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Michel Bergeron dévoile «le pire défaut» de Rodger Brulotte

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-04-09T16:54:09Z

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Michel Bergeron a d’innombrables histoires à raconter au sujet de Rodger Brulotte, qu’il connaissait depuis 64 ans, mais il a aussi partagé le plus grand défaut de son ami, jeudi, lors de sa chapelle ardente au Stade IGA.

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« Il était tout le temps en retard ! Il nous mettait en maudit. Au golf, il arrivait toujours à la dernière minute ou en retard. Mais il riait, il avait tout le temps une raison : une crevaison, ma cousine est malade », a souligné avec humour l’ancien entraîneur des Nordiques de Québec et des Rangers de New York dans la LNH.

« Je me suis pogné avec lui, des chicanes à plus finir, s’est remémoré M. Bergeron. Je l’écoutais au baseball, je le textais : “Ce que tu as dit, ce n’est pas vrai”. Il me répondait pendant le match de baseball. »

Les deux hommes colorés se rappelaient le lendemain et tout était oublié.

« C’était un vrai chum, un frère ! Il a aussi été un confident. Dans mes moments difficiles, il était toujours là », a ajouté Bergie.

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MIchel Bergeron et la veuve de Rodger Brulotte, Pascale Vallée.
MIchel Bergeron et la veuve de Rodger Brulotte, Pascale Vallée. PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Très émotif

Ce dernier était très émotif après avoir accompagné la veuve de Rodger, Pascale Vallée, en compagnie du barbier Ménick afin de recevoir les condoléances de personnalités publiques.

M. Bergeron a pris quelques secondes avant de commencer à parler.

« Je m’attendais à ce que ça soit émotif, mais la réalité nous frappe en plein visage, a-t-il avoué. J’ai de la difficulté à prendre le dessus depuis la mort de mon chum. Ça faisait 64 ans qu’on était ensemble partout. »

« Je vais m’ennuyer de lui pour le reste de ma vie ! » a conclu le Tigre.

Au bord des larmes

Ménick est aussi très affecté par le départ de son grand copain.

« C’est sûr qu’aujourd’hui [jeudi] l’émotion est forte. Je suis certain que notre chum, il doit être bien heureux de ça. Les foules, il aime ça et il va en avoir plein la journée. »

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« Je suis pas loin d’avoir un peu de larmes, c’est sûr que ce n’est pas facile », a continué celui qui recevait un appel de Rodger Brulotte chaque matin, à 7 h 30.

« Les journées que je n’étais pas de bonne humeur, il replaçait et ça allait bien ! »

Là où tout a commencé

Pour l’ancien lanceur des Ligues majeures Claude Raymond, l’endroit de la chapelle ardente était tout désigné, le Stade IGA étant situé sur la rue Gary-Carter au parc Jarry. C’est là que tout a commencé pour M. Brulotte et les Expos, en 1969.

« J’ai décidé de porter mon dernier uniforme lorsque j’étais instructeur des Expos en 2004, en l’honneur de Rodger, a noté M. Raymond. Il doit dire merci d’en haut. Moi, je dis merci pour tout ce que tu as fait pour le baseball, tout ce que tu as fait pour nos jeunes dans la province de Québec. »

Plusieurs gens ont imité M. Raymond en portant un vêtement aux couleurs des Expos ou du Canadien.

En faisant la file, ils ont pu visionner le dernier match des Expos, décrit et analysé par Rodger Brulotte et Denis Casavant. Nos Amours s’étaient inclinés 8 à 1 face aux Mets au Stade Shea de New York, le 3 octobre 2004.

D’ailleurs, à la droite du cercueil, des chandails des Expos (bleu poudre), du CH (rouge) et des Alouettes (bleu marin) étaient exposés avec le numéro 7 du légendaire Mickey Mantle, des Yankees de New York, l’idole de Rodger Brulotte.

VOYEZ L’ENTIÈRETÉ DE L’HOMMAGE DE MICHEL BERGERON DANS LA VIDÉO PRINCIPALE !

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