SPO - Légendes

Crédit : Photo Martin Chevalier

LNH

Pour le retour des Nordiques

Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

Aujourd’hui âgé de 64 ans, Peter Stastny garde un oeil attentif à ce qui se passe dans le monde du hockey, estimant que la ville de Québec mériterait d’accueillir à nouveau, un jour, un club de la Ligue nationale.

«Il devrait y avoir une équipe, a-t-il tranché. Malheureusement, il n’y avait pas de place dans l’est pour un club d’expansion. C’est ce qui explique l’arrivée du club à Las Vegas et le fait qu’on ait ensuite préféré Seattle. Mais on devrait maintenant déménager une équipe à Québec.»  

En suivant la carrière de son fils Paul, qui évolue avec les Jets de Winnipeg, Peter y va par ailleurs d’un intéressant point de vue.

«Avec un club à Québec, ç’aurait été parfait, cette saison, avec huit équipes canadiennes», a-t-il glissé, rappelant que la section Nord ne compte que sur sept formations en cette période de pandémie.

Le modèle de Winnipeg  

S’il se rangera toujours inconditionnellement derrière Québec, l’ancien numéro 26 des Nordiques appuie aussi ses propos par la situation des Jets, à Winnipeg.

«De voir Paul à Winnipeg, ça me rappelle mes beaux jours à Québec, a-t-il avoué. Les partisans des Jets sont passionnés par leur équipe, ils adorent le hockey et je sens que les joueurs aiment la ville. Il y a un esprit de famille, avec les entraîneurs et le directeur général.»

À ses 16 premiers matchs de la saison, Paul Stastny a récolté neuf points, dont trois buts, avec les Jets.

«Je trouve que Paul est un joueur très, très intelligent sur la patinoire, a qualifié Peter, à propos de son fils de 35 ans. Mais je n’ai jamais voulu lui mettre de la pression. Ce que je lui ai toujours dit, c’est d’avoir du plaisir... comme on en avait eu il y a 40 ans lors du match à Washington