Une première occasion ratée pour le Canadien face aux Sabres: «On n’a pas joué un bon match», a soutenu Martin St-Louis

Jonathan Bernier
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Martin St-Louis n’a pas tourné autour du pot pour qualifier la performance de sa troupe à la suite de ce difficile revers de 8 à 3.
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« On n’a pas joué un bon match », a-t-il lancé d’entrée de jeu, lors de son point de presse.
« On a eu des petits moments, mais pas beaucoup. On n’a pas été en contrôle longtemps », a-t-il ajouté.
En fait, le Canadien a eu le contrôle au tableau indicateur pendant une quinzaine de minutes, mais dans les faits, les Sabres ont eu le meilleur pendant presque la totalité de la rencontre. Sans les largesses d’Alex Lyon, les visiteurs n’auraient possiblement jamais tiré de l’arrière.

Voilà ce qui a faussé les données et qui a possiblement fait penser aux joueurs du Canadien, dont on oublie parfois la jeunesse, que l’affaire était dans le sac.
« Je ne sais pas si [le manque de maturité], c’est ce qui nous a fait jouer comme ça. Il faut donner crédit à l’autre équipe. Ils ont joué un bon match », a soutenu l’entraîneur-chef du Canadien.
Trop vouloir en faire
Néanmoins, ce dernier a reconnu que ses troupiers avaient peut-être manqué un peu d’aplomb en gérant mal leurs émotions dans un Centre Bell prêt à exploser.
« Ce sont des moments stressants pour les joueurs. Ils veulent le résultat. C’est bruyant, c’est beaucoup de chaos, a-t-il déclaré. Et, ce soir, on n’a pas vu les choses claires à travers ce chaos. On n’avait pas beaucoup de calme. »
« On est meilleur que ça. Ce n’était pas un bon match pour nous », a-t-il répété.
On dirait que le Canadien n’a pas souvent vu clair à travers le chaos depuis le début du tournoi. C’était sa quatrième défaite en six matchs à domicile. Loin de ses partisans, il affiche un dossier de cinq gains contre deux revers.
Les Sabres vivent exactement la même réalité (un dossier de 2-4 à Buffalo et de 5-1 loin de leur domicile).
« Les deux équipes veulent sûrement trop en faire devant leurs partisans, a convenu St-Louis. Gagner nécessite certaines choses. Tu peux tout faire ces choses bien et perdre pareil. On voulait gagner pour nos partisans, on n’a juste pas bien joué. »
Le luxe du Canadien
La bonne nouvelle, c’est que les hommes de Martin St-Louis ont le luxe d’avoir vécu, pas plus tard qu’il y a deux semaines, le stress d’un septième match. Ce qui n’est pas le cas du côté des Sabres.
Voilà qui pourrait devenir un avantage dans une rencontre avec un aussi grand enjeu.
« C’est de l’expérience. On gagne de l’expérience. C’est comme ça que tu grandis, a mentionné St-Louis. On l’a vécu et on a une autre occasion de le vivre. On va aller jouer au hockey. »