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Un coup de tête a tout changé pour une responsable québécoise aux Jeux de Paris 2024

De Sydney à Londres, en passant par Vancouver: une Québécoise raconte ses moments préférés aux Olympiques

Brigitte Légaré à la Place de la Concorde, avec l’Arc de triomphe en fond de scène, en février 2020.
Brigitte Légaré à la Place de la Concorde, avec l’Arc de triomphe en fond de scène, en février 2020. Photo d'archives, Alain Bergeron
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2023-07-26T05:00:00Z

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Tout a commencé avec une décision prise sur un coup de tête. Brigitte Légaré a vidé son compte en banque et elle est partie pendant trois mois en Australie afin d’être bénévole aux Jeux olympiques de 2000.

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«J’ai mangé du beurre de peanuts à la fin de mon voyage, mais j’ai vraiment tripé et tout a déboulé», relate-t-elle.

C’est à Sydney qu’elle a eu son premier frisson sportif, quand Cathy Freeman a allumé la vasque. Puis, elle a eu la chance de la voir gagner le 400 m à la maison.

«Imagine un stade de 60 000 personnes où tu entends une mouche voler sur un départ. C’était hallucinant, se souvient la Québécoise. Elle n’était pas première au début, mais quand elle a pris les devants, je pensais que le stade allait exploser, soulevé par les Australiens.»

L'Australienne Cathy Freeman a allumé la vasque olympique, le 15 septembre 2000, à Sydney.
L'Australienne Cathy Freeman a allumé la vasque olympique, le 15 septembre 2000, à Sydney. Photo d'archives, AFP

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Hamelin, Phelps et Bolt

Puis, à Vancouver en 2010, un moment semblable s’est produit lorsque le Canada a remporté le relais masculin en patinage de vitesse courte piste, mené par Charles Hamelin.

«C’est le genre de moments qui te rendent tellement fier. On se dit qu’on a fait notre job, qu’on a mis les athlètes dans le meilleur environnement possible et on clôture ça avec une médaille d’or pour son pays, chez nous, avec des jeunes que je connais et que je suis depuis des années», raconte Mme Légaré, toujours imprégnée par l’émotion 13 ans plus tard.

Les champions du relais masculin en patinage de vitesse courte piste aux Jeux de Vancouver, en 2010: Charles Hamelin, Olivier Jean, Guillaume Bastille, François-Louis Tremblay et François Hamelin.
Les champions du relais masculin en patinage de vitesse courte piste aux Jeux de Vancouver, en 2010: Charles Hamelin, Olivier Jean, Guillaume Bastille, François-Louis Tremblay et François Hamelin. Photo d'archives, Daniel Mallard

«Faire un athlète olympique, ça prend des milliers de gens, dit-elle, et je considère que je fais partie de ces milliers de personnes-là, comme tous les bénévoles.»

Aux Jeux de Londres en 2012, ce fut au tour de l’athlète le titré de l’histoire olympiques, Michael Phelps, avec 28 médailles, dont 23 d’or, d’enflammer les amateurs.

Le nageur américain Michael Phelps en action au 200m papillon aux Jeux de Londres, en 2012.
Le nageur américain Michael Phelps en action au 200m papillon aux Jeux de Londres, en 2012. Photo d'archives, AFP

«Mais ce que j’ai trouvé le plus impressionnant, c’est la finale du 100m. Être dans un stade silencieux jusqu’à ce qu’on voit Usain Bolt partir comme une balle...», note-t-elle en ne trouvant pas le bon qualificatif tellement l’émotion était à son comble.

Le sprinter jamaïcain Usain Bolt après sa victoire au 200m aux Jeux olympiques de Londres, en 2012.
Le sprinter jamaïcain Usain Bolt après sa victoire au 200m aux Jeux olympiques de Londres, en 2012. Photo d'archives, AFP

Au tour des Français

Mme Légaré souhaite que les Français vivent de tels moments, qu’ils soient envahis par des sentiments «indescriptibles».

«Je l’ai vécu comme Canadienne au Canada, mais aussi à travers la planète. Lors de chaque Jeux, il y a des moments magiques et inoubliables. C’est là que tu te dis que les longues journées de travail en valent la peine.»

Brigitte Légaré ne sait toutefois pas si Paris 2024 sera son dernier tour de piste.

«Je me questionne sur ce que je pourrais faire d’aussi gros et merveilleux. C’est juste magique d’avoir la chance de faire ça.»

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