Vague d’amour québécoise pour Tom Brady
Le légendaire joueur a été intronisé au Temple de la renommée des Patriots, mercredi soir


Stéphane Cadorette
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FOXBOROUGH | Tom Brady a toujours eu sa légion d’admirateurs au Québec et dans le lot de stationnement 51 aux abords du Gillette Stadium avant la cérémonie d’intronisation au Temple de la renommée des Patriots, le français est pratiquement devenu la langue officielle.
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Bon, on exagère un brin, mais quand même ! Les partisans québécois qui ont fait le voyage étaient nombreux, au point où un Américain plus ou moins au fait de la géographie s’est présenté à sa façon.
« Shit ! Sans blague, vous êtes vraiment partis du Québec pour ça ? Il faut combien de temps pour se rendre ici ? Quelque chose comme 16 heures ? », a-t-il hurlé, tandis que les effluves fumés émanaient déjà du grill, quatre heures avant la cérémonie.
Pendant que Martin Massé, de Entre 2 tailgates, s’apprêtait à bourrer la panse de ses compatriotes avec des côtes de veau, steaks, saucisses et quelques légumes pour la forme, tous se remémoraient leurs plus beaux souvenirs entre deux gorgées de houblon.

« On était ici à se geler les fesses sur les bancs de parc du vieux Foxboro Stadium dans les années 1990 pour des Patriots avec des fiches de 4-12. On n’aurait jamais osé rêver à six championnats. Aujourd’hui, c’était impossible que je rate ça. C’est la fin d’une ère », a souligné Patrice Charest.

Un fils nommé Brady...
Parmi les fans finis québécois, se trouvait nul autre que Louis-Philippe Neveu, directeur général de TVA Sports, en compagnie de son fils Simon.
« LP » est branché par intraveineuse aux Patriots depuis plus de 30 ans et végète malgré lui sur la liste d’attente pour des billets de saison depuis 20 ans.

Il voue une admiration infinie au numéro 12 et à ses innombrables exploits. Au point où son autre fiston porte le deuxième prénom de Brady. Oui, oui, Thomas Brady Neveu.
« J’étais ici au dernier match en séries de Tom Brady. Je suis revenu le voir en avion quand il jouait avec les Buccaneers pendant la COVID et que la frontière terrestre était fermée. Je n’aurais raté ce moment pour rien au monde », a-t-il fièrement lancé.
Stéphane Cadotte (aucun lien de parenté avec votre humble serviteur dont le nom est plus que semblable) regardait les Patriots dans le sous-sol de papa en septembre 2001 lorsqu’un événement potentiellement cataclysmique s’est produit.
Depuis les débuts
Drew Bledsoe, le quart-arrière des Patriots, a été pulvérisé par la défense des Jets de New York et un jeune blanc-bec du nom de Tom Brady a trottiné nonchalamment sur le terrain pour prendre le relais. Le reste a fait l’histoire, comme on dit.
« Je l’ai vu embarquer et devenir un joueur spécial. Depuis, je vais voir quatre ou cinq matchs des Patriots par année. J’ai des toiles de Brady chez moi. Il est mon idole, mon man crush », a raconté en riant le partisan de Terrebonne.
« Je vais te dire une affaire : Patrick Mahomes ne battra jamais ses records », a-t-il continué, tandis que son paternel ajoutait « ah ben lui je l’haïs ! ».
Vincent Raymond avait 23 ans et terminait ses études en 2001 quand il a eu l’occasion d’avoir des billets de saison. Sans grande fortune, il s’est organisé avec un contact pour partager les coûts, mais dès l’éclosion du phénomène Brady, il a déniché les fonds pour ne plus partager son privilège. Il a même déboursé depuis pour assister à trois présences des Patriots au Super Bowl.
« Quand ils ont annoncé en septembre que la cérémonie serait le 12 juin, c’était réglé, j’allais être là. Tom a rendu tellement de gens maniaques de football », a-t-il mentionné lorsqu’on lui a demandé quel héritage Brady laissait en plus de ses records.
« Une grosse place dans nos vies »

À ses côtés, sa conjointe Julie Villeneuve n’aurait rien raté non plus. À tel point que durant le déplacement en voiture, elle a même suivi pendant deux heures une téléconférence à son travail. Rien de trop beau !
« Tom Brady occupe une vraie grosse place dans nos vies », a-t-elle dit, pendant que son conjoint approuvait, pas jaloux du tout.
Après tout, il peut largement se consoler. Sa Julie a passé plusieurs après-midi et soirées avec le beau Tom, mais c’est avec Vincent qu’elle déjeune tous les matins en racontant les exploits de la veille sur le terrain.