Canadiens de Montréal

Le CH doit passer de la parole aux actes

Le CH doit passer de la parole aux actes

Marc-André Perreault

Publié 14 mars
Mis à jour 14 mars

Promesse de Josh Anderson, la défaite de samedi contre les Flames est une erreur de parcours et lundi face aux Jets, lui et ses coéquipiers vont voler sur la glace.

C'est à souhaiter parce qu'après un début de saison endiablé, l'équipe est au neutre. Elle était même «flat» samedi à Calgary selon Anderson.

Pendant qu'on commence à rêver aux premières terrasses, avouez que les déclarations de Marc Bergevin voulant que son équipe «means business» et qu'il la voit faire des «dommages» en séries semblent avoir été prononcées il y a bien longtemps.

Dans les semaines qui ont suivi cet élan de positivisme, les partisans y croyaient.

Le 6 février, les Canadiens avaient une fiche de 8-2-2 et ils étaient dominants. Mais depuis cette date, comme le collègue et ami Renaud Lavoie l'a fait remarquer dans son blogue, le CH est 4-6-5.

La bonne nouvelle, c'est qu'au classement, l'équipe s'est donné un coussin et se retrouve au plus fort de la lutte. 

Gagner «tout simplement et souvent»

Dernièrement, on entend souvent les joueurs et le coach dire que l'équipe joue bien et que s'ils poursuivent sur cette lancée, ils vont gagner plus de matchs qu'ils vont en perdre. 

C'est probablement vrai, mais un moment donné, tu dois gagner, tout simplement.

On peut bien analyser de tous les angles, les très bonnes équipes, celles qui aspirent à la coupe Stanley, gagnent des matchs. Tout simplement, et souvent. 

Pensez-vous encore que le CH fait partie de ce groupe? Brendan Gallagher croit que oui.

«Quand je regarde ce groupe, il n'y a aucune raison de ne pas être dans la course pour le gros trophée»

Dominique Ducharme est du même avis. Quand il est arrivé derrière le banc le 24 février, il avait mentionné qu'une période d'ajustement allait être nécessaire pour instaurer son système. 

Deux semaines, c'est peu, mais dans une saison de 56 matchs, c'est raisonnable.

Et si le point majeur se situait ailleurs que dans le système?

Le but ici n'est pas d'être négatif, au contraire, mais c'est quand la dernière fois que vous avez regardé un match et que vous vous êtes dit «wow, clairement, le Canadien veut plus gagner que l'adversaire et travaille plus fort?» 

Et si la clé se situait justement là?