus de l’arrière 0-3 contre les Remparts. On avait gagné les matchs six et sept contre Patrick [Roy] et 15 000 personnes au Colisée.»

Il n’y aura aucun spectateur dans les gradins lundi soir, mais la satisfaction, en cas de victoire, sera aussi grande.