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Ski et planche

Un résultat «solide», mais une performance à améliorer pour Marie-Michèle Gagnon

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Signe qu’elle skie maintenant à un autre niveau, Marie-Michèle Gagnon flirte avec le top 10 lorsqu’elle commet des erreurs. Lundi, au super-G de Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, la Québécoise s’est classée au 12e rang.

Celle qui est montée sur la troisième marche du podium au super-G de samedi présenté au même endroit a accusé un retard de 1,58 s sur la Suissesse Lara Gut-Behrami. La Slovaque Petra Vlhova (+0,28) et l’Autrichienne Tamara Tippler (+0,74) ont accompagné la gagnante sur le podium. 

«J’ai commencé la course un peu plus lentement et ensuite, j’ai fait une erreur en milieu de parcours, a commenté Gagnon qui était troisième au deuxième temps intermédiaire. Ce n’était pas mauvais et j’avais repris du temps.»

Comme à la course de samedi, c’est la section pentue nommée «Hell» où Gagnon a affronté son principal défi.

«La porte était plus facile qu’à la course de samedi et j’ai essayé quelque chose de différent, sauf que ça m’a fait perdre beaucoup de vitesse. Ce n’était pas la façon de faire. Il fallait que je sois plus progressive dans la pression mise dans le virage. J’avais le bon "timing", mais pas la bonne tactique», a précisé l’athlète de 31 ans.

«N’empêche, c’est un résultat qui est solide. Je sais que dans une journée moyenne comme aujourd’hui, je peux finir 12e et ce n’est pas mauvais, mais maintenant, je sais que je peux faire mieux que ça. C’est quand même encourageant.»

Domination 

Gut-Behrami domine le super-G avec ses quatre victoires consécutives en cinq courses disputées cette saison.

«Elle a une très belle confiance et elle est solide sur ses skis. C’est super bien de voir quelqu’un qui est aussi constante à chaque jour. Je pense que c’est possible de la battre éventuellement. Elle est dans une position où tous les athlètes rêvent d’être pendant un moment : être sur un nuage où tout va bien lorsque tu prends des risques», a commenté la skieuse de Lac-Etchemin, qui compte bien s’inspirer de la représentante de la Suisse afin de poursuivre sa progression.

«Je ne me compare pas à elle, car j’ai fait mon premier podium en cinq ans [samedi], mais je suis sur une bonne lancée. Être constante à toutes les fins de semaine, c’est la prochaine étape. Je suis très contente de ma progression en ce moment et je sais que j’ai le potentiel d’être aussi forte qu’elle.»