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Aubin-Mercier: un dernier tour de piste

Il veut défendre son titre avant de tirer sa révérence

Olivier Aubin-Mercier veut défendre son titre acquis l'an passé.
Olivier Aubin-Mercier veut défendre son titre acquis l'an passé. Courtoisie PFL
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-11-23T20:30:00Z

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WASHINGTON D.C. | Difficile de savoir ce qui se passe dans la tête d’Olivier Aubin-Mercier à 24 heures du combat qu’il disputera en finale de la Professional Fighters League (PFL). 

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Le combattant montréalais montera dans l’octogone lors du tout dernier affrontement de la soirée pour défendre son titre des poids légers acquis l’an passé. Et ça risque d’être son dernier combat en carrière.

«C’est ma dernière saison, ça c’est sûr, a-t-il insisté quand on l’a rencontré à l’entraînement il y a un mois. Si la PFL m’offre un combat à Montréal avec du bon argent et mes amis qui sont sur la carte, je vais peut-être y repenser, mais sinon je n’ai plus rien à accomplir. Si j’ai un dernier coup à faire, je veux que tout soit réuni. Je veux que ce soit bon pour moi, pour mes fans et mes partenaires d’entraînement.»

Alors imaginez comment il se sent à l’approche de ce qui pourrait être l’apothéose de sa carrière.

«Je suis dans une situation où je ne suis pas sûr de savoir comment je me sens», confiait-il le mois dernier.

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Statut

Alors, pourquoi revenir, surtout qu’il a déjà mentionné que la motivation était moins grande?

«Je n’ai pas encore défendu ma ceinture, mais je suis le champion de 2022 et je me suis battu trois fois depuis alors je défends mon honneur et je me sens super à l’aise», explique-t-il d’entrée de jeu, mais ce n’est pas tout.

«C’est pour solidifier mon statut d’athlète au Québec, admet-il. Pour être honnête, je pourrais arrêter là et je serais content. J’ai accompli ce que je voulais accomplir dans mon sport.

«C’est sûr que le faire deux fois, c’est un beau bonus, mais quand je regarde un gars comme Georges [Saint-Pierre] qui a défendu son titre une dizaine de fois, je me sens petit.»

Il reste qu’il va pouvoir partir la tête haute parce qu’il a le sentiment du devoir accompli.

«Je me sens chanceux d’avoir réalisé tout ce que j’ai réalisé dans mon sport et d’avoir une certaine liberté financière.»

Pas peur

Même s’il se qualifie lui-même de paresseux, on sent qu’Olivier Aubin-Mercier aime la discipline qui vient avec l’entraînement. En fait, il aime surtout s’entraîner. Plus que de se battre.

«Je dis que je n’aime pas me battre, mais c’est surtout que ça ne m’amène plus le thrill que j’avais quand j’étais jeune, ça m’amène plus les côtés négatifs comme la pression et les doutes parce que je me remets en question après chaque combat.»

Il précise d’ailleurs que le monde des arts martiaux mixtes est accompagné d’une pression différente de celle que peuvent éprouver les autres athlètes. Il donne en exemple le fait qu’une bourse est amputée de moitié en cas de défaite.

«Je n’enlève rien aux autres sports, mais je pense que se faire péter la gueule devant tout le monde, c’est pas mal l’affaire la plus humiliante, lance-t-il en riant. Si on demande à un joueur de hockey s’il aime mieux perdre une partie ou se faire péter la gueule par Georges Laraque, je pense qu’il va dire qu’il aime mieux perdre une partie.

«Moi je suis chanceux même si j’ai perdu quelques combats. Je n’ai pas peur d’entrer dans l’octogone, j’ai peur de faire de la peine à mes proches. J’aime mieux avoir mal qu’eux aient mal. C’est difficile de voir le regard que tes proches te lancent. Ce n’est pas du jugement, c’est de la tristesse ou de la pitié et c’est le pire sentiment.»

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