Canadiens de Montréal

DOSSIER CHOC | Les partisans du CH sont «méchants» et «jaloux»

Publié | Mis à jour

Note de l'auteur - L'objectif principal derrière la création d'un tel dossier est celui-ci: démontrer que les réseaux sociaux ont, plus que jamais, la vocation de tribunal public. De plus en plus de gens, souvent cachés derrière des pseudonymes, se permettent des commentaires/attaques/insultes qu'ils n'oseraient jamais répéter dans la réalité extérieure. Ces mots, témoignages à l'appui, ont des répercussions importantes sur les personnes visées. Est-ce que TOUS les utilisateurs des réseaux sociaux et partisans du CH ont quelque chose à se reprocher? Absolument pas! Mais si le chapeau vous fait, enfilez-le. Car nous sommes bel et bien en présence d'un problème qui se doit d'être abordé. Bonne lecture!

Lorsque d'anciens joueurs des Canadiens vont jusqu'à rendre disponibles les membres de leur famille et acceptent si rapidement de commenter un dossier donné, on peut facilement en déduire quelque chose. On veut, de façon claire, passer un message et mettre en lumière un problème évident.

C'est exactement ce qui s'est passé dans les dernières semaines, lorsque le TVASports.ca a pris l'initiative d'aborder en profondeur un sujet qui semble constamment d'actualité à Montréal: la pression souvent excessive exercée sur les Québécois évoluant pour le CH. Alors... Réalité ou mythe?    

Ci-bas, le journaliste Anthony Martineau discute justement du présent dossier, le sien, à l'occasion du podcast quotidien «La Dose». 

Constat unanime, au terme de plusieurs discussions où l'émotion était, il faut l'avouer, omniprésente: cette pression existe réellement et... elle fait beaucoup plus de ravages qu’on pourrait le croire.  

«À Montréal, un Québécois qui joue bien est un héros. Mais dès qu’il se met à connaître certaines difficultés, il devient l’ennemi public numéro un. Les partisans sont méchants, quand ils le veulent. C’est triste et assez étrange, mais c’est comme ça.»             

Louis Leblanc sait de quoi il parle. Choix de premier tour du Tricolore en 2009, l’ex-patineur originaire de Pointe-Claire a connu l’euphorie et la joie d’entendre son nom scandé par les partisans du Bleu-blanc-rouge, mais a aussi vécu plusieurs épisodes désolants où les gens se sont acharnés négativement sur lui de plusieurs façons. Réseaux sociaux, commentaires désobligeants, articles mensongers à son égard... 

Et les exemples «modernes» de ce qu'il avance (et a vécu) sont encore nombreux.

À un certain moment cette saison, Jonathan Drouin affichait une récolte d’un but et 10 mentions d’aide en 15 matchs. Il était partout sur la patinoire. Mais plutôt que d’applaudir son convaincant rendement offensif et son ardeur au travail, plusieurs personnes ont préféré aborder, de façon franchement peu cavalière, ses difficultés à trouver le fond du filet. Pourtant, 11 points en 15 matchs (dans la LNH)... C'est loin d'être mauvais! Mais pour les «spécialistes» de l'espace numérique, Drouin était «un gros paresseux qui ne méritait qu'un échange».

Certaines personnes ont bien tenté de défendre le no 92 de différentes façons. Mais elles ont elles aussi eu droit à leur part du gâteau à saveur de «commentaires déplacés et insultes gratuites». Un parfum au goût bien désagréable, on en conviendra tous. 

Crédit photo : Photo d'archives Martin Chevalier

Coéquipier québécois de Drouin, Philip Danault a récemment traversé une séquence de plus d'un an sans marquer. Il en était parfaitement conscient. De toute façon, si jamais il en était venu à l'oublier, il y avait sur les réseaux sociaux une panoplie de montages ridicules qui lui souhaitaient «un bon anniversaire» ou qui le comparaient à l'ancien du CH Scott Gomez, qui avait lui aussi connu une léthargie du genre.

