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Un nombre record de dépressions, selon un agent influent

Agence QMI

2021-03-24T23:49:47Z

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Lorsqu’il prend la parole publiquement pour défendre un client, l’agent de joueur Allan Walsh le fait parce qu’il a tenté toutes les autres avenues possibles sans parvenir à obtenir ce qu’il voulait.

Le Lavallois a notamment fait réagir cet été lorsqu’il a publié un dessin de son client Marc-André Fleury transpercé par une épée sur laquelle était écrit «[Peter] DeBoer». 

L’entraîneur-chef des Golden Knights de Vegas avait préféré Robin Lehner pour amorcer une grande majorité des matchs de l’équipe lors du dernier tournoi éliminatoire.

Or, Walsh a indiqué, lors d’une entrevue au balado Temps d’arrêt avec Louis Jean, publiée mercredi, qu’une prise de parole dans les médias sociaux était le dernier recours auquel il souhaitait se prêter.

«Quand il s’agit de se battre pour un joueur, chaque fois que j’ai dit quelque chose publiquement, c’était absolument le dernier recours, a-t-il martelé au micro de ce balado de TVA Sports. Ce n’était pas le premier, le deuxième ou le troisième choix. C’est au point que le joueur et moi, comme équipe, avions épuisé toutes les options possibles avec une carrière en jeu.»

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«La réalité est celle-ci: plusieurs joueurs peuvent faire toute leur carrière sans être dans cette situation. Et c’est bien. Et il y a plusieurs joueurs qui, au cours d’une longue carrière dans la LNH, auront un moment où ils sont dans une situation avec leur carrière en jeu. 

«Ils ont besoin de savoir, dans leurs heures les plus sombres, qu’il y a une personne qui est prête à se tenir debout pour eux, se battre pour eux, et rendre la situation meilleure.»

Trop de dépressions

L’agent s’est également inquiété de l’effet de la pandémie de COVID-19 pour les joueurs. Si la situation est appelée à changer cette année avec la vaccination, les joueurs, eux, doivent encore suivre des protocoles sanitaires très stricts.

Il estime ainsi que le nombre de dépressions au sein de la ligue n’a jamais été aussi élevé que présentement. Et les effets ne s’arrêtent pas aux athlètes puisque leurs familles doivent également suivre scrupuleusement les protocoles.

«Avec l’expérience cette année et dans la bulle [lors des séries éliminatoires cet été], les joueurs doivent vivre avec des problèmes d’isolement et d’anxiété, a fait valoir Walsh. Il y a plus de dépressions dans cette ligue que jamais auparavant. C’est très difficile. Les joueurs vont sur la route et ils ne peuvent pas aller au resto et voir des gens.»

«Ça a un effet dramatique sur plusieurs joueurs et leurs familles. Il faut garder en tête que les protocoles prévoient que les familles passeront le plus de temps possible à la maison. La famille immédiate ne peut pas aller au restaurant ou dans les centres d’achat. Quand les joueurs vont sur la route, il y a quand même des restrictions pour la famille dans ce qu’elle peut faire. Et ça a un effet néfaste sur tout le monde.»

En quête de solutions

Estimant que la tendance est au déconfinement, Walsh croit que l’idée de former une autre bulle pour les éliminatoires n’est pas considérée pour le moment. Le circuit Bettman devra toutefois trouver des solutions pour les deux derniers tours des éliminatoires.

«Quand nous nous rendrons en finale d’Association, les équipes canadiennes devront traverser la frontière et se rendre aux États-Unis. Et les frontières sont fermées. Il y a encore beaucoup de décisions à prendre. (...) Et l’idée de voyager autant n’est peut-être pas réaliste. On pourrait voir une équipe canadienne se déplacer et disputer ses matchs locaux [aux États-Unis]. C’est de la spéculation, mais des décisions devront être prises.»

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