Marie-Michèle Gagnon sur le podium
Sportcom
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Sentant récemment qu’elle avait amélioré sa vitesse à l’entraînement, la skieuse québécoise Marie-Michèle Gagnon a confirmé ses impressions en compétition alors qu’elle a terminé au troisième rang du super-G de Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne.
Il s’agit d’un cinquième podium de Coupe du monde pour l‘athlète originaire de Lac-Etchemin. Son dernier datait de février 2016, alors qu’elle avait remporté le combiné de Soldeu, dans la Principauté d’Andorre.
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«Ça fait vraiment plaisir et je me suis surprise, a lancé Gagnon, qui monte pour la première fois sur un podium de super-G en Coupe du monde. J’ai fait une erreur que je croyais solide à l’entrée du dernier mur. J’étais sur les freins dans un virage et je pensais avoir perdu 10 positions. Mais finalement, c’était la même chose pour toutes les autres filles et j’étais vraiment surprise que ce soit assez pour un podium.
«Je pensais qu’il fallait une descente parfaite pour un podium, mais non», a poursuivi Gagnon, qui évalue avoir skié à 85% de ses capacités.
Gagnante à Crans Montana dimanche dernier, la Suisse Lara Gut-Behrami a une fois de plus été la plus rapide alors qu’elle a stoppé le chrono à 1 minute 15,70 secondes. La Norvégienne Kajsa Vickhoff Lie (+0,68 s) a suivi derrière, tandis que Gagnon a accusé un retard de 93 centièmes de secondes. L’Italienne Sofia Goggia a terminé quatrième, à seulement sept centièmes de seconde de la Québécoise.
Même si elle avait le dossard 29, la seule représentante du Canada inscrite a tout de même pu profiter de belles conditions dans le parcours.
Patiente dans sa transition
Âgée de 31 ans, Gagnon sent que les choses se replacent cette saison après quelques années de turbulence. La collaboration avec son nouvel entraîneur Hansjörg Plankensteiner est excellente et elle se sent bien sur les skis de son équipementier Head avec qui elle fait équipe depuis cette saison. Head a d’ailleurs monopolisé le podium samedi.
«La transition des épreuves de technique à celles de vitesse a pris du temps», a noté celle qui était auparavant une spécialiste de slalom et du slalom géant.
«Je me suis blessée à Lake Louise (en novembre 2017) et c’est ensuite que j’ai décidé de passer aux épreuves de vitesse. Revenir de cette blessure a été plus difficile que je le pensais du côté de la confiance et sur le plan mental, sauf que cela en a valu la peine. Je suis contente que l’équipe canadienne ait cru en moi, voyant que j’avais le potentiel.»
Un deuxième super-G sera présenté dimanche.