En fait, depuis que la nouvelle voulant que le no 24 ait refusé un généreux contrat en début de saison a été rendue publique, toutes les occasions semblent bonnes pour s'attaquer à son intégrité. Quiconque utilise la plate-forme «Twitter» sait très bien que les attaques insensées ont été nombreuses à l'endroit de l'ancien des Tigres de Victoriaville. Des gens l'ont même traité «d'idiot» à certaines reprises. Idiot... Vraiment? Après, qu'on ne se demande pas pourquoi l'attaquant semblait si soulagé d'avoir marqué, mercredi dernier... 

L'ancien homme fort du Tricolore Georges Laraque démystifie d'entrée de jeu l'un des plus gros mensonges de l'industrie. 

«Peu importe ce que disent les joueurs, c'est certain que ce qui se dit sur eux les affecte! L’une des premières choses que les gars font, après un match, c’est d’ouvrir leur cellulaire et d’aller sur Twitter ou Facebook pour voir ce que les gens pensent d'eux.» 

La question qui tue, maintenant. Comment en vient-on à ressentir un tel besoin d'humilier quelqu'un gratuitement, de critiquer sans objectif constructif? 

Louis Leblanc et Georges Laraque font partie d’une longue liste d’intervenants récemment contactés par l'auteur de ces lignes.  

Tous, qu'ils soient d'anciens joueurs des Canadiens ou encore des membres de leur famille, ont une histoire à raconter et sont très sensibles à la situation vécue par les Québécois de l'édition actuelle de l'équipe. Portrait complet. 

«Huit millions de personnes te disent comment patiner, manger...»                             

Retraité depuis 2016 et aujourd’hui consultant en finances dans un prestigieux cabinet de Boston, CMA, Leblanc suit toujours l’actualité liée aux Canadiens et à la LNH. 

Il n’est pas surpris du traitement réservé aux représentants de la Belle Province du Tricolore, car il a lui aussi été dans la chaise du «gars de la place».

«Je me souviens que dès le moment où j’ai été repêché par le Tricolore, tout le monde au Québec s’est mis à avoir une opinion sur moi. Soudainement, huit millions de personnes te disent ou t’écrivent comment tu devrais patiner, t’entraîner, manger, parler... 

«Pourtant, si tu t’es rendu jusqu’à la LNH, c’est que tu dois sûrement savoir quoi faire, non? Cette réalité-là a été dure à assimiler, au départ. Toutes tes actions sont constamment décortiquées dans les journaux, mais aussi sur Twitter et Facebook...»

David Desharnais a été un joueur des Canadiens pendant huit saisons. Dans le cadre d'un entretien il y a quelques semaines, il n'a pas hésité pas à qualifier la pression qu’il a dû affronter à Montréal «d’énorme». 

«La pression est énorme. Je devais produire sur une base régulière. Tout le monde s’attend à ce que tu fasses des points à chaque match. Si tu ne le fais pas, tu dois constamment te justifier. Je ne l’ai pas réalisé sur le coup, mais quand j’y repense, c’était vraiment de la grosse pression. C’est amusant, jouer chez soi. Mais ça implique beaucoup...»

Crédit photo : Photo Martin Chevalier

Georges Laraque a pris part à 695 matchs dans la Ligue nationale de hockey. Il a disputé les deux dernières saisons de sa carrière à Montréal. 

S’il affirme ne jamais s’être senti étouffé par la pression montréalaise, il assure néanmoins comprendre à 100% les francophones qui disent avoir passé des moments pénibles dans l’uniforme du CH. 

«Quand j’évoluais à Edmonton, il y avait eu des rumeurs qui disaient que le CH était intéressé à mes services. Je me rappelle avoir dit que je préférais prendre ma retraite plutôt que d’être échangé aux Canadiens. Je savais que Montréal était un marché particulier. Je ne voulais rien savoir. Mais les années ont passé et je me suis fait un nom dans la LNH. J’ai alors considéré l’option de Montréal, car je n’avais plus la pression de m’y faire une réputation.

