Wilkens Mathieu et le marathon de la boxe
Il disputera sept combats cette année


Dave Lévesque
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QUÉBEC | Wilkens Mathieu n’a que 19 ans et il avale les combats comme un routier avale les kilomètres, comme un marathonien olympique.
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On n’est qu’à la mi-août et il disputera déjà son cinquième combat en 2024. Mathieu (9-0, 6 K.-O.) affrontera samedi au Centre Vidéotron l’Argentin Facundo Galovar (15-11-2, 9 K.-O.) qui avait amené Mehmet Unal à la limite en mars dernier au Casino de Montréal. Galovar a eu du mal à faire le poids puisque le contrat a été changé vendredi matin pour établir le poids limite à 178 lb et il a tout de même atteint 180,9 lb lors de la pesée.
«Je vais finir avec sept [combats] parce que je sais qu’après ce gala, j’ai deux autres combats prévus d’ici la fin de l’année», a-t-il expliqué lors de la conférence de presse de jeudi.
«En 2025, on va réduire un peu la cadence, on va faire des huit et des dix rounds, donc ça va peut-être être quatre ou cinq combats par année maximum.»
À la maison
C’est une fois de plus le retour de l’enfant prodigue puisque, même s’il s’est installé à Montréal pour s’entraîner, Mathieu a grandi à Québec. Et ses frères Lexson et Kensley étaient une fois de plus présents pour le soutenir. Ils ne ratent pas une sortie publique de leur frère cadet.
«Je ne m’attendais pas de revenir si vite à Québec, mais tant mieux, a lancé Wilkens Mathieu avec enthousiasme. C’est mon dixième combat, c’est vraiment significatif.»
En janvier dernier, lors de sa première visite au Centre Vidéotron, il l’avait emporté par décision unanime contre le Mexicain Jose Arias Alvarez.
«Je suis autant excité que la première fois parce que maintenant je sais à quoi m’attendre. La première fois, j’ai été vraiment surpris de l’accueil que j’ai eu», a-t-il admis.
Stable
Quand on discute avec Wilkens Mathieu, on oublie rapidement qu’on a un ado de 19 ans devant nous. C’est un jeune homme charmant, chaleureux, articulé, sérieux et déterminé qui parle.
N’empêche que cet enchaînement de combats – il en a disputé neuf depuis qu’il est devenu professionnel en février 2023 – doit finir par peser un peu lourd physiquement et surtout mentalement.
«Je gère bien mes émotions et ça m’aide à bien performer, assure-t-il. C’est sûr que ça me met un peu plus de pression, mais c’est tant mieux parce que c’est ce qui me fait mieux performer.
«Il n’y a pas grand-chose qui me met sur les nerfs. Je ne suis pas très émotif et quand je le suis, je n’ai pas tendance à le montrer, je reste calme, c’est la clé dans toutes les sphères de la vie.»