Un vrai sport de contact

Dave Lévesque
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Le rugby en fauteuil roulant est un sport excitant et spectaculaire, le seul où les contacts sont autorisés parmi les sports en fauteuil roulant.
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« C’est un sport mixte. Ça prend un handicap moteur à au moins trois membres pour jouer », explique
Mélanie Labelle.
Comme il faut classifier le handicap des participants, il y a quatre joueurs par équipe sur le terrain et chaque équipe ne peut dépasser une cote de quatre. Chaque joueur a sa cote et on les additionne.
On tient beaucoup compte de l’aspect offensif et défensif quand vient le temps d’attribuer les cotes.
Montée
Ancienne athlète d’élite, Mélanie Labelle n’a pas changé parce qu’elle est devenue tétraplégique. Elle a recommencé le sport avant même d’avoir terminé sa réadaptation.
Résultat, elle a commencé le rugby seulement six mois après l’accident qui lui a fait perdre l’usage de ses quatre membres. Et elle a connu une montée rapide. En seulement deux ans, l’équipe nationale du Canada lui ouvrait ses portes.
« Mes réflexes sportifs étaient déjà là. J’étais déjà quand même bien en forme. Pour avoir joué au soccer et au ultimate frisbee, je comprenais la gestion de l’espace, j’avais des compétences transférables », explique-t-elle en soulignant que les défis étaient ailleurs.
« J’ai dû apprendre à voyager rapidement, à m’habiller seule, ce sont des trucs que je ne savais même pas faire en sortant de la réadaptation. »
Yeux sur Paris
La jeune femme revenait d’un camp avec l’équipe nationale, à Vancouver, quand nous lui avons parlé.
« C’était le premier depuis le début de la pandémie. J’étais agréablement surprise de voir la qualité de jeu. Je ne suis pas trop en arrière sur le plan physique, mais j’ai du travail à faire sur les lectures de jeu.
J’ai été aux Jeux parapanaméricains en 2019. J’ai les yeux rivés sur Paris, c’est un cycle de trois ans et la pandémie nous a grugé du temps. »
Mais il n’y a pas que le niveau à retrouver sur le terrain qui se dresse comme obstacle. Il y a aussi un volet financier important associé au sport en fauteuil roulant.
« Nos sports sont excessivement coûteux et la vie de personne handicapée est aussi coûteuse. Je m’inscris à toutes les bourses possibles », raconte Mélanie qui est désormais invalide en raison des séquelles de l’accident.
Elle précise qu’un fauteuil adapté pour le rugby coûte autour de 15 000 $.
Le Défi sportif AlterGo a lieu à Montréal et Longueuil du 22 avril au 1er mai.