Victoire du Canadien en prolongation: Fin parfaite pour match imparfait


Jonathan Bernier
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L’hommage à Ken Dryden, la présentation des joueurs qui, pour l’occasion, avaient choisi leur propre chanson d’entrée, l’interprétation des hymnes nationaux: l’exécution des cérémonies d’ouverture de cette saison que l’on veut prometteuse était parfaite. On ne peut pas en dire autant du jeu du Canadien.
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Les hommes de Martin St-Louis ont possiblement disputé leur pire match depuis le début de la campagne. Du moins, du point de vue défensif. Passes imprécises, mauvaises décisions, couvertures déficientes. Autant d’accrocs qui ont forcé les Montréalais à causer une multitude de revirements et offert au Kraken l’occasion de revenir de l’arrière à trois occasions et même, à un certain moment, de prendre les devants.

Néanmoins, le Canadien a trouvé une façon de gagner en prolongation. Une victoire de 5 à 4 acquise grâce à un tir parfait de Cole Caufield. Quelques secondes auparavant, St-Louis avait eu la vivacité d’esprit de commander un temps d’arrêt pour permettre à Nick Suzuki, Lane Hutson et Caufield de reprendre leur souffle. Une décision prise... au parfait moment.
Ce faisant, le Canadien a porté à 13 sa séquence de matchs de saison régulière sans défaite en temps régulier au Centre Bell (11-0-2). Le dernier revers à domicile encaissé au terme des 60 minutes remonte au 9 février, contre le Lightning.
Difficile en zone défensive
Ce qu’il y a d’encourageant, c’est que le Tricolore est parvenu à sortir vainqueur d’un autre match où ça n’allait pas tout à fait à son goût. À l’image de sa visite à Chicago.
Le genre de soirée où, à force de subir la pression de l’adversaire et de courir partout dans sa zone, il aurait autrefois fini par échapper le match.
Il faut dire que le Canadien a maintenant les armes nécessaires pour se sortir du pétrin in extremis. Un luxe qu’il n’avait pas il n’y a pas si longtemps. Il devra quand même voir à nettoyer son jeu en zone défensive.
Sur les quatre buts qu’il a accordés, Samuel Montembeault n’y pouvait pas grand-chose. Sur le premier, Jaden Schwartz était seul dans l’enclave. Sur le troisième, celui de Jamie Oleksiak, il n’a jamais vu la trajectoire du tir tellement il y avait de la circulation devant lui.Sur le quatrième, Jared McCann s’est moqué d’Arber Xhekaj pour décocher un tir de l’enclave sans être importuné.
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On attend l’attaque massive
L’autre bonne nouvelle, c’est que la production est venue de trois des quatre trios. Il n’y a que celui composé de Patrik Laine, Jake Evans et Josh Anderson qui n’a pas été en mesure de toucher la cible.
Il ne faut pas s’en surprendre. Depuis le début de la campagne, les occasions de marquer de cette unité se comptent sur les doigts d’une main. Au moins, Laine s’est fait complice du premier but de la saison d’Ivan Demidov. Un bijou réussi grâce à de la patience et de la dextérité.
D’ailleurs, ce but est survenu quelques secondes après qu’une punition à Mason Marchment se soit terminée. Blanchie lors de ses deux présences sur la patinoire, l’attaque massive du Tricolore n’a donc produit que deux buts en 12 occasions lors des deux derniers matchs.
Ce n’est pas avec deux tirs au but qu’il sera possible de renverser cette tendance.