«En 2008, je n’arrivais pas à Montréal avec l’étiquette d’un gars qui devait produire à chaque partie. Je n’avais pas non plus été repêché en première ronde par l’équipe et j’avais déjà fait mes preuves comme pugiliste. Je débarquais donc au Centre Bell dans un contexte qui m'était favorable. Mais je sais à quel point les gens et les médias peuvent être impitoyables avec les Québécois. Il faut savoir comment manœuvrer avec eux. Il faut avoir la couenne dure...»

«Ça n’avait pas sa place, c'était déplacé»                         

Si les joueurs québécois doivent, à Montréal, vivre avec une pression constante, il ne faudrait surtout pas négliger l’impact de tout ceci sur leur famille. Car derrière l’épaisse carapace affichée par les patineurs se cachent très souvent des proches fragiles pour qui les critiques constantes et parfois injustifiées font mal. 

«C’est difficile, acquiesce Desharnais.

«Tu as des amis qui t’appellent et qui te demandent comment ça va. Ils trouvent ça dur, eux aussi. Ils te demandent pourquoi tu n’as pas marqué depuis trois matchs. Tout ton entourage se retrouve à vivre dans ton monde à toi.»

Anthony Martineau a aussi abordé le sujet avec l'animateur Pierre Bruneau, dans le cadre du TVA Nouvelles 18h.

Gilbert Desharnais, le père de David, se montre d’ailleurs très émotif lorsqu’on le questionne sur les huit années où son garçon a joué à Montréal. Il se bat de façon évidente pour retenir un sanglot. 

«Désolé. C’est encore un sujet sensible pour moi. La majorité des gens se sont montrés gentils avec David et la famille. En général, j’ai adoré le passage de mon fils dans l’uniforme des Canadiens. Mais j’ai aussi goûté à l’envers de la médaille...                       

«À Montréal, tu es un héros quand tu performes... ou un zéro. Il n’y a pas de juste milieu.»

Pour monsieur Desharnais, l’un des moments les plus difficiles à gérer en ce qui a trait à la pression montréalaise s’est produit lorsque le maire de l’époque, Denis Coderre, y est allé d’un virulent tweet critiquant ouvertement David. 

«Allo? Un billet simple pour Hamilton pour David Desharnais svp...», avait écrit Coderre en novembre 2013. 

«Ça n’avait pas sa place», lance Gilbert Desharnais avec vigueur.

«On va se le dire franchement. Ça vient directement démontrer avec quel type de pression les joueurs québécois doivent composer à Montréal. Quand le maire de la ville pour qui tu joues se permet un commentaire de la sorte, il parle pour tous les citoyens montréalais. C’était franchement déplacé.»

Lorsqu’on lui demande comment il a su gérer et apprivoiser tous les aspects liés à la carrière de David dans son patelin, le paternel, honnête, répond ceci. 

«C’est sûr que certains commentaires nous ont fait de la peine. Nous n’étions pas toujours à l’aise avec ça. Mais avec les années, nous avons préféré nous concentrer sur les commentaires positifs. C'était la chose à faire. Et heureusement, dans le cas de David, il y en a eu beaucoup. 

Et comment Gilbert vivait-il avec les gens qui criaient haut et fort que David «n’était pas un vrai centre numéro un»?

«Ça pouvait être lourd, mais David leur a répondu de la meilleure des façons!», lance le volubile homme, plein d'aplomb. 

«À ses côtés, Pacioretty et Cole ont connu d’excellents moments. Je crois bien humblement que David a su prouver qu’il était un vrai premier centre.» 

Louis Leblanc confie avoir lui aussi dû gérer certains épisodes particuliers liés à la façon dont ses parents ont vécu avec le contexte montréalais.

