Un très gros défi pour Aubin-Mercier
Face au cogneur Clay Collard


Dave Lévesque
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WASHINGTON D.C. | Olivier Aubin-Mercier fera face à un gros défi à ce qui sera peut-être son dernier combat en carrière.
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Le combattant montréalais défendra son titre de champion du monde des poids légers (155 lb) de la Professional Fighters League (PFL) remporté l’an dernier.
Il sera opposé à Clay Collard qui a récemment dit qu’il «avait hâte de frapper un Canadien en pleine face». Il a également fait allusion à la retraite de son adversaire en affirmant qu’il «voulait lui donner une raison de se retirer».
Le ton est donc donné pendant qu’Aubin-Mercier faisait sa petite affaire sans embarquer dans une guerre de mots à l’approche du combat.
Fiche enviable
Le Montréalais a des arguments avec une fiche professionnelle de 20-5-0 face à Collard qui a un dossier de 24-10-0 en plus d’un combat sans décision.
Dans l’octogone de la PFL, Aubin-Mercier est parfait en trois saisons avec neuf victoires en autant de combats. C’est un peu moins reluisant pour Collard qui présente une fiche de six victoires et deux défaites en trois saisons également.
Aubin-Mercier va certainement tout faire afin de conserver un dossier immaculé contre un adversaire qui semble déterminé à gâcher sa fin de carrière.
Le Québécois devra se méfier puisque Collard a 11 K.-O. à sa fiche alors qu’il n’en a que 4. Il aura intérêt à se tenir loin des poings du combattant originaire de l’Utah.

Styles opposés
Ces statistiques illustrent d’ailleurs bien la différence entre les styles des deux combattants.
Aubin-Mercier est un judoka qui est capable de frapper avec puissance, mais il excelle dans le jeu au tapis avec ses huit soumissions. Il est aussi résistant avec ses huit victoires par décision. Ses cinq défaites sont également survenues par soumission, il n’a donc jamais subi de K.-O.
Clay Collard est pour sa part un lutteur qui est devenu combattant d’arts martiaux mixtes, tout en faisant un crochet du côté de la boxe et ça paraît parce que c’est d’abord et avant tout un cogneur.
À preuve, il n’a remporté que trois combats par soumission, mais est allé à la limite des trois rounds de cinq minutes à 16 reprises, victoires et défaites combinées.
On a donc tous les ingrédients pour un combat mémorable entre deux adversaires qui seront là pour donner un spectacle.