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Un autre obstacle sur la route de Benfeito

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2021-07-02T02:29:10Z

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Les défis n’ont pas manqué pour Meaghan Benfeito au cours des 15 derniers mois et un autre obstacle se dresse sur la route de la plongeuse à trois semaines des Jeux olympiques de Tokyo.

Après la pandémie, l’annulation des compétitions pendant plus d’un an et l’incendie qui a complètement détruit son condominium, Benfeito doit maintenant jongler avec la blessure de sa partenaire au 10 m synchro Caeli McKay qui a subi une sévère entorse à une cheville quelques jours avant le début des essais olympiques qui ont pris fin jeudi à Toronto.

«À la blague, je dis que mes partenaires ne m’aiment vraiment pas, souligne la triple médaillée olympique avec le sourire. En 2016 à huit mois des Jeux de Rio, Roseline [Filion] s’était cassé un pied. C’est décevant et ça ne faisait pas partie du plan de match, mais on n’a aucun contrôle sur la situation. On se dit toujours que rien n’arrive pour rien et on va garder cette approche.»

Même si la situation est loin d’être idéale, McKay et l’équipe canadienne ont appris une bonne nouvelle, mercredi.

«La résonance magnétique a permis d’éliminer le scénario catastrophique, a mentionné le directeur de la haute performance à Plongeon Canada, Mitch Geller. Les ligaments sont touchés, mais il n’y a pas de fracture. Il n’y a pas de garantie, mais il y a plus qu’une lueur d’espoir que Caeli ne doive gérer que la douleur à Tokyo. Il n’y a qu’un plongeon qui nécessite un mouvement latéral qui pourrait être affecté. Caeli est l’une des plongeuses les plus résilientes et déterminées que je connaisse. Avec le résultat de la résonance et la catastrophe évitée, on se tourne maintenant vers le côté optimiste.»

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Une «petite sœur»

Benfeito abonde dans le même sens et salue la force de caractère de la plongeuse native de Calgary.

«Si une de nous deux devait subir une blessure, c’est mieux que ça soit Caeli parce que je ne suis pas certaine que j’aurais été capable de gérer la situation si ça m’était arrivé à moi. Je ne m’imagine pas à quel point elle a de la peine. Elle rêve aux Jeux olympiques et elle travaille tellement fort depuis cinq ans. Je tente de la rassurer et être là pour elle, mais Caeli est très forte. On n’a qu’à penser quand elle a déménagé à Montréal à l’âge de 16 ans sans sa famille. Nous sommes plus que des partenaires de plongeon. Je la considère comme ma petite sœur et un membre de ma famille.»

«Je ne lui mets aucune pression et je ne la forcerai pas si elle n’est pas capable, mais je suis convaincue qu’elle va plonger le 27 juillet, de poursuivre Benfeito. On espère plonger la semaine avant les Jeux. Elle va avoir mal, mais elle va s’en sortir. À la plate-forme, nous sommes habituées à la douleur. Il n’y a pas une journée qu’on n’a pas mal à quelque part.»

Une présence qui fait du bien

Partenaire de Benfeito lors des trois derniers Olympiques, Filion est près du duo et elle apporte son soutien.

«Ça fait du bien que Roseline soit près de nous, a-t-elle confié. Elle a vécu la même situation que Caeli.» Après sa fracture à un pied, Filion avait remporté le bronze à Rio en compagnie de Benfeito.

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McKay rentrera à Montréal pour la prochaine semaine où elle poursuivra ses traitements. Elle rejoindra l’équipe canadienne dans la Ville Reine le 12 avant le départ pour Tokyo prévu le 17. Plongeon Canada avait vécu une situation similaire en 2008 avant les Jeux de Pékin quand Alexandre Despatie s’était cassé un orteil.

LES JEUNES BRILLENT AUX ESSAIS DES JEUX DE TOKYO

Déjà qualifié pour Tokyo au 10 m synchro, Nathan Zsombor-Murray a obtenu son billet à l’épreuve individuelle, jeudi, en remportant les essais olympiques présentés à Toronto.

Même s’il était déjà assuré de faire le voyage au Japon, le plongeur de 18 ans du club Pointe-Claire a néanmoins ressenti des papillons avant d’amorcer la finale.

«Il y avait un peu moins de pression, mais j’étais quand même très nerveux, a-t-il résumé. Si j’avais raté mon coup, j’aurais quand même été aux Jeux, mais je voulais vraiment me qualifier pour l’épreuve en solo. Ma performance m’a fait réaliser ce que je peux accomplir. Mon pointage aux essais m’aurait permis de me battre pour une médaille à Rio en 2016.»

Zsombor-Murray a débuté la finale en feu avec des notes de 10 sauf une de 9,5 des sept juges à ses deux premiers plongeons.

«Obtenir des notes de 10 me donne confiance en prévision de Tokyo.»

Un report favorable

Au même titre que Cédric Fotana qui, à seulement 17 ans, s’est qualifié, mercredi, pour les Jeux à l’épreuve du 3 m, Zsombor-Murray a pleinement tiré avantage du report d’un an.

«Le report d’un an a été une bonne chose pour les plus jeunes plongeurs, a-t-il indiqué. J’ai gagné en force et je me suis amélioré. Ce fut bon pour moi. Je suis déçu de ne pas avoir compétitionné, mais j’ai eu plus de temps pour m’améliorer.»

Médaillé de bronze à la Coupe du monde de Tokyo du 1er au 6 mai à Tokyo, Rylan Wiens a terminé au deuxième rang et mis la main sur la deuxième place pour Tokyo.

«Je suis le seul plongeur qui n’est pas de Montréal et je suis content de pouvoir mettre Saskatoon sur la mappe, a raconté le plongeur de 19 ans. C’est plutôt unique au sein de l’équipe canadienne de ne pas venir de Montréal. II y avait une bonne bataille à trois et je suis content d’avoir terminé au deuxième rang.»

«Nathan est un an plus jeune que moi et dès le départ nous avons développé une très bonne amitié, d’ajouter Wiens. On verra pour l’avenir, mais on pourrait plonger ensemble en synchro l’an prochain.»

Partenaire de Zsombor-Murray en synchro, Vincent Riendeau n’a pas participé à l’épreuve, préférant se concentrer uniquement sur sa préparation pour le duo en prévision des Jeux. En 2016, Riendeau avait pris le 14e rang à la plate-forme en solo.

Chez les femmes, Célina Toth a remporté la victoire pour confirmer sa place à Tokyo. L’autre laissez-passer avait déjà été attribué à Meaghan Benfeito, qui n’a pas eu à participer aux essais.

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