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Canadiens de Montréal

«La pression n’est pas un cliché, c’est une réalité»

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Dans la jungle médiatique montréalaise, Michel Bergeron a été l’un des premiers à acclamer l’arrivée de Jonathan Drouin et il en est un des plus grands défenseurs.

Le «Tigre», qui a dirigé pendant 10 ans dans la LNH, compatit avec l’attaquant québécois, qui s’absentera des Canadiens pour une période indéterminée pour des raisons personnelles.    

«Les joueurs de hockey, ce sont des humains avant tout. En espérant que Jonathan... il va s’en sortir avec l’appui de ses proches et ceux qui l’aiment», a-t-il commenté sur les ondes de TVA Sports, mercredi.    

Selon l’ancien instructeur des Nordiques de Québec, qui a essuyé sa part de critiques au cours de sa carrière, Drouin avait maille à partir avec ses critiques, qui n’hésitaient pas à lui parler de ses statistiques ou de ses disettes.

«On le voyait, dernièrement, lorsqu’il était en entrevue après les matchs, il parlait de l'équipe de façon générale. Les journalistes revenaient toujours sur sa contribution offensive, parce qu’il est le joueur le mieux payé (du CH).

«Mais Jonathan, il le sait qu’il a juste marqué deux buts en 44 matchs.»

Une réalité, selon Fichaud    

L’ex-gardien Éric Fichaud a terminé sa carrière dans l’organisation des Canadiens. Il dit comprendre la pression avec laquelle les joueurs francophones doivent composer.

«Cette pression n’est pas un cliché, c’est une réalité et elle a toujours existé. Le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de Québécois aussi. À une époque, quand il y avait une dizaine de gars dans le vestiaire, qui vivaient la même chose, ça pouvait être un peu plus facile à gérer et en parler, dit-il en parlant notamment des joueurs talentueux. 

«Une chose est sûre, ça fait partie d’être un joueur professionnel dans l’organisation. Quand t’es Québécois, tu vis ici l’été. Tu ne peux jamais vraiment sortir de ce moule-là.»

Lalime a été ébranlé    

Lorsque Patrick Lalime avait connu une passe difficile avec les Sénateurs d’Ottawa, en 2003-2004, l’ex-portier avoue que la situation l’a ébranlé.

«Ma dernière présence n’a vraiment pas bien été. À partir de ça, j’ai vécu une série d’événements d’incompréhension dans ma tête. J’avais l’impression que je n’avais rien fait de bon. Ça m’a pris du temps à m’en remettre. 

«J’ai été échangé aux Blues de St. Louis.»

Un conflit de travail a paralysé les activités de la LNH l’automne suivant et il ne s’en est pas plaint, puisqu’il n’avait pas la tête au hockey.

«Demandez à mon épouse, je ne voulais pas jouer. Je ne me sentais pas bien et je n’étais pas à une bonne place. J’entends beaucoup parler de critique et la pire critique, c’est l’auto critique. 

«Tu viens que tu perds confiance et tes repères et tu ne sais pas où t’accrocher.»