Prêts pour le Défi sportif Altergo
Chantal Petitclerc souhaite qu’on en fasse plus pour les jeunes avec un handicap

Dave Lévesque
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Il y a des progrès dans le sport pour les jeunes vivant avec un handicap, mais ce n’est pas suffisant. La sénatrice Chantal Petitclerc croit qu’on peut en faire encore plus.
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L’ex-paralympienne est également porte-parole du Défi sportif Altergo qui s’amorce aujourd’hui et elle estime que la responsabilité d’offrir des options à ces jeunes ne doit pas seulement revenir à l’événement qui fête son 40e anniversaire.
« Le Défi sportif a fait sa part et continue de la faire, mais ce n’est pas nécessairement leur responsabilité de démocratiser le sport chez les jeunes en situation de handicap », a-t-elle soutenu lors d’une visioconférence avec Le Journal.
« Il faut qu’il y ait des infrastructures, des clubs sportifs et il faut aussi qu’on ne cherche pas seulement les futurs paralympiens. Les Jeux du Québec et les Jeux du Canada ont des épreuves parasportives, c’est donc déjà mieux que c’était. »
Selon celle qui a remporté 21 médailles paralympiques, dont 14 en or, il y a encore trop d’obstacles qui se dressent devant les jeunes atteints d’un handicap qui voudraient faire du sport.
« Les jeunes en situation de handicap ont besoin d’avoir accès aux activités sportives, il y a tellement de barrières. La fondatrice du Défi, Monique Lefebvre, savait ça avant même que ce soit à la mode. C’était vraiment une pionnière. »
De plus, outre le Défi sportif, les jeunes ont trop peu d’occasions d’œuvrer dans un contexte compétitif selon Mme Petitclerc.
« Les opportunités de compétitions sont très limitées pour les jeunes en situation de handicap. C’est ce que le Défi sportif apporte de plus grand. Ç’a un grand impact sur les enfants, les familles et les écoles parce que c’est mobilisateur. »
Démocratisation
Chantal Petitclerc n’est pas en train de dire que les choses ne progressent pas, elle souhaite surtout une plus grande démocratisation de l’activité sportive pour les jeunes en situation de handicap.
Parce que pour les athlètes d’élite, elle constate des progrès.
« Pour ce qui est des paralympiens, les choses ont avancé, l’inclusion dans les fédérations sportives se fait bien, le financement est bon et on a la reconnaissance médiatique. Les grands défis qui restent, c’est l’inclusion des enfants en situation de handicap aux activités récréatives, ne serait-ce qu’une participation soutenue aux cours d’éducation physique. »
Autre époque
Chantal Petitclerc a connu les débuts du Défi sportif dans les années 1980 et elle a vu l’essor que n’a cessé de prendre cet événement qui a même innové en proposant des compétitions virtuelles lors du premier confinement pandémique, en 2020.
« Lors des débuts, c’était une époque où les sports paralympiques n’étaient pas diffusés », rappelle-t-elle.
« Quand j’étais athlète, le Défi était vraiment au départ l’opportunité de courir chez moi. Quand tu étais une athlète paralympique, même sur l’équipe nationale, tu n’avais pas souvent l’occasion de compétitionner à la maison. »
C’est d’ailleurs ce qu’elle aime le plus du défi qui offre en plus une belle proximité entre les athlètes en devenir et ceux qui font déjà partie de l’élite.
À 13 ans, il vise l’équipe nationale

Ce n’est certainement pas le spina bifida qui allait arrêter Theodore Gallant, un jeune athlète d’élite malgré son handicap.
À seulement 13 ans, il se distingue déjà en basketball en fauteuil roulant et en parahockey.
C’est en cherchant une activité physique pour leur fils que les parents de Theo sont tombés sur le basket en fauteuil roulant et ce fut l’amour un premier coup d’œil.
« J’ai commencé à aller aux entraînements et à regarder les pratiques quand j’avais quatre ans, mais c’est à six ans que j’ai vraiment commencé à jouer », précise-t-il au bout du fil.
Le jeune homme de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot n’a pas tardé à se démarquer dans son sport et a d’ailleurs récemment remporté la médaille d’or aux Jeux du Québec avec l’équipe du Sud-Ouest.
Mais ce n’est qu’un début pour Theo qui a un objectif très clair en tête.
« Mon objectif est d’être dans l’équipe nationale dans quelques années », lance celui qui participe au Défi sportif.
Des parents fiers
Son père Vincent participe également à l’appel avec le représentant du Journal et ajoute son grain de sel.
« Son prochain objectif sera les Jeux du Canada en 2027. Et il y aura les Jeux du Québec l’an prochain à Sherbrooke », mentionne-t-il tout en précisant qu’il s’agit bien des objectifs que son fils s’est fixés et non de ceux de ses parents.
On sent la fierté dans la voix du paternel quand on lui demande de parler de son ado.
Vincent Gallant mentionne surtout que Theo doit servir de modèle.
« C’est un bon exemple pour beaucoup de personnes et ça leur montre que tu peux faire beaucoup de choses dans le sport malgré un handicap. Plus jeune les enfants commencent, mieux c’est. Ils vont développer leur force et leurs habiletés. »