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Wimbledon: la superbe leçon de persévérance de Christopher Eubanks, qualifié pour les quarts de finale

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-07-11T16:25:50Z

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LONDRES | Un grand sourire aux lèvres, les deux pouces en l’air, Christopher Eubanks a célébré lundi sa grande victoire aux dépens du Grec Stefanos Tsitsipas. Jusqu’à présent, ce ne sont donc pas les privilégiés ayant eu accès au central du All England Club qui ont vu s’écrire l'une des plus belles histoires de la quinzaine.

Ce sont plutôt ceux ayant dû se rabattre sur des billets pour le plus petit court 2 qui ont assisté au triomphe d’un joueur qui s’est longuement questionné à savoir s’il avait le niveau de jeu pour continuer sa carrière, face au cinquième favori du tournoi. 

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Car il y a deux ans, pendant la pandémie, l’Américain était classé hors du top 200. Il avait alors 25 ans. «Écoute, si je suis encore dans les 200 l’an prochain sans que ce soit dû à des blessures, je ferai autre chose de mon temps», avait-il dit à son agent.

Christopher Eubanks et Stefanos Tsitsipas se serrent la main après leur match de ronde des 16 à Wimbledon, lundi.
Christopher Eubanks et Stefanos Tsitsipas se serrent la main après leur match de ronde des 16 à Wimbledon, lundi. Photo AFP

Le maigrichon verbomoteur

L’anecdote, il l’a contée aux journalistes après sa victoire au deuxième tour. Eubanks a toujours beaucoup de choses à dire aux représentants des médias. L’Américain est un verbomoteur. 

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«Quand il est arrivé à Georgia Tech, c’était un géant [6 pi 7 po] maigrichon de 154 lb. On ne parvenait pas à lui faire prendre du poids parce qu’il aimait mieux parler que manger!» a raconté à L’Équipe son entraîneur au niveau universitaire, Kenny Thorne. 

Ce n’est pas pour rien que, parallèlement à sa carrière de joueur qui stagnait, Eubanks a commencé à être analyste pour Tennis Channel. Un rôle qu’il aime, et qu’il souhaite continuer à remplir. 

Impensable il y a quelques mois

Mais ce ne sera pas pour cette semaine: mercredi, le puissant serveur au revers à une main disputera plutôt son premier quart de finale dans un tournoi majeur face au Russe Daniil Medvedev, troisième tête de série à Londres. 

Cette phrase, elle semblait impensable il y a quelques mois à peine, quand Eubanks écumait les tournois Challenger, bien loin du faste du All England Club. 

Le premier vrai grand déclic de sa carrière, il s’est fait au Masters de Miami cette année, où, issu des qualifications, le sympathique gringalet – si l’on se fie au site de l’ATP, il n’a pris que 10 lb depuis ses années universitaires – a atteint les quarts, avant de tomber devant... Medvedev. 

Le natif d’Atlanta a alors percé le top 100 pour la première fois de sa carrière. Il a continué à jouer sur le circuit Challenger, un peu, avant de tenter sa chance à Roland-Garros, où la malchance du tirage au sort l’a fait tomber sur le Danois Holger Rune, sixième favori. 

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Merci à Clijsters!

Puis, est venu le gazon. Cette surface qu’il n’aimait pas. Il s’est incliné dès le deuxième tour du Challenger de Surbiton. 

Désespéré, il a envoyé un message texte à une ancienne numéro 1 mondiale, la Belge Kim Clijsters, qu’il a publié après avoir remporté le premier titre ATP de sa carrière... quelques jours plus tard, sur l’herbe de Majorque. 

«Salut Kim, le gazon est la surface la plus stupide pour jouer au tennis!» y avait-il écrit. Clijsters lui a répondu avec plusieurs conseils. 

Des remarques qui, visiblement, ont porté leurs fruits, et qui pourraient valoir à la championne une commission, «si elle le demande», a lancé le sympathique Américain. 

«Les rêves deviennent réalité»

Et que retiendra-t-il de cette quinzaine inattendue à Londres, le nouveau membre du top 40 (au minimum), quand celle-ci prendra fin?

«Que j’aime le gazon», a-t-il répondu. 

Mais aussi, «que les rêves deviennent réalité». 

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