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Le Canadien est bon pour rebondir après une défaite: pas de panique, c’est du déjà-vu

Il a échoué deux fois dans ses tentatives d'éliminer l'adversaire au Centre Bell

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-05-17T04:29:39Z
2026-05-17T05:06:14Z

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Lane Hutson s’est présenté en veston devant la horde de journalistes après la défaite. Il avait peut-être eu le temps de la décanter un peu. 

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Le jeune homme a souri autant qu’il a pu et il a même un peu trop poussé le positivisme pour se montrer rassurant.

« Il n’y a pas de panique, nous sommes excités, ça nous fait plus de hockey. Nous ne voulons pas que ce soit facile, on aime les défis. Ils nous ont montré leur meilleur et nous devons répondre. »

C’est bien beau ne pas vouloir que ce soit facile, mais tout le monde dans ce vestiaire aurait certainement préféré dormir à la maison dimanche avant de partir pour la Caroline lundi plutôt que de retourner à Buffalo avec une grosse valise en prévision d’une éventuelle troisième ronde.

« Qu’on gagne cette série en six ou en sept, ça ne fait pas vraiment de différence. Plus on est dans des situations difficiles, meilleurs on va être après », insiste Mike Matheson.

Si on veut chercher du positif, on peut se dire que le Canadien n’a pas encore subi deux revers de suite en séries, ce qui veut dire qu’il a une bonne capacité pour rebondir après une défaite. Disons que ça va prendre un méchant rebond après celle-là.

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Difficulté à conclure

C’est la quatrième fois depuis le début des séries que le Canadien a l’occasion de soit prendre une avance de 3 à 1 ou encore d’éliminer son adversaire au Centre Bell. Chaque fois, le match s’est soldé par un revers. De fait, le Canadien présente une fiche de deux victoires et quatre défaites à la maison.

Est-ce que l’intensité des émotions au Centre Bell peut finir par affecter les joueurs ? Nick Suzuki croit que non.

« Je ne crois pas que c’est plus facile de jouer à l’étranger, les gars ont peut-être voulu en faire pour impressionner les partisans et leur redonner de l’amour, mais on ne peut pas se laisser affecter mentalement par ça, nous devons continuer de faire ce qui nous a permis de connaître du succès. »

Le capitaine admet quand même que ce n’est pas facile à gérer.

« Des fois tu deviens un peu trop fébrile et un peu trop agressif quand la foule réagit, nous aimons jouer ici. Il faut seulement qu’on exécute mieux. »

Lane Hutson, pour qui il n’y a jamais de problème, a parlé d’apprentissage.

« Ce n’est pas préoccupant, c’est une occasion d’apprendre. Nous devons comprendre ce que ça prend pour disposer d’une équipe. »

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