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Les friperies québécoises submergées de vêtements Shein et Temu de mauvaise qualité

TVA Nouvelles

2025-11-08T20:15:51Z

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La popularité des plateformes Shein et Temu cause beaucoup de maux de tête aux magasins de vêtements usagés québécois.

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Au cours des six derniers mois, 26% des consommateurs du Québec ont effectué des achats auprès de Temu, et 20% auprès de Shein.

Or, un volume de plus en plus imposant de vêtements achetés sur ces plateformes aboutit dans les friperies qui ne savent plus trop quoi en faire.

Ces articles sont souvent de si mauvaise qualité qu’ils ne peuvent pas être remis sur les tablettes. En plus de l’augmentation des frais de triage, la question du recyclage de ces vêtements pose également problème.

Capture d'écran TVA Nouvelles
Capture d'écran TVA Nouvelles

«Les techniques de recyclage ont été mises en place pour la majorité du textile qui est existant depuis des décennies. Shein et Temu arrivent avec une complexité et une mixité de textiles pour réussir à faire à ces prix-là. Ils changent les règles. Donc, c’est sûr et certain que ça [nous force à redéfinir] un peu le modèle de recyclage et [à reconsidérer] les recherches qui ont eu lieu depuis les 20 dernières années pour recycler le textile», a expliqué au TVA Nouvelles le directeur général de Renaissance Québec, Éric St-Arnaud.

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Le Conseil québécois du commerce de détail qualifie carrément de «concurrence déloyale» la présence de ces plateformes, puisqu’elles ne respectent pas les normes fiscales et environnementales canadiennes. L’organisation se dit par ailleurs déçue qu’aucune mesure pour freiner l’implantation de ces bannières ne se retrouve dans le budget déposé par le ministre François-Philippe Champagne.

Capture d'écran LCN
Capture d'écran LCN

«Si rien n’est fait, c’est la mort des commerces. C’est impossible de continuer de voir cette progression quand vous avez des prix qui sont [de] 5 à 10 fois inférieurs à la réalité. Donc, on voit une baisse naturellement de prix au niveau des magasins. Et quand vous savez qu’au Québec, 80% des 42 000 commerces ont moins de 20 employés, c’est impossible de faire face à de telles choses», a affirmé le PDG du Conseil québécois du commerce de détail, Damien Silès, en entrevue au TVA Nouvelles.

De son côté, Shein assure que «des processus de qualité rigoureux» sont appliqués sur ces produits, «afin de garantir que les articles [...] répondent aux normes internationales en matière de sécurité, de durabilité et de confort».

«Nous effectuons chaque mois des contrôles aléatoires sur une sélection de produits. Ces contrôles comprennent différents tests, en fonction du type de produit, de sa composition et des risques associés», a précisé l'entreprise dans un message envoyé à TVA Nouvelles.

– Avec les informations de Marc-Antoine Nunez.

Pour voir les explications complètes, visionnez la vidéo ci-haut.

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