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Un autre effondrement des Vikings

Sam Darnold et les Vikings ont été humiliés par la défense vorace des Rams.
Sam Darnold et les Vikings ont été humiliés par la défense vorace des Rams. Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-01-14T04:47:22Z

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Les Vikings ont habitué leurs partisans éprouvés à de nombreux effondrements au fil des ans en séries éliminatoires. Ils ont honoré cette tradition dans leur plus récente déconfiture face aux Rams.

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Leurs hôtes, qui les recevaient en Arizona en raison des feux de forêt qui sévissent dans la région de Los Angeles, l’ont aisément emporté 27-9. En saison régulière, les Vikings avaient remporté 14 victoires, soit quatre de plus que les Rams. En bout de ligne, ce ne fut qu’un autre mirage.

C’était pareil il y a deux ans, quand, au terme d’une belle campagne de 13 victoires, les Mauves n’avaient fait qu’une vulgaire saucette en séries face aux Giants.

En fait, depuis 2008, les Vikings ont été sortis à grands coups de pieds dès le premier tour des séries à cinq reprises, maintenant.

La seule fois qu’ils ont franchi le deuxième tour dans les 15 dernières années, c’est en 2017. Ils s’étaient alors fait humilier 38-7 par les Eagles en finale de la conférence nationale.

Oui, au fil du temps, les partisans des Vikings ont développé des mécanismes de protection naturelle qui les immunisent au moins partiellement contre les déceptions répétées. Sinon, la vie serait trop triste.

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Cela dit, personne, mais alors là, personne, ne s'attendait à ce que les Vikings remportent 14 matchs cette année. La saison prochaine, ils auront beaucoup de marge de manoeuvre sous le plafond salarial et tout porte à croire qu'ils peuvent rebondir.

Les Rams agressifs

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Chapeau sur toute la ligne aux Rams, qui ont complètement dominé dans toutes les phases de jeu. Le fait marquant de cette rencontre, c’est qu’ils ont harcelé le quart-arrière Sam Darnold avec neuf sacs du quart, dont six en première demie seulement.

Dans les 25 dernières années, aucun quart-arrière n’avait subi autant de sacs en une demie. Les neuf sacs au total égalent un record de la NFL pour un match de séries. Il fallait que ça tombe sur Darnold, le plus récent projet de réclamation des Vikings qui a connu une saison de renaissance pour ensuite mieux mourir depuis deux semaines.

Darnold redevient lui-même

Le cataclysme pourpre s’était annoncé avec le massacre de la dernière semaine du calendrier face aux Lions. Défaite dans laquelle Darnold avait été exécrable.

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Cette fois, face aux Rams, Darnold a parfois été frappé parce que la défense des Rams perçait trop vite la ligne poreuse devant lui. Souvent, toutefois, il n’a jamais vu les fantômes de son passé s’agglutiner vers lui, s’accrochant au ballon pendant une éternité. Sa présence dans la pochette protectrice, excellente durant la saison, a été catstrophique depuis deux semaines.

Il a fini la rencontre avec 245 verges de gain, un touché (qui était le premier des Vikings à leurs 21 dernières séquences offensives) et une interception.

Il était permis de se demander si les Vikings allaient décider de prolonger leur association d’une saison avec Darnold. S’il y a un élément positif dans le massacre qu’ils ont subi, c’est que leur vision est maintenant plus claire. Darnold va partir et sa déroute lui coûtera très cher sur le marché des joueurs autonomes. Il était à deux cheveux du contrat de sa vie et la NFL est cruelle. Maintenant, au Minnesota, le développement du quart-arrière recrue JJ McCarthy sera primordial.

Tout un effort!

Il ne faudrait surtout pas passer sous silence la performance des Rams. Matthew Stafford a fait le nécessaire au poste de quart-arrière avec 209 verges et deux passes de touché.

Mais avant toute chose, cette victoire est l’œuvre d’une défense qui a été solide à tous les niveaux en limitant les excellents receveurs Justin Jefferson et Jordan Addison à huit attrapés combinés, pour 87 verges.

Sur le front défensif, Jared Verse (un touché sur un retour d’échappé), Kobie Turner (2 sacs), Braden Fiske (0,5 sac) et Byron Young (1,5 sac, 2 plaqués pour pertes), ont tous 26 ans ou moins. Non seulement ils seront bons, mais ils seront bons longtemps.

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C’est tout à l’honneur des Rams, qui ont un don inné au repêchage pour dénicher des perles, même s’ils n’ont pas eu de sélection de première ronde entre 2017 et 2023.

Cette équipe, bien dirigée par un Sean McVay, qui a lu tout le match dans les pensées de son ancien disciple et vis-à-vis Kevin O’Connell, jouait dans des circonstances peu évidentes, dans un stade qui n’était pas le sien. Une victoire amplement méritée!

Les Rams se rendront à Philadelphie la semaine prochaine pour se frotter aux Eagles.


LES 3 ÉTOILES DU MATCH

Getty Images via AFP
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Le demi de coin Ahkello Withersppon a réalisé l’un des jeux clés du match lorsqu’il a fait perdre le ballon à Sam Darnold au deuxième quart. L’excellent secondeur extérieur recrue Jared Verse l’a saisi pour le ramener dans la zone des buts et l’avance des Rams est soudainement passée de sept à 14 points.

Les Snead

Getty Images via AFP
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Pourquoi donner une étoile à un directeur général qui n’était pas sur le terrain? Parce que Les Snead, dans les deux dernières années, a repêché les chasseurs de quarts Jared Verse et Byron Young, le plaqueur Bradon Fiske, le maraudeur Kam Kinchens, le botteur Josh Karty, le centre Beaux Limmer, le garde Steve Avila, le maraudeur Kam Kinchens, le plaqueur Kobie Turner et le receveur Puka Nacua. Tous des partants pour les Rams et un seul choix de première ronde dans le lot. Incroyable!

Neville Gallimore

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Nos honneurs à un joueur originaire d’Ottawa! Le plaqueur des Rams a connu l’un de ses meilleurs matchs en carrière, sinon son meilleur, avec 1,5 sac du quart et cinq plaqués. Il n’a jamais connu une saison de plus de 1,5 sac en quatre ans à Dallas avant de s’amener avec les Rams cette saison.

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