Reconstruction du CH: «Ça s’en vient», dit Geoff Molson
Geoff Molson respire la confiance après avoir mis sous contrat Hughes et Gorton pour 5 autres années

Jonathan Bernier
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La reconstruction du Canadien vient d’entrer dans une nouvelle étape. L’avenir de la formation n’a jamais été aussi rose au cours des 30 dernières années. Devant ce constat, Geoff Molson a choisi de reconduire le mandat de Jeff Gorton et Kent Hughes, les deux architectes de sa concession, pour cinq années supplémentaires.
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À moins d’une hécatombe, le duo embauché de façon séparée au cours de l’hiver 2021-2022 sera donc en poste jusqu’au terme de la campagne 2031-2032.
« Je voulais m’assurer de les avoir à long terme avec nous. Je veux leur donner le temps d’amener notre plan encore plus loin », a lancé le propriétaire du Canadien, à quelques heures du match inaugural de sa formation.

« Je pense que notre équipe sera bonne pour encore plusieurs années. Cependant, on n’a encore rien gagné, a-t-il poursuivi. Je trouvais important de les avoir le plus longtemps possible pour maintenir notre culture. »
Ils se complètent bien
Si Molson s’est empressé d’accorder une prolongation de contrat à ses deux hommes de hockey, c’est qu’ils lui ont prouvé qu’ils savaient ce qu’ils faisaient.
« Jeff est arrivé avec 28 ans d’expérience. Il avait participé à deux reconstructions, à Boston et à New York. Il comprenait comment bâtir une organisation, a rappelé Molson. Kent, lui, est arrivé avec beaucoup d’expérience en termes de gestion de joueurs et de contrat. Ensemble, les deux se complètent très bien. »
Au moment de l’embauche de Jeff Gorton en novembre 2021, l’équipe n’allait nulle part. Le printemps précédent, elle s’était inclinée en finale de la coupe Stanley. Une illusion dans une période sombre de la concession.
Beaucoup de changements
La réalité était que, sans la pandémie et les différents scénarios de séries éliminatoires qui en ont découlé, le Tricolore se serait dirigé vers une cinquième exclusion consécutive du tournoi printanier. Une sixième en sept ans.
Aujourd’hui, les survivants de cette époque sont peu nombreux. Les principaux joueurs de la formation sont tous âgés de 26 ans et moins.
« La reconstruction se poursuit, mais au cours des trois premières années, on a vu beaucoup de changements au sein de l’organisation », a rappelé Molson.
L’implantation d’une culture gagnante, les transactions judicieuses et des mises sous contrats justes ont jeté les bases d’une formation qui pourrait, dans un avenir rapproché, voir grand.
« Quand tout ça a commencé, en novembre 2021, et qu’on parlait de reconstruction, on parlait d’une période de trois à sept ans, a mentionné l’homme d’affaires. On est rendu autour de la quatrième année et ça va bien. »
« Est-ce que c’est l’équipe qui ira jusqu’au bout ? s’est-il demandé. On verra. Je sais qu’il y a encore du travail à faire, mais au moins, maintenant, on voit que ça s’en vient. »
Six joueurs jusqu’en 2030 au moins
Avec la récente mise sous contrat de Lane Hutson, jusqu’au terme de la saison 2033-2034, six joueurs du noyau de l’équipe (Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Noah Dobson, Kaiden Guhle et Hutson) sont sous contrat au moins jusqu’en 2030.
Quand Geoff Molson soutient que « ça s’en vient », on n’a pas le choix de le croire.
Les deux parties voulaient régler rapidement
Quand vous mettez le doigt sur la bonne recette, ils sont plusieurs à tenter de vous la soutirer. Geoff Molson l’a vécu au cours des derniers mois.
Le succès que connaît Jeff Gorton à la tête du département hockey de la formation montréalaise est tel que, à au moins trois occasions, des rivaux du Tricolore ont demandé au propriétaire la permission de s’entretenir avec lui. Chaque fois, ils ont reçu une fin de non-recevoir.

« Jeff est une pièce importante de notre plan. Il est maintenant le président de nos opérations hockey », a-t-il déclaré. C’est sûr que je ne voulais pas qu’il parte. Mais, le plus important, c’est que lui non plus ne voulait pas partir. »
Néanmoins, cette prolongation de contrat, tout comme celle de Kent Hughes, viendra tuer dans l’œuf tout désir de les attirer loin de Montréal.
Du travail pour deux
D’ailleurs, près de quatre ans plus tard, Molson ne regrette pas d’avoir confié à deux hommes le redressement de sa concession.
« Quand j’ai annoncé l’embauche de Jeff, j’étais persuadé que ça devait être le travail de deux personnes. Je le crois encore plus aujourd’hui, a affirmé Molson. Surtout dans notre marché, avec deux langues et tous les médias, c’est important. »
Au-delà de cette tâche de représentation, Molson mentionne qu’il y a aussi des avantages au niveau des décisions de hockey.
« Dans une négociation comme celle avec Lane (Hutson), ça prend un effort d’équipe. Ultimement, c’était le travail de Kent de le faire signer, mais ils ont travaillé de près ensemble, a-t-il expliqué. Et ça va très bien entre eux. »
D’ailleurs, si on raconte que ce fut parfois corsé entre Gorton, Hughes et le clan du défenseur, les négociations entre Molson et ses deux employés n’ont, apparemment, pas traîné.
« Ce ne fut pas une décision difficile à prendre et ce ne fut pas compliqué. Les deux voulaient rester, alors on s’est entendu très rapidement. »
Rendez-vous, donc, dans six ans. Si le plan fonctionne, il y aura alors une autre bannière au plafond du Centre Bell.