«C’est sûr que c’est ardu, pour un père ou une mère, de lire des choses blessantes en lien avec son enfant. J'avoue que mes parents ont été affectés.»

Yves Leblanc, le père de Louis, confirme sans le vouloir les paroles de son garçon. On le sent d'ailleurs encore un peu amer.

«C’est désolant de voir qu’il y a autant de gérants d’estrades au Québec. Les gens émettent des commentaires sans vraiment savoir de quoi ils parlent. Combien de gens qui critiquent les joueurs ont déjà été dans le vestiaire d’une équipe professionnelle? Bien peu. Les gens tirent des conclusions sans avoir les données exactes et il est là le problème...»                             

Monsieur Leblanc affirme que la mère de Louis pouvait parfois être émotive en lisant certains commentaires ou articles concernant son fils. 

«C’était plus difficile pour elle, concède-t-il. Certains articles et commentaires destinés à Louis faisaient pas mal dur, honnêtement. Certaines personnes prennent un malin plaisir à cracher sur les autres. Mais il faut savoir passer à côté de ça. Si tu embarques là-dedans, tu ne t’en sortiras jamais...»

«Si Drouin avait eu le choix, il n'aurait pas opté pour les Canadiens»                   

Jonathan Drouin, aussi talentueux soit-il, est présentement au cœur de la situation décrite dans cet article... au grand dam des différents intervenants interviewés. 

«C’est comme ça depuis toujours, déclare Leblanc. Les gens ont besoin de critiquer quelqu’un. C’est soit la vedette du club, soit le ou les Québécois. Malheureusement pour lui, Drouin entre dans les deux catégories. Pour les partisans ou certains médias, il ne sera jamais assez bon. Il y aura toujours quelque chose. Les gens aiment trouver des bibittes et ça ne changera pas.

«C’est plate, parce que je connais très bien Jonathan pour m’être entraîné avec lui pendant une longue période à l’époque. Il aime le hockey plus que pas mal tout le monde et il est facile de constater qu’il est dans une classe à part au niveau du talent brut. L’herbe semble toutefois toujours plus verte ailleurs...»

Crédit photo : BEN PELOSSE/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Laraque, visiblement piqué au vif par le sujet, renchérit avec vigueur. 

«Le mauvais traitement réservé à Jonathan Drouin est complètement ridicule! Malheureusement, les médias et les gens sur les réseaux sociaux cherchent constamment un bouc-émissaire et il faut qu’il soit francophone... Sinon ce n’est pas vendeur! 

«On vit dans une ville, Montréal, où les gens adorent chialer. C'est tout! Les gens qui critiquent Drouin reviennent constamment au fait qu’il gagne beaucoup d’argent. Le monde est jaloux, c’est carrément ça! Monsieur ou madame finit sa journée de travail et ressent le besoin de chialer. "Pourquoi ne pas critiquer Jonathan Drouin?", se demandent les gens de façon simpliste. Un gars qui parle français et qui fait de l’argent, c’est facile à démonter! Drouin, c’est triste, n’a tout simplement pas le droit à l’erreur.»

L’ancien homme-fort prend une courte pause, puis reprend de plus belle. 

«Montréal a toujours eu une relation étrange avec les marqueurs et c’est encore plus vrai lorsqu’ils viennent de chez nous. Tu as beau être un marqueur de 50 buts, si tu passes trois matchs sans la mettre dedans, tu es, aux yeux de plusieurs, le pire joueur de la ligue.»

Pour Laraque, Drouin n’est certainement pas le plus heureux à Montréal, actuellement. 

«Il n’a certainement pas le tempérament d’un gars qui aime toute la pression rattachée au fait de jouer pour le CH. C’est sûr que s’il avait eu le choix, dans le passé, il n’aurait pas choisi les Canadiens...»                             

