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Mandy Bujold remporte sa bataille contre le CIO

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Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison, mercredi, à Mandy Bujold et la boxeuse pourra ainsi participer aux Jeux olympiques de Tokyo.

Loin des rings au moment de la période de qualification olympique parce qu’elle était enceinte au départ et s’occupait de sa fille par la suite, Bujold n’avait pas été retenue même si son classement avant sa grossesse lui aurait assuré une place à Tokyo.

«C’était l’un des plus grands combats de ma carrière, mais aussi le combat avec le plus de sens, a écrit Bujold sur ses réseaux sociaux quand la décision du TAS est devenue publique ce matin. Je me suis tenue debout pour ce que je crois être juste et pour le rêve pour lequel j’avais travaillé si dur. Je suis si fière que nous ayons créé un précédent de droits humains pour les athlètes féminines actuelles et pour les générations à venir. Nous avons tout laissé sur le ring. J’ai un une incroyable équipe juridique qui menait cette bataille avec moi dirigée par Me Sylvie Rodrigue de Torrys LLP.»

Par l’entremise de son chef de la direction et secrétaire générale David Shoemaker, le Comité olympique canadien (COC) a commenté la décision du TAS. «Le COC croit fermement à l’équité des sexes dans le sport et nous sommes heureux de la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) relative à l’appel de Mandy Bujold sur sa qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020. Nous reconnaissons que les systèmes de qualification ont été extrêmement compliqués par les effets de la COVID-19 et que certaines décisions ont entraîné des conséquences imprévues. Nous sommes d’accord avec la décision en faveur de l’appel qui reconnait ces conséquences ainsi que le besoin d’accommodement dans les cas où il y a discrimination. »

Victoire de Kim Gaucher

Une autre athlète canadienne a obtenu gain de cause, mercredi. Dans une sortie sur Instagram la semaine dernière, la joueuse de basketball Kim Gaucher déplorait que sa fille Sophie âgée de trois mois ne puisse pas l’accompagner à Tokyo en raison des restrictions touchant l’entrée des étrangers au Japon et qu’elle devait faire un choix entre une troisième participation aux Jeux et nourrir son enfant.

La mère de 37 ans s’est battue pour pouvoir continuer d’allaiter sa fille pendant les Jeux et elle a obtenu gain de cause. Le COC avait appuyé la demande de Gaucher. Le comité organisateur s’est ravisé, mercredi, et permet à Gaucher de faire le voyage avec sa fille.

«Nous sommes contents que Tokyo 2020 a accepté notre demande de permettre aux mères qui nourrissent leur enfant d’être accompagnées par celui-ci aux Jeux, a réagi Shoemaker dans une déclaration transmise aux médias. On reconnaît la pression énorme que subit Tokyo 2020 pour assurer la sécurité des Japonais et des participants. En raison de la pandémie, chaque aspect est compliqué. Permettre aux mères de compétitionner et de nourrir leur enfant n’est pas un problème lors de Jeux normaux.»