Une vague d’amour pour Rodger Brulotte

Mylène Richard
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C’est toute une dose d’amour que les Québécois ont offerte à Rodger Brulotte, jeudi, lors d’une émouvante chapelle ardente en l’honneur de l’ancien journaliste, analyste et chroniqueur sportif décédé le 20 mars à 79 ans.
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Dans l’enceinte du Stade IGA, situé sur la rue Gary-Carter et dans le parc Jarry, où tout a commencé pour Rodger et les Expos en 1969, des milliers de gens ont défilé.
« Ça m’aide beaucoup à passer à travers le deuil que je vis. Ça fait vivre Rodger, ça le garde vivant, avec nous. Je sens qu’il a touché les gens, les amis, la population, plusieurs personnes », a mentionné sa veuve, Pascale Vallée.
Des anecdotes et des histoires, Mme Vallée en a entendu plusieurs de monsieur et madame Tout-le-Monde. Rodger Brulotte allait à la rencontre des gens, mais, jeudi, ce sont les gens qui sont venus à lui.
« C’était la voix du baseball au Québec et ce ne sera plus la même chose sans lui », a exprimé Stéphane Demers, un résident de Terrebonne de 61 ans.
Nostalgie
En faisant la file, le public a pu visionner le dernier match des Expos, décrit et analysé par M. Brulotte et Denis Casavant. « Nos Amours » s’étaient inclinés 8 à 1 face aux Mets au Stade Shea de New York, le 3 octobre 2004, avant de déménager à Washington.
Près du cercueil fermé, sur lequel était posée une banderole où il était inscrit « Bonsoir, je suis parti ! », en référence à l’expression inventée par le défunt, trois chandails des Expos, du Canadien et des Alouettes étaient exposés, tous avec le numéro 7 du légendaire Mickey Mantle, des Yankees de New York, l’idole de M. Brulotte.
Au-dessous, Rodger saluait la foule sur deux immenses photos de lui vêtu de blanc.

Émotifs
Avant que la population générale ne puisse entrer, de midi à 19 h, des dignitaires ont eu un accès privilégié.
« Ç’a été un honneur de connaître Rodger. Beaucoup de Québécois ont une vie plus belle grâce [à lui] », a tenu à dire le premier ministre du Québec, François Legault.
D’autres, comme Michel Bergeron, Claude Mailhot ou Claude Raymond, étaient très émotifs en rendant hommage à leur ami de longue date.
« Je suis pas loin d’avoir un peu de larmes, c’est sûr que ce n’est pas facile », a reconnu le barbier Ménick.

Même la mascotte Youppi ! s’est recueillie près de son cocréateur.
Ces personnalités, à l’instar de Pierre Karl Péladeau, Tony Marinaro, Jean-Charles Lajoie, Denis Casavant et son fils Mathieu, Yvon Lambert, Jean-Luc Brassard, Yvan Cournoyer, Marc Griffin, Justine et Maxime Dufour-Lapointe ainsi que Lucian Bute, se sont succédé aux côtés de Mme Vallée pour lui présenter leurs condoléances.

Une rue à son nom ?
La nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a indiqué vouloir trouver une façon d’honorer la mémoire de M. Brulotte, un fier ambassadeur pour la métropole québécoise. Peut-être une rue ou un parc à son nom.
« On a une commission de la toponymie, et je pense qu’il mérite qu’on le reconnaisse. Trouvons la meilleure chose. On va parler aussi avec la famille », a-t-elle souligné.
L’ancien maire montréalais et grand amateur de baseball Denis Coderre a d’ailleurs lancé récemment une pétition pour renommer la station de métro Viau, située près du Stade olympique, en l’honneur de Rodger Brulotte.
▶ Une cérémonie funèbre privée aura lieu samedi, à l’église de Sainte-Thérèse-d’Avila, dans les Laurentides. Elle sera diffusée dès 10h sur tvanouvelles.ca, journaldemontreal.com ainsi qu’au tvasports.ca.