«Les gars lisent tout»                             

Devant les caméras, les joueurs disent souvent qu’ils ne lisent pas ce qu’on dit d’eux sur les médias sociaux. «Ça ne m’intéresse pas», lancent presque tous les patineurs, dans un évident élan d'orgueil. 

Pourtant, à en croire Laraque, la réalité 2021 des médias sociaux et l'importance que les joueurs lui donnent contribue justement à grossir le climat malsain entre athlètes, partisans et journalistes. 

«Les gars regardent vraiment tout. Et ils sont dérangés quand les gens les critiquent ou les insultent. Il n'y a pas un gars à qui ça ne fait rien. Je connais tellement de joueurs qui bloquent des usagers ou qui engagent des compagnies pour faire le tri des commentaires...

«En bout de ligne, c’est normal que les joueurs des Canadiens prennent ça à cœur... Surtout un gars comme Jo Drouin qui vient d’ici! Il veut savoir ce que les gens pensent de lui, donc il lit assurément tous les commentaires sur les réseaux sociaux. Il ne devrait peut-être pas le faire, mais c’est pratiquement impossible d’ignorer ce que les gens de chez toi disent à ton égard.»

Laraque poursuit.  

«Drouin ne peut pas se sauver... Il joue chez lui! Tous ces éléments mis ensemble font que ça peut vraiment être dur sur le moral d’un joueur québécois de jouer pour les Canadiens.»

Un message pour Jonathan Drouin... et les partisans!                             

Georges Laraque est probablement l’un des Québécois ayant le mieux réussi à gérer son passage avec les Canadiens au chapitre des relations publiques. On l'a toujours senti en contrôle. 

Lorsqu’on lui demande comment il a si bien su manœuvrer avec les médias et partisans, le sympathique colosse répond ceci. 

«J’ai décidé de me servir de mon rôle de joueur de hockey des Canadiens et de créer ma propre image de marque, ma plate-forme personnelle. En fait, jouer à Montréal, c’est l’occasion rêvée de bâtir ton après-carrière. Si tu es capable de t’élever au-dessus des médias et des critiques insensées, tu as tout en main pour te construire quelque chose de très beau. 

«Moi, j’ai choisi d’utiliser les médias et les réseaux sociaux pour que les gens apprennent à me connaître. Je jouais avec les journalistes et mes détracteurs. Ça a fait en sorte que dès l’annonce de ma retraite, plusieurs compagnies m’ont sollicité et j’ai aussi pu me trouver un emploi dans les médias (TVA Sports et 91,9 Sports). Je vais te confier une chose. Je savais très bien comment les médias fonctionnaient quand je jouais à Montréal. Je me suis donc arrangé pour y aller de commentaires percutants pour que tous les journalistes puissent souvent faire leur Une... Je m’amusais avec ça et ça m’a finalement beaucoup aidé pour la suite.»  

Crédit photo : Photo d’archives

Louis Leblanc, lui, avoue avoir traversé certains moments difficiles en regard à tout ce qui a pu se dire sur lui dans la métropole. Toutefois, assure-t-il, il préfère aujourd’hui se rappeler les moments positifs qu’il a vécus à Montréal. 

«En bout de ligne, ça reste du hockey. Quand tu as donné tout ce que tu pouvais donner, tu te dois d’être en paix avec toi-même. J’ai joué dans un Centre Bell plein à craquer et c’était formidable. Je suis reconnaissant pour ça. Montréal a ses mauvais côtés, mais aussi ses bons.»

Et s’il avait un conseil à donner à Jonathan Drouin, aujourd’hui, quel serait-il?

«Je lui dirais simplement de rester Jo Drouin. Il doit jouer comme il le désire et non pas comme les gens disent qu’il doit jouer. Il est certainement le mieux placé pour déterminer ce qui est bon pour lui ou pas.»

Un message bon pour Drouin, mais aussi pour Danault et surtout... pour plusieurs partisans/détracteurs du CH!