Canadiens de Montréal

«Les Canadiens n’ont pas besoin de Pierre-Luc Dubois»

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À l’heure actuelle, partout à travers la Ligue nationale de hockey (LNH), le nom de Pierre-Luc Dubois est sur toutes les lèvres. 

Au début du mois de janvier, le Québécois de 22 ans, prétextant un «désir d’évoluer dans un marché plus important», aurait demandé à son directeur général Jarmo Kekalainen d’être échangé.   

Depuis, Dubois, un joueur de centre de six pieds trois pouces et 218 livres, est évidemment au centre de plusieurs rumeurs et questionnements. 

Sera-t-il échangé? Si oui, quand? Où aboutira-t-il?

À Montréal, sans grande surprise, la question la plus populaire concernant le no. 18 des Blue Jackets est toutefois celle-ci : pourrait-il atterrir dans l’uniforme bleu, blanc et rouge du CH? 

«Les Canadiens n’ont pas besoin de lui. C’est aussi simple que ça. L’équipe va très bien actuellement.»

Ces paroles sont celles de l’ancien joueur de centre des Canadiens David Desharnais. 

Aujourd’hui porte-couleur du club de hockey de Fribourg-Gotteron, en Suisse, le Québécois continue néanmoins à suivre ce qui se passe du côté de la LNH. 

Évidemment, le dossier Pierre-Luc Dubois a attiré son attention. 

«C’est sûr que lorsqu’un gars aussi talentueux que Dubois demande une transaction, ça fait beaucoup de bruit», précise l’ancien no. 51 de la Sainte-Flanelle. 

Crédit photo : Photo d'archives, Martin Chevalier

Desharnais avoue toutefois ressentir un certain malaise avec le fait de voir un joueur de seulement 22 ans exiger un échange. 

«Ça envoie un drôle de message aux coéquipiers qui se battent à tes côtés depuis plusieurs années. En même temps, je ne suis pas dans les souliers de Dubois et je sais que John Tortorella peut être particulier avec ses joueurs. Plusieurs joueurs ont semblé, ces dernières années, vouloir quitter Columbus. 

«Mais à mon avis, Pierre-Luc devrait être fier de jouer pour cette équipe-là. Tu as 22 ans et c’est l’équipe qui t’a repêché. J’aurais aimé voir un peu plus de fierté dans son cas, je crois. Pourquoi ne s’arrange-t-il pas pour mener cette équipe aux grands honneurs?»

Desharnais a également souhaité commenter la situation entourant le fameux match de jeudi soir, où Dubois a été cloué au banc pendant les deux dernières périodes d’un match contre le Lightning. 

«C’est dommage, mais Tortorella, qu’on l’aime ou non, est là pour gagner. Si ton joueur ne se donne pas et que tu penses qu’il va te faire plus mal que de bien sur la patinoire, tu le gardes avec toi au banc. C’est comme ça.»

Pour revenir à la possibilité de voir Dubois se retrouver à Montréal, l’attaquant originaire de Laurier-Station avoue qu’il se questionne drôlement sur la pertinence d’une telle acquisition. 

«Veux-tu vraiment changer la chimie qu’il y a à Montréal présentement? Oui, Dubois est un joueur extraordinaire. Mais peut-être que son attitude ne sera pas bonne. Je te rappelle qu’il vient de demander à être échangé à seulement 22 ans. Tu ne sais jamais dans quoi tu t’embarques dans ce temps-là... C’est un gros gamble

L’année du CH?  

Évidemment, Desharnais suit avec attention tout ce qui entoure la division canadienne de la LNH. 

Il avoue être très impressionné par les Canadiens et se risque même à y aller d’une audacieuse prédiction les concernant. 

«L’équipe est épatante! Tu vois que la profondeur du club est excellente. Chaque match voit un héros différent se lever. L’attaque est très équilibrée et la défensive est robuste à souhait.

«Vraiment, s’il ne se rendent pas en finale de conférence, je serais très, très surpris. De la façon dont joue le CH présentement, les autres équipes n’ont tout simplement aucune chance.»

Le futur de McDavid... est-il à Edmonton?  

Desharnais est également attentif à ce qui se passe du côté d’Edmonton où la formation albertaine, malgré tout son talent, en arrache... encore une fois! 

Le Québécois a joué 18 parties avec les Oilers en 2017 et avoue ne pas comprendre à 100% la raison pour laquelle l’équipe peine tant à prendre son envol. 

«Ils ont tellement de talent. C’est dur à expliquer. Mais selon moi, ils ne jouent pas de la bonne façon. Ils veulent remporter des matchs 6-5 et ne semblent pas trop intéressés aux matchs défensifs à proprement dit. En plus, ils n’ont pas vraiment un grand soutien de leur gardien jusqu’ici...

«Je crois que tôt ou tard, le talent va finir par les sortir de l’embarras. Je ne peux pas croire que ce ne sera pas un jour le cas. Mais ils doivent arrêter de tricher constamment. Si les joueurs des troisième et quatrième trio n’accordent pas de buts, cette équipe-là a de bonnes chances de remporter sa part de matchs. Quand tu as McDavid et Draisaitl sur tes deux premières unités, disons que tu t’assures de quelques filets...»

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Crédit photo : AFP

Parlant de McDavid, l’auteur de ces lignes n’a pu s’empêcher de demander à Desharnais s’il craignait, un jour, de voir le no. 97 demander une transaction ou à tout le moins faire quelques vagues advenant une réalité où les saisons continueraient d’être difficiles à Edmonton.  

«Je me souviens qu’à seulement 19 ans, Connor s’était levé dans le vestiaire après une défaite et il y était allé d’un discours des plus clairs sur sa volonté à vouloir gagner. Il y avait, à cette époque-là, des vétérans comme Lucic, Kassian et Maroon dans le vestiaire. Tous les gars avaient été épatés par le désir de vaincre de McDavid, mais surtout par la façon dont il s’y était pris pour le transmettre... à seulement 19 ans, je le rappelle!

«Cela dit, je crois que même si Connor voue une importance extrême à la victoire, il aime Edmonton. Il n’a que 24 ans et je crois qu’il ne sent pas encore que la fin est proche pour lui. Ovechkin a dû attendre plusieurs années avant de goûter à de longues séries. Je me dis toutefois qu’on devra mieux entourer McDavid un jour ou l’autre...»

Note : David Desharnais a démenti certaines rumeurs stipulant qu’il voudrait prendre sa retraite la saison prochaine. 

«Si le contexte sanitaire le permet, c’est sûr que je veux poursuivre ma carrière. C’est le paradis, ici!»