Vêtements seconde main: des friperies demandent l’abolition de la taxe
Amélie Paquette
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Une commerçante de Sherbrooke dénonce le fait que les vêtements usagés pour enfants soient taxés. Elle demande au gouvernement de François Legault d’abolir la TVQ sur ces articles.
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La propriétaire de la boutique Bébémeghan à Sherbrooke est fréquemment interrogée par ses clients sur les taxes qui sont ajoutées sur des articles ayant déjà été taxés lorsqu’ils étaient neufs.

Après réflexion, Annick Leclerc a décidé de lancer une pétition sur le site de l’Assemblée nationale. Elle demande au gouvernement d’abolir la TVQ sur les morceaux de seconde main destinés aux enfants. Lundi après-midi, la pétition avait été signée par près de 1 700 personnes.

«Il faut que ça cesse. Il faut vraiment qu'il y ait un changement qui soit fait par rapport à ça. Oui, pour aider le portefeuille des familles, mais enlever la taxe qui est rechargée, on est tanné de payer la taxe sur le même morceau plusieurs fois, ça n'a pas sens», indique Annick Leclerc, qui estime qu’un article pour enfant peut parfois être revendu une dizaine de fois, s’il est peu utilisé et en bon état.
La proposition raisonne aux quatre coins du Québec. Une trentaine de boutiques de seconde main appuient la démarche. C'est le cas de la friperie Uni-Vert, qui est implantée au centre-ville de Sherbrooke depuis deux ans.

«15$ sur chaque 100 piastres, c'est énorme. Il y a des clients qui vont arriver ici, ils vont magasiner, ils vont avoir 4$. Ils savent qu'ici 4$, c'est quatre vêtements. Quand ils arrivent au comptoir, il faut qu'ils en enlèvent un parce qu'il y la taxe», déplore Célina Lebrun, la propriétaire de la friperie Uni-Vert.
La députée de Sherbrooke, Christine Labrie, joint aussi sa voix à ce mouvement. Elle a accepté de marrainer la pétition.
«J'espère que le gouvernement va être à l'écoute de ça parce qu'eux aussi en cherchent des solutions. Puis bien honnêtement, ils n'en ont pas trouvé beaucoup jusqu'à maintenant pour aider les familles face à l'inflation. Ils pourraient mettre ça très rapidement en œuvre cette solution-là», déclare la députée.
La propriétaire de la boutique Bébémeghan espère que sa demande dépasse les frontières de la province, et trouve appui à Ottawa pour que la TPS soit aussi enlevée.