Concurrence des géants chinois: la lourdeur administrative, «l’épée de Damoclès» des commerces au détail du Québec
Agence QMI
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Face aux grandes firmes chinoises comme Temu et Shein, les petites entreprises québécoises ont peu de chance, d’après le Conseil canadien du commerce de détail. La lourdeur administrative des règles du Québec ne les aiderait pas dans leur lutte pour leur survie.
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Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) a demandé au gouvernement d’intervenir pour surveiller les plateformes chinoises qui livrent une concurrence déloyale.
«On est plusieurs associations économiques à avoir demandé ça depuis un bon moment», a avancé le président de la section québécoise du Conseil canadien du commerce de détail, Michel Rochette, pendant l’émission À vos affaires.
Cet appel à l'aide sert à protéger le public, mais également à défendre les détaillants qui travaillent au Québec, avec pignon sur rue et qui font vivre des individus, ne soient pas désavantagés par la compétition chinoise.
Cependant, les multiples règles administratives appliquées aux commerces québécois sont nombreuses et peuvent être sévères ou compliquées, a avancé Michel Rochette.
Issues de plusieurs ministères, elles peuvent même se contredire. «L’intention d’origine est toujours la bonne, mais à un moment donné, il y a tellement de lourdeur administrative que le détaillant, il a une épée de Damoclès sur la tête», a-t-il expliqué.
• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Il a pris en exemple, jeudi, les règles de français pour les appellations des produits.
Lorsqu’il est question des instruments de musique, les noms ne sont pas traduits pour rester identiques à ceux vendus dans le reste du monde. Il est donc possible de l’acheter en ligne, mais à risque d’une poursuite s’il est vendu sur une étagère d'un commerce.
Avec les coûts élevés, plusieurs facteurs «augmentent la pression sur les épaules des détaillants» au sein d’un environnement d’affaires «qui n’est pas simple».
«On dit souvent au gouvernement: quand vous mettez des règles en place, d’abord assurez-vous de donner un peu de prévisibilité, mais assurez-vous d’une certaine forme d’équité», a dit le représentant du Conseil canadien du commerce de détail.
«Si vous l’appliquez, vous l’appliquez à tout le monde, et pas seulement lorsqu’on est détaillant au Québec», a conclu Michel Rochette.
Les données du Conseil québécois du commerce de détail révèlent que 34% des Québécois ont magasiné sur Temu et 25% chez Shein au cours des six derniers mois.
- Pour visionner l'entrevue en entier, cliquez sur la vidéo ci-dessus.