Une première version de l'opéra «Notre-Dame de Paris» sera présentée cet été au festival Classica


Frédérique De Simone
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Le festival Classica sera le premier événement à présenter la version lyrique symphonique de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, cet été.
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Un peu comme il l’avait fait avec Starmania, il y a près de 20 ans, le festival de musique classique présentera en première mondiale son adaptation de l’œuvre écrite et composée par Luc Plamondon et Richard Cocciante en version opératique et symphonique.
« C’est une première étape de quelque chose qui va, à terme – d’ici peut-être deux à trois ans – être présenté, on l’espère, à travers le monde dans son entièreté, avec une version mise en scène, costumes et décors », a confié en entrevue Marc Boucher, le directeur général et artistique du festival.

Ce spectacle du Nouvel Opéra Métropolitain (NOM), dirigé par Simon Leclerc, réunira les musiciens de l’Orchestre classique de Montréal et sept solistes, dont Rose Naggar-Tremblay (Esmeralda) et Gino Quilico (Frollo). Il sera présenté à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil le 12 juin.
Cette première version reprendra par ailleurs les succès emblématiques de la comédie musicale, dont Belle, Le temps des cathédrales et Les sans-papiers, orchestrés et réécrits avec flamboyance pour mettre en valeur les voix lyriques.
« On revisite cette œuvre, on lui donne une autre dimension. C’est essentiellement le même matériel musical que l’opéra-rock, mais adapté, étoffé en opéra tout court », a signifié M. Boucher à l’Agence QMI.

La version complète de l’opéra comprendra quant à elle davantage de raccords et d’intermèdes, a fait savoir le directeur artistique.
Une programmation pour tous les goûts
Pour sa 16e édition, qui se tiendra du 22 mai au 14 juin, le festival Classica a également misé sur la pluralité des goûts de son public, prévoyant entre autres des hommages symphoniques à L’Heptade d’Harmonium, mais aussi au répertoire de Supertramp et de Michel Legrand.

« On fait vraiment attention à avoir un équilibre entre les genres. Notre vision globale, c’est le classique sans limite. Donc on explore une grande variété de genres, on fait des ponts entre les styles, mais toujours avec un lien très près de la musique classique », a mentionné M. Boucher.
L’événement de cette année se déroulera dans plusieurs lieux emblématiques de la Montérégie, notamment à Boucherville, à Longueuil et à Saint-Lambert, mais aussi à Montréal, au Théâtre St-Denis, pour son concert Heptade Intégral.
Malgré le grand engouement pour ce spectacle-événement, qui s’est vendu en quelques heures, le festival n’a pas l’intention de s’étendre davantage aux salles de la métropole.
« On est déjà assez étendus à notre goût. C’est-à-dire que plus que ça, on va perdre le caractère régional de l’événement », a fait valoir Marc Boucher.
« Ce n’est pas un malheur d’utiliser des églises. Au contraire, en fait, on utilise ces infrastructures-là dont l’acoustique est formidable. Il y a des lieux patrimoniaux dans les endroits qu’on visite et des lieux qui sont chargés d’émotion, dont le décor est magnifique », a-t-il poursuivi, estimant parvenir à tirer son épingle du jeu.
La programmation complète de l’événement est en ligne.